Mon premier 7000 en vélo

Pour exprimer la joie profonde que peut procurer l’ascension cycliste en montagne et rendre hommage à ce merveilleux engin qui transforme l’énergie habituellement consommée par la posture verticale en énergie motrice et dynamique

14 mai 2008

Vélo et VTT : des tests comparatifs avec un cardio-fréquencemètre


Gravir la même côte un grand nombre de fois avec un vélo de route puis un VTT beaucoup plus lourd et moins performant tout en faisant des mesures avec un cardiofréquencemètre, voilà l’expérience que j’ai eu l’occasion de faire. Je la propose ici pour essayer de définir un moyen de suivre au cours du temps un état de forme avec un moyen simple et accessible à tous les cyclites.

En 2007 j’utilisais un vélo de route de très bonne qualité avec lequel j’avais réalisé des mesures avec un cardio. Cet appareil relativement modeste donne la fréquence cardiaque instantanée (FC), le temps passé avec la FC dans une zone cible (j’avais choisi 120-130), ainsi qu’au dessus et au dessous de cette zone cible. Il donne aussi la FC moyenne ainsi que le nombre de kcalories qui est calculé par l’appareil à partir de la FC maximale choisie (ou calculée à partir de l’âge) et des FC instantanées.

44 fois la même côte dans la journée !

Je fais mes expériences dans une côte de 90m de dénivelé à 11% de moyenne avec 2 virages à plus de 15%. J’y fais souvent des va et vient en grand nombre. En 2007 je l’avais montée 3265 fois. Le 9 septembre 2007 je vais la gravir 22 fois le matin et autant en fin d’après-midi, après 16 heures, ce qui fera 3960m de dénivelé. Avec une autre côte pour le retour j’ai dépassé 4000m. le matin j’ai enregistré avec le cardio les résultats pour 2 séries enchaînées de 11 côtes et de même le soir. Les données sont reproduites dans le tableau ci-dessous avec les séries 1, 2, 3 et 4.

                                                                                                                             
 

Série

 
 

Nombre   côtes

 
 

Temps   moyen par côte

 
 

Kcal   total

 
 

FC   moy

 
 

Zone   cible

 

[120 130]

 
 

FC   > 130

 
 

Kcal   par côte

 
 

Kcal   pour 1000 m

 
 

  Vélo

 

 9/09/07 matin

 
 

 

 

11

 
 

5’35’’

 

 
 

561

 
 

102

 
 

7’51’’

 
 

0

 
 

51

 
 

567

 
 

 Vélo

 

9/09/07 matin

 
 

11   à suivre 

 
 

5’28’’

 

 
 

652

 
 

109

 
 

 26’30’’

 
 

4’02  

 
 

59,3

 
 

659

 
 

Vélo  

 

9/09/07   soir

 
 

11

 
 

5’36’’

 
 

585

 
 

104

 
 

4’18’’

 
 

0

 
 

53,2

 
 

591

 
 

Vélo  

 

9/09/07 soir

 
 

11   à suivre

 
 

5’25’’

 
 

659

 
 

107

 
 

20’18’’

 
 

1’28

 
 

59,9

 
 

666

 
 

VTT

 

11/05/08 matin

 
 

16

 
 

6’16’’

 
 

1164

 
 

109

 
 

1h00’18

 
 

15’34-

 

 

 
 

72,75

 
 

808

 
 

VTT

 

11/05/08 soir

 
 

16

 
 

6’44’’

 
 

1325

 
 

109

 
 

54’31

 
 

1’13

 
 

82,80

 
 

920

 

Les 2 premières séries ont donc été réalisées à suivre ainsi que les 2 suivantes. Le vent était négligeable et la température extérieure a progressivement monté pendant la matinée alors que ce fut l’inverse après 16 heures. Cela a son importance car la FC est sensible à la chaleur extérieure. Malgré cela les 2 séries du matin sont très comparables aux 2 séries du soir : les temps de montée des séries 1 et 3 sont très proches avec cependant une dépense calorique et une fréquence moyenne plus élevées l’après-midi bien que le temps passé au dessus de 120 pour la FC ait été seulement de 4’18 pour la série 3 contre 7’51 pour la série 1. J’ai donc du passer plus de temps autour de 100-115 dans la série 3 que dans la série 1. Explications possibles : une température extérieure plus élevée et une fréquence cardiaque qui redescend moins vite au cours de la descente en raison des efforts cumulés depuis le matin et de la chaleur.

Les séries 2 et 4, qui suivaient sans interruption les séries 1 et 3, paraissent à première vue très comparables pour les temps de montée, la dépense calorique et la fréquence moyenne. Cependant, le temps passé au dessus de 120 est de 30’32 dans la série 2 contre 21’46 pour la série 4, ce qui est une différence importante qui ferait attendre une dépense calorique supérieure pour la série 2. Pourtant c’est l’inverse. Mais la température extérieure était certainement plus fraîche en fin de journée de ce 9 septembre qu’elle ne l’était entre 11h et 12 h.. C’est sans doute ce qui peut expliquer une performance meilleure de 3 secondes au prix d’une dépense calorique supplémentaire très minime et tout en restant à des FC plus basses que le matin dans la série 2. J’ai donc pu monter un peu plus vite que le matin tout en restant à des fréquences inférieures à 120, mais en restant plus longtemps au dessus de 115 par exemple, ce qui explique les calories supplémentaires.

La comparaison entre les 2 séries du matin d’une part et de l’après midi d’autre part montre à chaque fois que la seconde série est nettement plus rapide que la première. Le fait d’avoir pu réitérer cela l’après midi devrait montrer une bonne récupération. C’est un critère qui paraît intéressant.

Il faut aussi bien noter que la dépense moyenne par côte n’est pas constante. D’une façon générale et sauf accélération inopinée, la dépense calorique augmente avec le cumul des côtes. La capacité de récupération peut se définir et se mesurer par l’arrêt de ce phénomène apès un temps de repos plus ou moins long.

Avec un VTT après la fracture du col du fémur

Après ma fracture du col du fémur (Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires ) en dérapant en vélo sur le verglas la veille de Noël, j’ai provisoirement opté pour un VTT beaucoup plus lourd et moins performant mais plus stable avec ses pneus plus larges. Toute chute m’est rigoureusement interdite. Il me permet aussi de monter cette côte grâce à ses développements plus petits. Quatre mois après cette fracture je parviens à la monter sur le 24x26 (24 à l’avant), parfois 24x23 mais c’est encore difficile.

Le 11 mai 2008 j’ai pu réaliser de nouvelles mesures sur cette même côte en y faisant 2 séries de 16, une le matin et l’autre après 16h30. La comparaison pourrait être très intéressante. J’ai consigné les données dans les séries 5 et 6 du tableau.

Je monte évidemment nettement moins vite en VTT qu’en vélo : d’abord parce que le VTT est plus lourd, que les pneus crantés rendent mal sur la route, que les roulements ne sont pas de la même qualité que sur mon vélo de route, que les chaussures à semelles souples transmettent moins bien l’impulsion et que la selle est moins haute pour plus de sécurité (ce qui réduit l’efficacité dans les forts pourcentages) ; mais aussi sans doute parce que je ne peux donner toute l’impulsion nécessaire avec la jambe gauche et qu’après une telle aventure la forme cycliste ne peut pas être aussi bonne. L’intérêt de l’expérience est justement d’essayer d’apprécier tout cela et de prendre date pour enregistrer de futurs progrès.

C’est l’avantage des accidents : ils offrent soudain une nouvelle marge de progression !!! Faut positiver !

Premier constat :

Les temps de montée sont beaucoup plus longs et la dépense calorique est considérablement plus importante avec le VTT. Alors que la dépense moyenne par côte avait oscillé entre 51 et 60 kcal avec mon vélo, elle a varié entre 73 et 83 avec le VTT ! Alors que j’avais mobilisé 567 kcal pour monter 1000m en vélo le matin du 9 septembre et 666 le soir, j’ai du en dépenser 808 le matin avec le VTT et 920 l’après-midi.

Comment peut-on analyser de telles différences ?

Supposons que les FC aient été identiques en vélo et en VTT mais à une allure moindre avec cet engin. Le temps de montée étant plus long, la dépense calorique sera d’autant plus grande et c’est la première explication. On peut chiffrer cela en prenant l’expérience du 9 septembre comme base de calculs. Comme je ne me suis pas ménagé le matin dans les premières côtes (plusieurs montées en nettement moins de 6’), je prends la série 2 de septembre plutôt que la 1. Le rapport entre les temps moyens de montée, 6’16 et 5’28, est de 1,146, ce qui donnerait 652x1,146=747 kcal, la dépense que j’aurais faite le matin du 9/09/2007 si j’avais disposé d’une côte plus longue gravie à la même fréquence cardiaque.

Mais j’ai dépensé 1164 kcal et non 747. L’écart reste très important. Il doit correspondre à l’addition d’au moins 2 facteurs : un engin moins performant et un cycliste également moins performant ! On peut cependant noter que les FC moyennes sont identiques : 109 ! Mais j’ai passé 1h16’ au dessus de 120 en VTT contre 30’ avec le vélo, ce qui s’explique ainsi : pendant la montée le cœur doit monter plus haut pour tirer le VTT plus lourd malgré la vitesse moindre et pendant la descente, pourtant effectuée beaucoup plus lentement pour raison de sécurité, ce qui allonge le temps de récupération, le cœur ne redescend pas aussi rapidement ni aussi bas qu’auparavant. Et ça chiffre !

En forme grâce à la mil-thérapie ?

D’ailleurs dans la seconde série faite le soir je ne peux pas rouler aussi rapidement que le matin (6’44 contre 6’16 pour les temps moyens de montée), ce qui est contraire à l’expérience de septembre et met sans doute en évidence une moins bonne capacité de récupération. Je vais quand même passer 56’ au dessus de 120 pour la même FC moyenne de 109 et une dépense beaucoup plus élevée de 1325 kcal, soit 920 kcal pour 1000m contre 666 dans la seconde série du soir avec le vélo.

Le matin du 9 septembre 2007 j’avais fait 1980m de dénivelé pour 652+561=1213 kcal, ce qui correspond à 1900m de dénivelé pour 1164 kcal alors que je n’en ai fait que 1440 avec le VTT pour cette dépense. Le soir du 9 septembre j’avais fait le même dénivelé pour 1244 kcal, ce qui correspondrait à 2109 m pour 1325 kcal alors qu’en VTT je n’en ai fait que 1440. Autrement dit, la dépense physiologique que j’ai mobilisé ce 11 mai 2008 pour monter 2880m en VTT correspondrait à 4000 m avec mon vélo de route dans les conditions du 9/09/07.

Malgré tout, il a quand même fallu les sortir ces calories et ce n’est pas si mal dans ces conditions. C’est le côté positif de l’affaire car ces comparaisons en apparence défavorables sont aussi très encourageantes : je peux fournir des efforts importants.

D’ailleurs je me sens plutôt bien. Je pense que les séances de mil-thérapie (voir les § mil-thérapie et médecine quantique) que je me suis accordées pour raison de fracture grave ont eu une action très bénéfique sur l’état général : le protocole prévoit non seulement de traiter la zone de fracture mais aussi de faire 5 minutes sur le cœur et autant sur les surrénales. Cela m’a fait beaucoup de bien et je me suis senti rajeuni par ces séances. Une explication possible étant une amélioration significative de la production de la fameuse DHEA, l’hormone de jeunesse, par les surrénales.

L’effort a quand même été important car une fois rentré je constate que le cœur reste au dessus de 80 alors que debout et reposé il dépasse rarement 60. Il faudra que je m’allonge pour qu’il redescende. Je constate aussi que même après la douche j’ai froid et je mets plusieurs pulls alors qu’il fait plutôt chaud. Cela durera moins de 2 heures et le lendemain j’ai l’impression d’avoir complètement récupéré. Prêt à recommencer !

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08 mai 2008

Une épée de Damoclès dans le col du fémur !

Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires 

Il y a 130 jours je me fracturais le col du fémur en dérapant en vélo sur du verglas et j’étais opéré le jour de Noël. C’est le second contrôle effectué par le chirurgien et ma grande interrogation est de savoir quand il me proposera d’enlever le métal placé en location dans mon fémur. Ce matériel n’est pas prévu pour rester à demeure car il est très dangereux en cas de chute. Comme je fais du vélo je n’ai pas intérêt à garder cette véritable épée de Damoclès trop longtemps. Pourquoi ?

Une épée de Damoclés dans le col du fémur !

J’ai ce qu’on appelle une vis-plaque THS dont on peut voir des photos (diapo 44 et aussi 29, 30C et 31. Sur ce diaporama de 71 diapos vous pourrez vous initier en images aux secrets des fractures du col du fémur et des nombreux traitements chirurgicaux). J’ai donc une grosse vis qui traverse le col du fémur jusqu’à la moitié de la tête du fémur. Cette vis sort de la hanche pour se prolonger en formant un angle d’environ 130° par une plaque tenue par 3 vis le long du fémur proprement dit.

Pendant tout le temps où je vais gardé ce dispositif il ne faut surtout pas que je tombe sur cette hanche car la vis pourrait alors s’enfoncer et se comporter comme une lance ou un bélier et aller pulvériser la tête du fémur et même traverser le cartilage et se ficher dans l’os iliaque.…Et là, bonjour les dégâts ! C’est la prothèse assurée avec toutes ses conséquences alors que j’ai de bons interlignes comme disent les médecins, c’est à dire de bons cartilages entre la tête de fémur et l’os iliaque. Même sans choc particulier cet incident très grave arrive à certaines personnes âgées en raison de la faiblesse de leurs os. Le cycliste a lui à le risque de chute violente et sincèrement je tremble pour David Moncoutié, le sympathique coureur de la Cofidis, qui s’est cassé le col du fémur en course le 5 mai 2007 dans le Tour de Romandie et a repris la compétition depuis janvier pour disputer à nouveau ce Tour de Romandie. Il a sans doute un dispositif analogue qui ne lui a pas encore été enlevé. J’avais revu sa chute à faible vitesse et on nous a même montré une partie de sa cicatrice alors qu’il s’allongeait pour passer une radio. Elle paraît très semblable à la mienne en longueur et position.

Le chirurgien m’avait dit, quand j’étais encore à l’hôpital, que ce matériel s’enlèverait dans 1 ou 2 ans. Alors j’espère bien sûr qu’il va me proposer un rendez-vous pour décembre afin de faire un nouveau contrôle permettant de décider si la contre-opération est envisageable pour janvier ou février 2009. Je pourrais ainsi avoir reboucher le trou pour pédaler serein en juillet. Mais ce n’est pas le seul ni le principal problème : me libérer au plus tôt, en respectant les contraintes médicales, de cette épée de Damoclès n’est pas qu’une question de commodité cycliste. En cas de mauvaise chute je serais infirmé à vie pour la marche et le pédalage.

Le contrôle par le chirurgien

C’est donc dans cet état d’esprit confiant que je vais à l’hôpital ce 5 mai 2008 pour le second contrôle. D’abord une radio qui est maintenant sur ordinateur, ce qui fera sans doute à terme des économies à l’hôpital, mais je ne pourrais donc plus les étudier moi-même ou les montrer à mon médecin et aux amis qui découvrent ce qui pourrait leur arriver un jour… La salle d’attente est bondée et il y a beaucoup de retard mais le chirurgien opère le matin et les durées des opérations sont très aléatoires. C’est ainsi et il faut prendre son mal en patience. J’ai beaucoup de questions à lui poser mais je ne le pourrais pas car le retard accumulé est tel qu’il profitera de mon cas facile pour gagner un peu de temps. Il n’est pas resté plus de 3 minutes avec moi !

Il me paraît fatigué mais j’ai une sincère admiration pour les chirurgiens. C’est un dur et difficile métier qu’ils font et il faut une bonne santé et les nerfs solides, dans mon intérêt et celui de tous les opérés. Il me demande de marcher puis, une fois allongé il teste la jambe en pliant le genou vers le thorax puis en l’écartant latéralement à 45° alors qu’elle est allongée. « Vous avez tout récupéré me dit-il. » La cicatrice est OK, plus aucune douleur à la palpation. C’est très satisfait qu’il se dirige vers l’écran de l’ordinateur pour regarder les radios. Bien qu’il en ait prescrit 2 avec des angles différents il n’en regardera qu’une seule pendant quelques secondes en disant, : « ça s’enlève en principe » en parlant du métal.

 Tout est OK et la consolidation très bonne, alors on se revoit dans un an pour opérer en juin, 18 mois après la fracture, me dit-il. J’ai vraiment ressenti une grande déception. Je lui demande si on ne peut pas le faire plus tôt mais il répondra que tout le monde lui demande ça… Il me dit aussi qu’il faudra alors marcher 1 mois avec des cannes à cause du trou qui rend l’os fragile. Le vélo en montagne pour 2009 c’est fini …Ce fut une déception certaine, d’autant plus qu’il a pris cette décision de façon très administrative sans vraiment se donner les moyens de le faire plus tôt si les conditions étaient satisfaites car alors il m’aurait proposé un rendez-vous pour décembre ou janvier ou même février, comme je le pensais, afin de prendre une décision à ce moment-là : faire ou repousser.

Une clinique privée ?

Je ne reproche cependant rien à mon chirurgien. Il doit aussi gérer des flux de patients et l’hiver apporte son lot de fractures liées en particulier au verglas. Je pense qu’il a bien fait son boulot pour moi le matin de Noël, en particulier en me prenant en premier puis en me remontant le moral après une opération bien conduite. Je suis ainsi placé devant un problème important pour moi : imaginez qu’en mai 2009 je fasse une mauvaise chute et que je casse la tête du fémur alors que si le matériel avait été enlevé en février j’évitais cet accident très grave. C’est cela l’enjeu de mon problème et pas uniquement d’aller pédaler en montagne en juillet 2009.

Alors je m’interroge : après tout, le secteur privé est aussi là pour régler des problèmes de façon plus personnalisée. Je peux chercher un chirurgien opérant en clinique et qui pourrait prendre une décision motivée en fonction de mon état réel dans 7 ou 8 mois. Je suis prêt à m’incliner devant un avis médical pour attendre juin 2009 s’il le faut, mais j’accepte mal d’accroître, pour des raisons plus administratives que médicales, un risque aussi important sans rien faire ni tenter.

D’autant plus que j’ai déjà fait beaucoup pour accélérer la consolidation, en particulier par la mil-thérapie (voir le § mil-thérapie), et que je suis décidé à prendre une bonne série de séances pour boucher ce trou au mieux et au plus vite après l’enlèvement des vis. Mais je ne pouvais pas en parler au chirurgien.

Sur certaines limites de la médecine

Après des tests rapides le chirurgien m’a dit que j’avais tout récupéré. C’est loin d’être vrai mais les tests auxquels il se livre sont très limités. Par exemple la jambe tendue déplacée latéralement à 45° alors que sur une barre de danseur on la met au moins à 90° sinon plus et que j’y parviens de nouveau depuis plus d’un mois. Ce n’est pas une critique mais je pense qu’il faut le savoir : j’ai depuis longtemps observé que le degré d’exigence de la médecine et des médecins en matière de santé, c’est à dire pour nous déclarer en bonne santé, est très moyen. Je ne milite pas pour que cela change, les conditions de notre système de santé sont telles que le changement à toute chance de se faire vers une réduction de ce niveau d’exigence plutôt qu’une élévation. Les médecins et le personnel de santé ne sont pas individuellement responsables, pas plus que les enseignants, et j’en fus un, ne sont responsables du système dans lequel ils doivent travailler.

L’enseignant comme le médecin doivent faire tourner un système qui ignore l’essentiel de ce qu’est réellement un être humain. J’en souffrais en tant qu’enseignant et les médecins ne sont pas mieux lotis. Mais nous le public, candidat à devenir un jour un patient obligé de cette médecine, il vaut mieux le savoir et compléter les manques par nos propres moyens plutôt que de râler et d’exiger l’impossible. L’impossible c’est à nous de le créer et de le faire vivre. Une administration ne peut pas créer. L’Education nationale en est incapable par nature tout comme la médecine hospitalière. Ce n’est pas une critique, c’est ainsi par la nature des choses. Une vraie création ne peut se faire qu’en dehors des systèmes.

Un exemple : comment Dick Fosbury a-t-il découvert son extraordinaire méthode de saut en hauteur, aujourd’hui universellement adoptée, sur le dos la tête la première ? En sautant seul, abandonné par les entraîneurs qui ne parvenaient pas à le faire sauter correctement. C’est alors qu’il a eu ce coup de génie qu’aucune commission de spécialistes n’aurait pu inventer. Dans les années 50 la technique de saut la plus performante était le rouleau californien, c’est à dire en franchissant la barre sur le côté. Le record du monde était détenu par un noir américain avec 2,145 mètres. Les soviétiques ont alors décidé d’étudier le problème et ont réunis de multiples spécialistes : mécaniciens, physiologistes, biologistes, médecins, sportifs… Ils ont mis au point le rouleau ventral ainsi que des méthodes d’entraînement pour porter le record du monde à 2,28 m avec Valéry Brumel.

Le progrès était extraordinaire mais toute cette assemblée de spécialiste aurait été incapable d’imaginer qu’il fallait passer sur le dos et la tête la première ! Il faut l’admettre, c’est assez renversant ! Imaginons un instant la première réunion de cette assemblée : le président déclare que tout est ouvert et que toutes les solutions doivent pouvoir être essayées, c’est la position de principe. Un petit plaisantin avance alors qu’on pourrait essayer de sauter sur le dos la tête la première…Grand éclat de rire dans l’assemblée. Notre ami plaisante, je présume, ponctue le président. Et l’affaire est close. C’est ainsi dans tous les colloques,  réunions et commissions quand vous proposez des solutions trop originales et dans toutes les disciplines, y compris en mathématiques. Il n’y  a pas à s’en scandaliser, c’est ainsi, on n’y pourra rien, les créations doivent chercher à passer par d’autres voies, en médecine comme ailleurs.

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27 avril 2008

Fracture du col du fémur : récapitulatif

Voici un récapitulatif des longs articles que j’ai publié sur mon aventure depuis ma fracture du col du fémur la veille de Noël en dérapant en vélo sur le verglas. Pour chacun de ces articles j’indique ici le sommaire. Une fois sur l’article, il est possible d’accéder directement par un lien au paragraphe indiqué dans le sommaire

La redoutable descente du col du Fémur… 

24 décembre 2007

 

Après les cols pyrénéens comme celui du Tourmalet, un nouveau col à gravir vient de se présenter à moi, celui du Fémur ! A l’inverse des autres cols il commence par une terrible descente, brève et ultra rapide, qui s’achève au lieu dit La Fracture. C’est un lieu très bien équipé, doté en particulier d’un hôtel avec service permanent, l’hôtel de La Fracture. On y est nourri, logé, avec service de nuit assuré par de charmantes hôtesses s’occupant de vous nuit et jour. Après un séjour plus ou moins long dans ce lieu paradisiaque, il deviendra alors possible de s’engager dans la très longue et très dure remontée vers le sommet. Voici le premier épisode de cette nouvelle aventure.

Sommaire :

La descente infernale

Au lieu dit "La Fracture"

La cabriole du pompier

Les Urgences…

Noël à l’hôtel de La Fracture Noël 2007

C’est la suite de « La redoutable descente du col du Fémur ! »

Sommaire :

L’arrivée à l’hôtel

L’opération

En salle de réveil

Les effets pervers de l’anesthésie

Intégration psychologique

Assis, debout, couché : rééducation à l’hôtel

de La Fracture !

C’est la suite de « Noël à l’hôtel de La Fracture »

Sommaire :

Debout ! Dans les pommes…

Assis ! Dans les pommes…

Lève-toi et marche !

Jambe tendue ou pliée ?

Maison…Maison…

Tous les espoirs sont permis !

Annexe : Réflexions sur la violence

Pourquoi une telle agressivité ,

Violence et amygdale lymbique

Le rôle capital des futures mères

Le coup de poing : méchanceté, vengeance, souffrance… ?

Et si les extrêmes révélaient l’ordinaire ?

L’affaire d’Outreau, une affaire de trop ?

Dissoudre les programmes ancestraux

Les violences dans le divorce

À la maison avec une fracture du col du fémur  

30 décembre 2007

Comment vivre chez soi quand on vient d’être opéré d’une fracture du col du fémur 4 jours auparavant ? Voici mon expérience qui rendra peut-être service à quelques internautes. Ce samedi 29 décembre 2007 il est 14h30 quand l’ambulance qui me ramène de l’hôtel de La Fracture s’arrête devant mon domicile, 5 jours après la chute de vélo qui m’avait immobilisé sur la route, 4 jours après l’opération et alors que j’ai seulement fait mes premiers pas hier matin et que je suis parti avec beaucoup d’inconnues qui pourraient m’inquiéter. Cependant, la satisfaction de quitter cet hôtel l’emporte largement sur le moment. Bien entendu il ne faut pas être seul ! En plus de cette condition incontournable et des soins infirmiers quotidiens il faut s’assurer de 3 dispositifs essentiels pour vivre ainsi dans les premiers jours :

Sommaire :

L’indispensable

Les accessoires utiles

Les compléments de soins

La mil-thérapie

La médecine quantique

En voiture avec une fracture du col du

fémur Début janvier 2008

Une semaine après l’opération je dois aller chez un kiné comme prescrit par le chirurgien qui m’a donc aussi prescrit, chemin faisant, de monter et descendre d’une voiture, ce qui ne me paraît pas évident du tout a priori. Mais je vais découvrir d’autres problèmes et tout particulièrement l’action fort désagréable de la force centrifuge dans les virages, surtout les ronds-points. Voici le fruit de mon expérience et mes tentatives pour y remédier avec les moyens du bord.

Sommaire :

En voiture avec la force centrifuge

Assis trop bas et trop en arrière

Compenser les carences de la médecine

Amis cyclistes attention, je ne suis pas le dernier !

Fracture du col du fémur : premier mois de

rééducation Janvier 2008

 

Ayant quitté l’hôpital 4 jours après une opération pour fracture du col du fémur, il reste encore beaucoup à faire pour retrouver une utilisation normal de mon corps. La jambe meurtrie par l’opération pose bien des problèmes pour lesquels il m’a été chichement prescrit 12 séances de rééducation chez un kiné. Qu’y fait-on ? La marche est très importante mais laquelle, avec quelle durée et sur quels profils ? Uniquement à l’intérieur ? Les montées et les descentes sont-elles possibles ? Et les escaliers ? Peut-on pédaler ? Monter sur un vrai vélo fixé sur un support est un réel problème. Pédaler, mais combien de temps, avec quelle intensité ? L’intégration psychologique de l’événement est importante, mais comment faire ? Toutes ces questions n’ont pas de réponses uniques. Voici cependant mes premières expériences à leur sujet.

 

Sommaire :

Chez le Kiné

15 jours après l’opération : premiers pédalages !

3 semaines après l’opération : à l’assaut de l’escalier !

Je pédale sur mon vélo !

La cohérence cardiaque

J’abandonne l’héparine

30 jours après l’opération : premières escalades !

Retour sur les lieux de l’accident


Fracture du col du fémur : mon second mois

de rééducation Février 2008

Sommaire :

Apparition de douleurs annexes

Parmi les étirements possibles

Au sol pour des prosternations !

Diamant en feuille pliée

De la chandelle à la charrue

Quand la jambe valide se dérobe !

Réveiller le quadriceps

45 jours : visite de contrôle

Gérer les excès

Une semaine de tests « utilitaires »

Programme du prochain mois

Annexe : Sur l’importance cachée de la souplesse du rachis

On pédale avec son cœur

Pégase, le cheval ailé

Fracture du col du fémur : le troisième

mois    Mars 2008

 

Sommaire :

Fracture du col du fémur ou de la hanche ?

Force ou Tonicité ?

Dynamiser plutôt que forcer

Relaxation chauffante !

Contrer les effets délétères des anesthésiants

Ce que je dois au vélo

Angines à streptocoques

Une vaccination en 1948

Première expérience homéopathique à l’âge de 5 ans

L’homéopathie séquentielle

Huiles essentielles

Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale

En vélo sur la route après une fracture du col du fémur  Avril 2008

Sommaire :

Un étirement difficile mais efficace

Mes premières côtes en VTT

Les Pyrénées en août ?

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24 avril 2008

Entorse de la cheville : les conséquences à long terme



Qui s’est pas fait une ou plusieurs entorses quand il était jeune ? Je pense que ma dernière entorse remonte à plus de 50 ans, sur la cheville gauche. Ses conséquences ont-elles été totalement résorbées ? Pas sûr et je ne suis sans doute pas le seul. Voici mon expérience à ce sujet.

Je ne ressens aucune douleur ni même la moindre gêne dans cette cheville mais elle manifeste une certaine faiblesse quand je la compare à la droite. Même en pédalant en souplesse elle se dérobe un peu en pliant sous la pression. Elle plie vers l’extérieur, or justement, une entorse apparaît quand le pied plie complètement vers l’extérieur. Il y a donc bien là la manifestation d’une certaine laxité dans la cheville. Cette laxité réduit évidemment sensiblement l’efficacité de la poussée sur la jambe gauche, que ce soit en marchant ou en pédalant.

Plus encore, sur mon VTT où les chaussures ne sont pas fixés par des cales-pédales, le talon gauche vient parfois toucher la patte du cadre qui fixe la roue arrière. Cela fait au moins 10 ans que j’avais fait cette observation pour la première fois et c’était toujours d’actualité quand j’ai repris mon VTT en avril 2008 après ma fracture du col du fémur. J’avais pu observer, tout en pédalant, que le pied gauche avait tendance à s’appuyer uniquement sur le bord externe et que la poussée sur la pédale entraînait une rotation du talon vers l’intérieur.

Ce problème n’était pas nouveau car même sur mon vélo de route où les pieds paraissent fixés, j’avais des problèmes. Il faut avoir conscience que si une chaussure cycliste à semelle rigide fixée sur un cale-pédale peut pivoter de gauche à droite (pour au moins déchausser), aucun mouvement qui décollerait seulement un côté de la semelle n’est possible. Mais cela n’empêchait pas mon pied de tourner à l’intérieur de la chaussure pour s’appuyer sur son bord externe. Il arrivait même aussi que la chaussure vienne frotter contre le cadre.


Ce ne sont pas ces frottements qui m’avaient alerté en premier mais des douleurs dans le genou. Dès 1974, en raison d’un entraînement intensif en prévision de la traversée des Pyrénées (Hendaye-Cerbère en 54 heures tout compris), j’avais ressenti des douleurs qui m’avait conduit à découper des bouts de semelle pour les placer sous le bord interne du pied afin de le relever. Je pensais ainsi, à l’époque, que cela allait permettre de rééquilibrer en replaçant le bord interne du pied au contact de la semelle. L’effet n’était peut-être pas nul mais ne résolvait pas le problème : la cheville continuait de plier sous l’effort et le pied de s’appuyer sur son bord externe même posé sur un bout de semelle. J’ai même parfois eu l’impression que ça aggravait le problème que je n’analysais pas comme aujourd’hui à l’époque.

Une grosse tendinite au genou

Aussi, pendant des années, j’ai promené des bouts de semelle dans tous les coins de ma chaussure pour essayer de résoudre le problème. Kinés et ostéopathes n’ont pas fait mieux car ils soignaient le genou qui au départ n’avait probablement rien. En intensifiant ma pratique cycliste j’en suis arrivé à provoquer une très grosse tendinite sur la face interne du genou gauche. Quand la crise a éclaté en juin 1999 j’ai fait 30 km pour trouver un kiné immédiatement disponible. Après avoir examiné rapidement le genou il me dit qu’il ne peut rien faire ! Un autre me fera des massages qui n’auront aucun effet. Il me dit que l’inflammation est si importante qu’elle s’auto-entretient …C’est à un point tel que je devais descendre les escaliers en arrière et que l’inflammation s’aggravait quelle que soit la position de repos adoptée, couché ou assis. J’utilise de la glace et de la gaulthérie, l’huile des massages sportifs, mais sans résultat. Je me demandais comment j’allais m’en sortir.

Je consulte un médecin-acupuncteur qui vérifie qu’il n’y a pas d’arthrose, puis me fait plusieurs séances d’acupuncture sur lesquelles je compte beaucoup mais qui seront sans effet ici. Un ostéopathe me dit que tout est bien en ligne mais ne verra pas le problème de la cheville. Je vais aussi voir un podologue qui lui, contrairement aux autres, ne s’occupera pas du genou. Il voit bien la manifestation du problème au niveau de la plante du pied qui ne s’appuie pas correctement au sol mais ne verra pas non plus le problème de la cheville, ce n’est pas son truc. Encore que ? Il était avec son successeur qui allait prendre son affaire et lui a dit à voix basse « il a… » mais il a chuchoté et je n’ai pas eu le droit de savoir ce que j’avais ! Une faiblesse dans la cheville, oui, c’est bien possible qu’il l’ai vu mais ça ne se corrige pas avec une semelle plantaire qu’il m’a évidemment proposé et que j’ai acheté…J’en espérai beaucoup mais en fait le pied tournait par dessus la semelle qui ne servait à rien dans ce cas.

Un peu désespéré, je vais voir un autre médecin qui me fera par multipuncture des injections d’un anti-inflammatoire modéré (pas de cortisone) sur la face interne du genou. Il ne verra pas davantage le problème de la cheville. Pendant ce temps, le vélo reste évidemment au garage. En plus c’est mon vélo tout neuf que j’avais commandé sur mesure en mai et que je ne peux même pas essayer ! Mais la tentation sera trop forte, alors je vais pédaler avec une seule jambe, l’autre restant pendante. Pas question de la poser sur la pédale. Et je vais faire ainsi 15 à 20 km par jour, même dans de petites montées ! Tout le monde me dit que c’est le meilleur moyen d’attraper une tendinite de l’autre côté, mais non, tout ira bien. Avec ce régime, la cuisse droite augmente de volume pendant que la gauche fond comme neige au soleil ! Curieusement, le Tour de France 1999 sera celui des tendinites : beaucoup de coureurs abandonneront pour cette raison malgré la cortisone. Il y a eu l’année des méduses, mais 1999 aura été celle des tendinites au genou chez les cyclistes !

Je tente alors ma chance chez un autre kiné qui me fera un traitement électrique. Amélioration très nette dès la première séance. En 5 séances je peux reprendre des activités à peu près normales mais le problème n’est pas résolu pour autant. Je cherche la cause et retourne le problème dans tous les sens. Je vais trouver une réponse partielle en agissant latéralement au niveau du genou à chaque coup de pédale : je n’ai pas encore conscience du problème à la cheville mais j’ai observé que le genou gauche se déplaçait latéralement vers l’extérieur quand j’appuyais sur la pédale ou en marchant. Aussi, je m’efforce de le ramener vers l’intérieur et de l’y maintenir. Quand une douleur revenait au cours d’une sortie cycliste j’appliquais aussitôt ce mouvement et je pouvais, tout en continuant à pédaler, la résorber. Cela ne résout pas le problème de fond mais permet au moins de vivre. Je comprends bien aujourd’hui pourquoi une action sur la plante du pied n’avait guère d’effets : il n’y avait pas de transmission au genou en raison de la laxité de la cheville. Il fallait donc agir directement au niveau du genou. C’est efficace, du moins en vélo car en marchant la correction est beaucoup plus difficile à réaliser. Je vais donc limiter les promenades à pied pour soigner mon genou sur le vélo !

Un bon coup de pouce !

 En avril 2008 je vais voir une personne qui sait remettre en place les muscles, les tendons et les nerfs quand ceux-ci ont été déplacés. Elle m’avait déjà remis en place le nerf sciatique dans le mollet gauche. C’est une manœuvre vraiment très douloureuse sur le moment. Je lui parle de ma cheville : une observation faite au toucher lui montre que 2 fibres se chevauchent et qu’il s’agit très certainement des séquelles d’une vieille entorse. En poussant avec les pouces cette personne va faire rouler les fibres pour les remettre en ligne en faisant passer l’un par dessus l’autre ceux qui se chevauchent. Il suffira de quelques minutes et d’un bon doigté. Cela fait 2 semaines quand j’écris ces lignes et je constate déjà que mon talon ne touche plus la patte du cadre de mon VTT : le dimanche 20 avril j’ai fait 2000 mètres de dénivelé en fortes montées avec cet engin et cela ne s’est jamais produit. Je constate que le pied reste mieux en ligne sur la pédale. Il est encore trop tôt pour considérer le problème comme résolu mais j’ai espoir…

Il faut savoir que tout déséquilibre musculo-squelettique en un point du corps va se répercuter en chaîne comme avec des dominos. D’ailleurs mon thérapeute trouve aussi des déplacements de fibres sur la face interne du genou, là où j’avais ma tendinite. Cette personne me raconte qu’elle a eu récemment le cas d’un homme condamné au fauteuil roulant par son médecin : il souffrait d’une sciatique inflammatoire extrêmement douloureuse qui lui interdisait pratiquement de poser le pied par terre. Son nerf sciatique est déplacé le long de son passage dans la cuisse. Une fois remis en place (ce qui a dû être très douloureux sur le moment) et l’inflammation apaisée, il était sur pied et c’est ainsi qu’il est allé rendre visite à son médecin qui n’a rien trouvé d’autre à dire que de parler d’effet placebo !!!  Ce qui serait encore plus extraordinaire si c’était vrai !

Les troubles musculo-squelettiques, un grave problème de santé publique

D’une manière générale, les troubles musculo-squelettiques coûtent très cher à tous –état, entreprises, individus, familles- et peuvent entraîner une limitation considérable de la qualité de vie. Le ministère le sait et envisage des actions préventives :

« Avec une progression d’environ 20% par an ces dix dernières années, les Troubles Musculo- Squelettiques (TMS) constituent la première cause de maladie professionnelle reconnue en France. De l’industrie aux services tous les secteurs sont touchés. En France, les ¾ des Maladies Professionnelles sont des TMS (Affections péri articulaires (68%) / Affections dues aux vibrations / Lésions chroniques du ménisque / Lombalgies).

Ce problème est donc un problème majeur tant au point de vue humain qu’au point de vue économique : en 2005, les 31000 TMS indemnisés ont engendré la perte de 6.5 millions de journées de travail et 650 millions d’€ de frais, couverts par les cotisations des entreprises. A ces coûts directs, il faut ajouter tous les coûts indirects : perte de temps, de production, d’image…

Les Troubles Musculo- Squelettiques (TMS) couvrent toutes sortes d’affections (douleurs des membres supérieurs ou inférieurs, douleurs dorsales ou du cou) dont les causes d’origine professionnelle sont extrêmement diverses. Ils peuvent, à titre d’exemple, être provoqués par des vibrations d’outils ou équipements de travail, par l’exercice de travaux répétitifs ou monotones (travail à la chaîne), par des positions pénibles au travail, par des ports de charge, etc…. mais aussi par des problèmes psychosociaux tel que le stress. Ces maux sont générateurs d’une usure professionnelle prématurée.

La lutte contre les TMS : une priorité

La prévention des TMS est une des priorités de la politique de prévention des risques professionnels développée par le ministère chargé du travail. Le plan santé travail 2005-2009 conduit à une forte mobilisation des pouvoirs publics. Cet engagement a été confirmé récemment par la conférence du 4 octobre 2007 sur les conditions de travail, conférence organisée par le ministre du travail Xavier Bertrand et rassemblant tous les partenaires (sociaux, institutionnels…) de la prévention. L’ensemble des ces acteurs est donc mobilisé, et de nombreuses actions sont programmées. Par exemple, une campagne de contrôle sur les manutentions manuelles menées par les inspecteurs du travail est actuellement en cours (oct. - nov. 2007), une campagne de communication, grand public, pluriannuelle qui démarrera en 2008, de nombreuses manifestations régionales sur le thème des TMS etc. »

Le drame c’est que nos thérapeutes qui ont pignon sur rue n’ont pas appris à remettre en place, ni même à dépister des chevauchements de muscles ou autres. Savent-ils remettre en place un nerf sciatique déplacé ? Deux muscles ou ligaments qui se chevauchent à la suite de mouvements ? Les médecins prescriront des antiinflammatoires et des massages (de moins en moins) mais le problème persistera.

Un ami souffre d’une colonne très fragile qui l’oblige à avoir des coussins spéciaux dans sa voiture. Les vertèbres ne tiennent pas. Alors, une fois pas an il fait 150km pour aller voir une femme de plus de 80 ans qui replace tout cela en douceur, ce qui lui permet de tenir malgré tout quelques temps. Il n’y a pas de rendez-vous, alors il faut arriver très tôt, à 7 heures du matin pour ne pas être trop loin dans la file, puis attendre. Attendre que la vieille dame ouvre ses volets, parfois à 11 heures du matin, pour passer à 15 heures ou à 19 heures…C’est ainsi plusieurs jours par semaine et les gens sont là qui attendent des heures. Ils souffrent alors ils acceptent. Scandaleux ? Oui, car ils sont les témoins de l’incapacité de notre médecine à résoudre leurs problèmes. Serait-il vraiment impossible que nos thérapeutes manuels patentés apprennent ces gestes qui soulagent ? Beaucoup ne demanderaient que cela et ils auraient des clients. Faudra-t-il que cette vieille dame, avant de mourir,  vienne expliquer à nos grands professeurs de rhumatologie comment elle fait ?

Toutes ces souffrances coûtent très cher à notre société, aux entreprises, aux individus et aux familles. Pourrons-nous encore longtemps nous payer le luxe d’entretenir une médecine qui ne guérit pas alors que ce serait possible ?

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18 avril 2008

En vélo sur la route après une fracture du col du fémur

Fracture du Col du fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires


Si je n’ai pas de problème pour pédaler en fixe, j’avais commencé 15 jours après la fracture, la difficulté sur la route sera d’enfourcher le vélo, d’en redescendre et de se sentir suffisamment sûr et réactif pour parer aux problèmes posés par les aléas de la route et de la circulation même très réduite. C’est ce qui me faisait hésiter car la jambe encore faible et la claudication à la marche me donnent une sensation de vulnérabilité. Mais un exercice très simple va rapidement améliorer grandement cela.

Un étirement difficile mais efficace

Assis au sol, jambes allongées, je replie la jambe gauche blessée puis tente de la faire basculer vers la gauche comme dans l’assis en tailleur. Depuis ma fracture je ne faisais plus ce mouvement qui était quotidien et je l’appréhende à juste titre. En effet il y a beaucoup de résistance et les premières fois l’amplitude reste limitée, le genou restant encore bien loin du sol. En 2 ou 3 jours cependant, l’amélioration va être importante et parallèlement la marche va s’améliorer car les muscles répondent mieux au déplacement latéral inhérent à la marche. Cela confirme l’interprétation que je formulais dans un précédent article : c’est moins la fonte musculaire et la perte de force qu’elle entraîne qu’un temps de réponse trop long pour compenser instantanément les déséquilibres de la marche qui me donnait cette sensation d’instabilité. Je l’explique mieux maintenant que j’ai réalisé la résistance à l’étirement dans des zones qui n’ont pourtant pas été charcutées par l’opération.

Avec cet exercice je vais rapidement me sentir plus en sécurité, la stabilité devenant bien meilleure.

Il faut sans doute ajouter 2 autres causes : une gêne qui m’empêche d’appuyer franchement et qu’une action réflexe de protection tente de me faire éviter en rentrant la hanche. C’est d’ailleurs un mauvais réflexe car ça va plutôt mieux si au contraire je ressors cette hanche quand j’avance la jambe. Mais cette tendance préexistait à la fracture et peut se relier au fait que le côté droit était déjà fortement dominant chez moi, ce que la situation actuelle ne peut que renforcer. Le côté gauche a toujours eu tendance à s’effacer devant la poussée plus puissante du droit et c’est sans doute pourquoi je suis tombé à gauche et non à droite. Quand je veux regarder derrière moi je me retourne toujours du côté gauche. C’est pourquoi je vais aussi m’imposer de me retourner à droite, ce qui fait ressortir la hanche gauche. Je suggère à chacun de s’observer pour voir s’il est vraiment symétrique ou s’il existe une orientation. D’ailleurs est-il possible d’être symétrique ?

Il y a bien sûr une quatrième cause, la fonte musculaire de la cuisse et surtout du moyen fessier comme me l’a dit un ami kiné auquel j’avais demandé de me tester. S’il avait aussi vu le réflexe de protection qui me conduit à rentrer la hanche au lieu de la sortir, il n’avait pas vu les 2 autres causes qui pour moi restent les plus importantes. En particulier, il est un peu vain d’accroître la force de la poussée musculaire tant qu’elle s’exercera sur des zones sensibles.

J’ai l’occasion de parler de ces questions avec un ancien patineur de haut niveau qui s’était fracturé très gravement la jambe et le pied en chutant en torsion sur la glace. Il n’a jamais pu rechausser les patins ensuite. Il a fait lui-même sa rééducation et partage le point de vue que souplesse et étirement doivent être privilégiés sur la force. Il n’est pas très bon de travailler en force sur un muscle bloqué qui s’étire lentement ou qui revient difficilement à sa position de repos. Mais les kinés ont été formés pour pratiquer une rééducation en force dont les conséquences ne sont pas toujours heureuses sur les blessés. C’est sans doute la raison pour laquelle le chirurgien ne m’avait octroyé que 12 séances de kiné et n’avait pas voulu m’en donner davantage à la visite de contrôle car il craignait qu’ils m’en fassent trop faire. Le chirurgien est certainement le mieux placé pour savoir comment sont les tissus après une telle opération.

 

Je vais ajouter un autre exercice : c’est le même mais en inversant le rôle des jambes, la jambe côté fracture étant allongée (la gauche pour moi) ; incliner alors le buste à droite, vers le genou droit, le plus loin possible, la tête venant toucher le genou et les bras le sol ; puis « respirer » avec la hanche gauche, ce qui accentue l’étirement de celle-ci.

 

Bien entendu ces exercices peuvent se faire assis en tailleur et je les pratiquais presque tous les jours auparavant. En gardant une jambe allongée ils sont plus faciles à réaliser.

Mes premières côtes en VTT

Ayant ainsi gagné en confiance je commence à penser à enfourcher mon VTT pour aller pédaler à l’extérieur. Le VTT plutôt que le vélo de route, non pas pour aller sur des pistes forestières bien sûr mais parce qu’avec ses roues plus larges et son cadre moins haut il offre une plus grande sécurité par rapport au risque de chute. Il dispose aussi de très petits développements avec un plateau de 24 à l’avant et une couronne de 32 à l’arrière, soit environ 1,50 mètres. De plus, je me suis procuré des protecteurs de hanches, des coques que l’on place dans les poches d’un caleçon spécial pour qu’elles restent en position et qui me font ressembler à bibendum. S’il y avait des stabilisateurs comme pour les vélos des enfants, j’en mettrais !!!

Je vais faire les premiers tours de roues dans l’herbe avant de m’enhardir sur la route. J’ai besoin de reprendre progressivement confiance. Je sais que je n’ai pas le droit de tomber. Comme ça va bien je vais m’enhardir progressivement dans des petites côtes. Au pied de mon domicile il y a une côte de 70m de dénivelé avec des passages à 17%. Je n’imagine pas que ça puisse être pour bientôt. Je tente un essai dans le final à 10%. Avec le 24x32 et en pédalant pratiquement sur une jambe ça passe sans problème, alors je vais tenter l’ascension qui se fera sans difficulté puis je recommence. C’est un début bien au dessus de ce que j’espérais même si je sais que je ne dois pas m’illusionner car c’est la jambe droite qui fait tout le travail.

Quelques jours plus tard, quand les pluies de ce mois d’avril voudront bien faire une pause, je la monterai 8 fois à suivre dans la matinée en abandonnant déjà le 24x32 pour le 24x30 dans les passages les plus difficiles. Puis l’après-midi j’irai monter 6 fois ma côte favorite, 90 m de dénivelé à 11% dont 2 virages à 15%. C’est pour elle que j’avais dérapé sur le verglas la veille de Noël. Je dis cela comme un amoureux qui allait voir sa fiancée, mais c’est un peu ça…J’aurais ainsi fait 1250m de dénivelé à forts pourcentages dans la journée, qui plus est avec un vélo lourd et des pneus à très faible rendement sur la route. Je ne vais pas vite bien sûr mais qu’importe. La pratique du vélo en fixe m’a permis de conserver une certaine condition physique, le maillon faible restant la poussée sur la hanche gauche. Cela va s’améliorer, mais pas plus vite que la réduction de la gêne avec le temps.

J’essaie aussi de pédaler en me soulevant légèrement de la selle mais je dois aussitôt me rasseoir car la jambe ne tient pas. Je fais de brefs essais ainsi en soulevant le bassin un bref instant et progressivement, en 2 ou 3 jours, je vais parvenir à faire plusieurs tours de pédales en danseuse comme on dit. Avec mes hanches de bibendum c’est plutôt la danse du quatrième âge que celle de l’Opéra !!! Je reste cependant très prudent dans cet exercice car il ne faudrait pas qu’une soudaine douleur me fasse perdre l’équilibre quand je suis en appui sur la pédale gauche.

Les Pyrénées en août ?

Devant ces premiers succès encourageants je me prends à rêver. Pourquoi-pas aller dans les Pyrénées en août ? En août plutôt qu’en juillet pour laisser du temps au temps, trois semaines de plus ça compte dans mon état. Je n’y pensais vraiment plus pour cette année quand cela me paraît soudain envisageable. Pas de risque cependant, une chute sur le métal qui borde le fémur pourrait être très grave. Alors si j’y vais ce sera en VTT et sur la route de Luz-Ardiden car elle est en bon état, bien entretenue et très peu fréquentée en été. C’est 1000 m de dénivelé sans pourcentages trop importants même s’il y a 4 km consécutifs à 9% de moyenne mais sans les raidillons et les pierres du Tourmalet. Je peux commencer à envisager de pouvoir faire à ce moment là deux montées par jour en installant les coques de protection uniquement pour la descente en raison de la sudation.

 J’ai conscience que faire 2000 m de dénivelé par jour sur la route avec un VTT ne sera pas une sinécure mais tant pis, même à 6 ou 7 à l’heure le jeu peut en valoir la chandelle. Pourquoi pas, ce serait une bonne remise en forme avant d’aborder la contre-opération en janvier (au plus tôt) pour enlever le métal !

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09 avril 2008

Jeux Olympiques : un non événement !

En usant de la violence pour promouvoir la Paix on exacerbe la violence.

Si on boxe un boxeur, on ira au tapis. Il faut le chatouiller sous les bras !

Si les jeux avaient été attribués à la Chine c’était dans l’espoir de la voir évoluer vers les valeurs occidentales. Et si c’était l’inverse qui se produisait ? Comme on peut le lire dans la presse :

« Le risque, aujourd’hui, est que le gouvernement chinois soit contraint d’interrompre son processus de réformes car la situation du moment a déjà permis aux éléments les plus durs de relever la tête. Il n’est donc pas certain que la tournure prise par les manifestations en Europe aboutisse exactement au but recherché. » 

La Chine est aujourd’hui une formidable puissance économique qui pourrait acheter les grandes sociétés américaines et française et peut faire monter les prix des matières premières sur les marchés mondiaux. Aussi les dirigeants occidentaux sont dans leurs petits souliers et les dirigeants des entreprises françaises craignent des représailles économiques sévères et durables qui auraient pour première conséquence l’affaiblissement de notre économie et donc de notre pouvoir d’achat auquel nous tenons tant.

Alors que faire ? RIEN !!!

RIEN, c’est à dire ne pas aller sur le parcours de la flamme.

RIEN, c’est à dire, pour les riverains du parcours, ne pas ouvrir leurs volets. Imaginez une flamme passant sans problème certes, mais dans des rues vides et désertes…

RIEN, c’est à dire ne pas commenter l’événement.

RIEN, c’est à dire ne pas allumer sa télé pour regarder la cérémonie d’ouverture.

RIEN, c’est à dire ne pas regarder les compétitions et profiter du temps ainsi gagné pour s’adonner à des activités physiques ou culturelles et s’en trouver bien.

Le mardi 8 avril 2008 France 2 diffusait un remarquable documentaire sur l’année 1968 dans le monde. Il n’y a pas eu que notre mai 68 ! Il y eut aussi, entre autres, le printemps de Prague transformé en hiver sibérien par les chars soviétiques…

La vraie culture n’est pas celle qui s’exprime par des bâtiments ou des œuvres exposées mais celle qui habite vraiment les êtres. Quand une puissance menace de tout écraser il faut savoir faire le dos rond pour préserver l’essentiel. Une telle situation peut aussi être l’opportunité d’intérioriser d’avantage la culture si on ne peut plus l’exprimer dans l’espace. Plus facile à dire qu’à faire. Mais ainsi, et peut-être seulement ainsi, les Tibétains pourront préserver l’essentiel, c’est à dire ce qu’ils parviendront à porter en eux même puisqu’ils seront de plus en plus contraints d’en dissimuler l’expression.

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06 avril 2008

Arginine, acides aminés et réparation musculaire après fracture

Le muscle c’est de la protéine et pour aider à la réparation musculaire il y a leurs constituants, les acides aminés. Parmi eux  l’arginine qu’on trouve facilement en pharmacie. Voici ce qu’on peut lire sur l’excellent site Gestion santé de Jacques Valentin à son sujet :

« Il faudrait inclure l’arginine dans un protocole de supplémentation bien conçu. Il faudrait aussi rester dans les doses de 1 à 3 g par jour qui paraissent plus raisonnables que celles bien supérieures que l'on voit parfois évoquer. Les végétariens stricts pourraient en tirer profit car l'arginine provient essentiellement de la viande mais aussi des produits laitiers et des fromages. La L-arginine (L pour levogire, tourne à gauche) est, comme nous venons de le voir, le précurseur unique de l'oxyde nitrique. D'autres applications moins connues peuvent être visées en prenant de la L-arginine comme par exemple promouvoir la mise en circulation d'hormone de croissance par l'hypophyse, favoriser la division cellulaire, la cicatrisation des plaies et la réparation des tissus endommagés par les blessures et les traumatismes, évacuer l'ammoniaque, renforcer le système immunitaire et sécréter d'importantes hormones. Il est probable que ces fonctions physiologiques peuvent être soutenues et optimisées par des doses modestes de L-arginine. A mon avis 1g par jour serait probablement suffisant pour améliorer ces fonctions physiologiques chez la personne en relativement bonne santé. »

J’ai justement une expérience avec l’arginine. Après ma tuberculose en 1960 (voir sur ce blog "fracture du col du fémur : le troisième mois" *) j’avais constaté que les genoux tenaient mal : en plongeant sur un ballon comme le font les gardiens de but les 2 genoux avaient "sauté" et cela m’avait fait très mal pendant plusieurs minutes même si les genoux s’étaient aussitôt remis en place. Pourtant, je faisais cela sans problème auparavant, je n’ose pas dire quand j’étais jeune car je n’avais pas 20 ans au moment de cet incident. Plus de 30 ans après j’avais été obligé de constater que l’un ou l’autre de mes genoux sautait de plus en plus souvent et facilement, même par des mouvements de faible amplitude. C’était peu douloureux et bref mais de plus en plus fréquent. Puis un jour la douleur fut très vive et persistante, ce qui va me contraindre à porter une genouillère.

* Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires

Peu de temps après je fais une grippe (j’ai dû en faire 2 dans ma vie). Le médecin me prescrira de l’arginine pour me remonter. Il y avait à l’époque une très grosse pub à la télé pour un produit dont le slogan était "la fatigue ça se soigne". C’était de l’arginine. Je constate que cela me fait beaucoup de bien et j’en prends une seconde boite à suivre puis fait des cures de temps en temps. Quelques temps après je réalise que mes genoux ne sautent plus. En fait cet incident ne s’est jamais reproduit depuis.

Je m’interroge alors sur cette guérison inexpliquée. Qu’ai-je fait pour cela ? Je repasse dans ma mémoire tout ce que j’ai pu prendre comme produits pendant ces quelques mois et je n’en vois qu’un,  l’arginine. J’en parle à un médecin qui sourit de mon interprétation qu’il juge peu crédible. Peut-être, mais à part de l’homéopathie comme mercurius solubilis pour des angines je n’ai rien pris, pas même des vitamines. Le problème était devenu suffisamment chronique, fréquent et ancien pour ne pas s’évanouir ainsi sans raison. Un miracle ? Je suis peut-être passé à Lourdes en allant dans les Pyrénées, mais c’était sur la rocade de déviation…

Alors il faut bien proposer une explication. L’arginine aurait permis la reconstitution de tissus qui ne parvenaient plus à se régénérer depuis ma grave maladie. De façon directe ou peut-être indirecte en régénérant une fonction d’un organe (le foie), cette fonction assurant ensuite le travail qu’elle n’accomplissait plus. Quoi qu’il en soit, j’ai été libéré d’un problème qui devenait très préoccupant et c’est pour moi l’essentiel et même si cela doit faire sourire certains je pense que je le dois à cette cure d’arginine

Avec mon problème actuel de réparation musculaire après cette opération pour fracture, une supplémentation d’arginine m’a paru indiquée et je m’en suis donc prescrit ! J’ajoute qu’à  doses assez élevées l’arginine permet la production d’hormone de croissance mais je ne vais pas aller jusque là !


Pour tenter d’y voir plus clair dans mon problème de claudication je suis allé voir un ami kiné qui m’a testé pour conclure à une fonte musculaire en particulier au niveau du moyen fessier. Faire de la musculation, d’abord en restant debout sur une jambe et, allongé sur le ventre, soulever la jambe tendue après avoir placé une masse d’un kilo autour de la cheville. Mais il ne faut pas que je reste longtemps sur la jambe blessée pour avoir une légère douleur dans la zone charcutée par l’opération. C’est tout le problème : la remusculation ne peut pas aller plus vite que la cicatrisation.

Bien sûr il existe d’autres acides aminés. Un produit vendu en pharmacie, actibiomax,  contient 18 acides aminés. Il n’est pas classé médicament mais complément alimentaire avec les indications suivantes : chez le sportif (préparation et récupération) ; en cas d’apports nutritionnels déficitaires ; récupération musculaire après une longue période d’inactivité. Cela pourrait donc me convenir. Il et est préparé par Merck, ce grand labo américain bien connu désormais pour le scandale de son anti-inflammatoire vedette le Vioxx  et qui laisse à son partenaire français Sanofi le soin de diffuser le Gardasil en France, ce qui a permis qu’il soit largement remboursé... Quand l’AMM de ce vaccin a été obtenue, les études faites ne permettaient pas de cerner les risques dont la fréquence serait inférieure à 1/4000. C’est très insuffisant pour lancer dans la foulée une campagne aussi généralisée. Si après l’affaire du vaccin hépatite B nous avons celle du Gardasil il ne faudra pas s’étonner...

Mais faut-il faire un amalgame ou au contraire penser qu’il vaudrait mieux que ces labos gagnent leur argent avec par exemple des acides aminés de qualité plutôt qu’avec des molécules et des vaccins aux propriétés mal définies et incertaines ?  J’ai bien dit de qualité car il y a le problème de la préparation de ces acides aminés. Au cours du récent documentaire d’Arte sur Monsanto (Le Monde selon Monsanto du 11/03/08), il avait été question d’une préparation de tryptophane, un autre acide aminé, qui avait provoqué des décès. Alors je me pose la question.

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24 mars 2008

Fracture du col du fémur : le troisième mois


Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires

Sommaire

 

Fracture du col du fémur ou de la hanche ?

Force ou Tonicité ?

Dynamiser plutôt que forcer

Relaxation chauffante !<