Mon premier 7000 en vélo

Pour exprimer la joie profonde que peut procurer l’ascension cycliste en montagne et rendre hommage à ce merveilleux engin qui transforme l’énergie habituellement consommée par la posture verticale en énergie motrice et dynamique

04 juin 2009

Fracture du col du fémur : l'ablation du matériel

 


Enlever le matériel d'ostéosynthèse après fracture du col du fémur n'est pas une petite intervention nécessitant une simple anesthésie locale comme pour l'enlèvement d'une broche dans un bras. C'est une opération chirurgicale relativement conséquente. Voici mon expérience.


C'était donc le jour de Noël 2007 [1] que j'avais été opéré en urgence d'une fracture per-trochantérienne sans déplacement du col du fémur. Le matériel était une vis-plaque THS (voir diapo 16), c'est à dire une grosse vis traversant le col jusqu'à mi-tête de fémur et même au delà, soutenue par une plaque épaisse d'au moins 12mm posée le long du fémur, vissée sur lui par trois vis traversant tout le fémur et engagée au sommet dans la grosse vis qui traverse le col. Cet engagement permet aussi de régler la longueur.

 

[1] Voir le récapitulatif des articles de ce blog sur cette aventure :

http://velotourmalet.canalblog.com/archives/2008/04/27/8973444.html


Si l'avantage de ce matériel est qu'il permet de marcher au bout de 2 jours, il a aussi, entre autres inconvénients, d'être très dangereux en cas de chute sur la plaque qui pourrait alors briser l'os. La présence de ce métal entretient aussi un œdème sur la jambe :  depuis la mise en place du métal j'ai effectivement le long du tibia, côté interne, une douleur sensible à la pression et qui s'étend sur au moins 15 cm; en me rasant la jambe la veille de l'opération j'y constaterai de petites rougeurs dispersées qui disparaitront ainsi que la douleur peu de temps après l'ablation du matériel.


Sauf chez les sujets âgés, ce matériel est destiné à la poubelle mais après un délai normal de 18 mois pour assurer une consolidation suffisante pour un os en porte à faux. Pour moi, la date de l'ablation a été fixée au 27 mai 2009, 17 mois après le temps zéro, avec une préparation médicale qui commence 2 semaines auparavant par la consultation d'un anesthésiste et un électrocardiogramme puis, une semaine avant, par une analyse sanguine relativement poussée.


Ces événements, mineurs pour le patient, constituent néanmoins une préparation psychologique faisant réaliser qu'une opération chirurgicale n'est jamais une plaisanterie. Aussi, avant de partir à l'hôpital je mets mes papiers en règle, c'est à dire... ma déclaration d'impôts dont la date limite de dépôt a été fixé au 29 mai. Je ne veux pas laisser une majoration à payer à mes héritiers !!!

                             Sommaire

Visite chez l'anesthésiste

L'hôpital a changé

Quand l'angoisse monte, la tension monte aussi...

Malade pendant la nuit avant l'opération !

Malade pendant la nuit avant l'opération !

Pas d'horaire pour l'opération !

En salle d'anesthésie

En salle d'opération

En salle de réveil

Maison, maison...

A la maison

Le prix de la métallisation

Pour s'en remettre au mieux

Médecine quantique et mil-thérapie

Visite chez l'anesthésiste

 

L'anesthésiste que je rencontre, à l'hôpital, est plutôt âgé. Ce ne sera pas lui qui me prendra en charge le jour de l'opération. A la lecture de mon dossier il  manifeste vivement au fait que j'ai reçu du catapressan au cours de la première anesthésie. Visiblement il n'en aurait pas mis. Je flaire qu'il s'agit d'un produit plutôt toxique aussi je l'interroge. Il me répond que le catapressan "c'est bien car ça permet de retarder le moment du réveil et donc du retour de la douleur mais qu'on s'inquiète car le réveil tarde", c'est à dire le retour de la sensibilité dans les jambes. Il confirme exactement ce que j'avais constaté en salle de réveil après la première opération. L'infirmière qui surveillait mon réveil était même allé chercher l'anesthésiste car elle s'inquiétait de  l'absence du retour de la sensibilité.

Il s'agissait non pas d'une anesthésie générale mais d'une rachi-anesthésie qui vous transforme en centaure et se réalise en apparence comme une péridurale. En apparence seulement car dans la rachi-anesthésie l'aiguille doit franchir la dure-mère qui protège le liquide céphalo-rachidien.

 

Le catapressan c'est peut-être bien pour le confort mais c'est sans doute toxique comme tout produit efficace dans ce genre d'action. Mais de cela l'anesthésiste ne me parlera point. Sur ce site médical  il est indiqué que le catapressan et la morphine ne sont pas toxiques pour les nerfs, mais il n'y a pas que les nerfs. Voici un autre site qui donne des contre indications au catapressan :

 

Contre-indications :

 

Les étLe prix de la métallisationats dépressifs (CATAPRESSAN, ALDOMET).

Les hépatites médicamenteuses (surtout le CATAPRESSAN)


Effets secondaires.

Hypotension orthostatique.

Sécheresse buccale (CATAPRESSAN).

Somnolence (CATAPRESSAN).

 

Et pour se rassurer  complètement sur la rachi-anesthésie, il y a Wikipedia :

 

« Souvent effrayante pour qui peut en bénéficier (la principale crainte exprimée étant la paraplégie), la rachianesthésie est une technique sûre, qui expose à peu de complications. Le rapport bénéfice-risque de cette technique par rapport à une autre (notamment l'anesthésie générale) doit être pesé pour chaque indication, et le refus de la rachianesthésie par un patient correctement informé doit être considéré comme une contre-indication à sa réalisation.

L'effet secondaire le plus fréquent de la rachianesthésie est une hypotension artérielle transitoire, sans conséquence chez le sujet en bonne santé mais qui contre-indique son emploi chez les patients présentant une défaillance cardio-circulatoire et de façon générale chez les personnes très âgées.

Les complications graves de cette technique existent (arrêt cardiaque, hématome périmédullaire, lésion d'une racine nerveuse, méningite) mais restent rares, et sont limitées par le respect des contre-indications  et l'observation d'une technique et d'une surveillance rigoureuses. La paraplégie n'est plus considérée comme une complication potentielle de la rachianesthésie sous réserve que le bilan d'hémostase soit normal. »

 

Quant à ce site médical il écrit ceci à propos de la rachi-anesthésie : 

 

« La rachi anesthésie expose à un certain nombre de complications potentiellement graves bien qu’exceptionnelles. Une sélection des patients et une technique rigoureuse doivent permettre d’en diminuer énormément l’incidence. Une surveillance post opératoire attentive en permet la détection précoce et le traitement  rapide garant d’une meilleure récupération. »

 


L'hôpital a changé

 

Le service d'orthopédie a été transféré à l'étage au dessus, condition nécessaire pour une rénovation qui était devenue indispensable. Au cours de ma première visite d'inspection, au Noël 2007, j'avais constaté que les sanitaires étaient dans un inquiétant état de délabrement. Trois jours après l'opération j'avais dû faire ma toilette debout, appuyé à un lavabo qui s'agitait d'avant en arrière et de gauche à droite quand on s'appuyait dessus. Quand on sait qu'avec ce type de fracture le moindre mouvement un tant soit peu soudain déclenche une vive douleur, on peut apprécier.


Si le cabinet de toilette est tout aussi exigu, il a été fraichement repeint et dispose d'appareils neufs. Le lavabo branlant est devenu une solide tablette-lavabo intégrée et il y a maintenant une douche. Dans la chambre on trouve un dispositif distribuant une solution hydroalcoolique pour le lavage des mains du personnel qui l'utilisera effectivement. C'est nouveau. Il faut dire qu'en janvier 2009 cet hôpital faisait partie de la douzaine d'hôpitaux qui avaient été publiquement épinglés pour ne pas avoir remis de rapport sur leur dispositif de lutte contre les maladies nosocomiales. Sur France 2 c'était justement le directeur de cet hôpital qui répondait aux questions des journalistes. Selon le directeur, c'était seulement le fait de ne pas avoir remis le rapport qui était sanctionné et non un défaut de mesures de lutte contre les maladies nosocomiales. Un simple oubli...


Mais la leçon a été salutaire car suivie d'une saine réaction : pour ma première opération ma cuisse n'avait pas été rasée, pas même au niveau de la future incision. Le pansement adhésif avait été fixé directement sur les poils ! Je ne suis pas très poilu mais quand même ! Il n'est pas envisageable de raser sur la table d'opération, cela devait être fait avant. J'étais opérable en urgence et il n'était pas possible de retourner ma jambe en tout sens, mais j'ai passé toute la nuit dans le service, il ne fallait pas plus d'une minute pour raser largement la partie externe de la cuisse sans la bouger et ça ne coûte rien.

 

17 mois plus tard, dans le même service du même hôpital, la veille de l'opération, aussitôt après mon entrée, on me demande de me raser toute la jambe et l'infirmière vérifiera en enlevant quelques poils plus inaccessibles pour moi. Ensuite elle me demandera de prendre une douche à la bétadine, y compris les cheveux, puis une autre le lendemain matin. De plus, je constate aussi que le personnel est devenu beaucoup plus accueillant, c'est vraiment le jour et la nuit de ce point de vue aussi. Je ne suis pas inspecteur des hôpitaux et ne souhaite pas le devenir compte tenu du coût que ces inspections ont pour moi mais il faut savoir reconnaître les efforts et les encourager, je l'ai d'ailleurs dit à des membres du personnel qui y ont été très sensibles et je le dirai au chef de service qui est aussi mon chirurgien quand je le reverrai le 29 juillet pour le contrôle.


 

Quand l'angoisse monte, la tension monte aussi...

 

A l'hôpital, une partie des activités consiste à surveiller les constantes comme ils disent, des constantes qui varient : il s'agit de la fréquence cardiaque (FC), de la tension et du taux de saturation en oxygène (SpO2). La saturation en Oxygène, dite SpO2, est la saturation pulsée qui se mesure au moyen d'un saturomètre et d'un capteur : une pince sur un doigt. La mesure exploite les variations de la couleur du sang en fonction de sa teneur en oxygène. Le résultat est un taux pouvant varier entre 70 et 100%. Plus de détail sur ce document de 24 pages qui se terminent ainsi :


« Les éléments cliniques seront toujours prépondérants face à un valeur affichée. C'est le patient qu'il faut prendre en charge, pas le saturomètre. Quand le Sage montre la Lune, l'imbécile regarde le doigt »

Je ne commet pas cette erreur de regarder le doigt car cette lumière rouge à son extrémité me fait irrésistiblement penser à HiTi. Aussi, je n'ai pas raté de distraire les soignantes le jour de mon départ avec le fameux "maison, maison.... "


Le matin de l'opération, la tension est à 16/8, ce qui est élevé mais avec un différentiel important favorable. C'est considéré comme très normal  dans ces conditions. Ma FC est élevée aussi, du moins pour moi : plus de 60 alors que je suis allongé. Pendant toute la phase pré-opératoire elle va osciller entre 58 et 68 ainsi que pendant la première partie de l'opération. Quand j'apprendrais, au cours de celle-ci, que le métal a été enlevé, elle descendra à 48 voire 46, la tension descendra à 13/7 et la saturation en oxygène montera à 100%, preuves qu'un poids m'avait quitté !

 

Malade pendant la nuit avant l'opération !

Quand j'arrive à l'hôpital, vers 17h, j'ai un léger picotement au niveau de la cage thoracique. Je n'en parle pas au médecin anesthésiste qui me demande si je suis enrhumé ou si j'ai quelque chose à signaler. Mais pendant la nuit, ce picotement va s'étendre et s'amplifier. Si j'ai de la fièvre demain matin on ne m'opérera pas. Alors j'utilise l'huile essentielle de saro sur le thorax à plusieurs reprises. Cela finira par disparaître mais le problème s'est déplacé sur les sinus frontaux. Preuve qu'il s'agit bien d'une infection. Je traite de même avec du saro à plusieurs reprises. Je suis évidemment inquiet mais le matin tout aura disparu.

Avec l'opération j'ai interrompu le traitement mais quelques jours plus tard, à la maison, cette infection me reprend. Je suis fiévreux, nauséeux et j'aurais même de la fièvre jusqu'à 38,7  ce qui est ennuyeux après une opération et un os percé au cas où le microbe aurait la mauvaise idée d'aller s'y installer. Je vais donc reprendre le traitement en utilisant aussi raventsare (ou ravintsara) et de la vitamine C en poudre, ce qui permet d'en utiliser des quantités importantes car on évite l'excipient. 16 heures après, la température sera redevenue normale mais je vais poursuivre le traitement plusieurs jours.

 

Pas d'horaire pour l'opération !

 

Mon opération était prévue à 9h : par là il faut simplement entendre qu'à cette heure on me donnera un calmant pour être zen pendant l'opération et qu'on m'appliquera une pommade anesthésiante locale sur la colonne, là où sera pratiquée la rachi-anesthésie. Le chirurgien passe à 8h30 : il y a énormément de travail dit-il, ce sera dans la journée mais il n'y a pas d'horaire!


Pourtant, à 9h tapante, une soignante passera pour préparer le calmant dans un verre et m'appliquer la pommade avec un adhésif. Je lui demande si elle a entendu ce qu'a dit le chirurgien. Oui, mais ça n'a pas d'importance me répond-elle. Le verre avec sa potion magique est sur la tablette mais la soignante a tourné les talons. Je n'aime pas trop tous ces produits forcément toxiques et pas absolument indispensables. Comme je me sens assez tendu j'en prends malgré tout une petite gorgée et jette le reste dans le lavabo. Je revois le dessin humoristique du malade qui arrose une plante avec ses médicaments et où l'on voit la plante dépérir...

A 11h tapante, la même soignante, très scrupuleuse mais peu portée à prendre des initiatives et à s'adapter aux situations mouvantes de la chirurgie orthopédique extrêmement tributaire des accidents, s'occupera de la même façon de mon voisin de chambre. C'était l'horaire prévu...du temps où il y avait un horaire … Je ne sais pas à quelle heure il aura été opéré mais il est remonté à 21h !

 

En salle d'anesthésie

 

Il est 11h40, je quitte ma chambre en direction de la salle d'anesthésie où je vais passer encore un long moment en attente avec les constantes vérifiés en permanence : 16/8 pour la tension; 98 pour la SpO2; 58-68 pour la FC. La tension est palpable, c'est le cas de le dire avec cet appareil qui se gonfle automatiquement toute les 5 minutes. 

Vers 13 h, c'est le moment de faire l'anesthésie : on me fait asseoir en travers d'un lit sur lequel je n'ai aucun point d'appui et sur lequel je me sens très instable, pouvant osciller facilement de gauche à droite. Je sais que pour une telle piqûre à très haut risque il ne faut pas bouger et je ne me sens pas rassuré mais ils ont l'habitude et je fais confiance. L'anesthésiste enlève la plaque avec la pommade et commence à piquer. Je sens l'aiguille qui pique les nerfs et je vibre un peu. Je n'y pouvais rien sous la douleur soudaine et le support oscillant. L'anesthésiste crie : Non! Il a sans doute retiré précipitamment l'aiguille. Son assistante me fait asseoir autrement, c'est l'improvisation totale alors qu'ils font ça 10 fois par jour.

La seconde fois, je ne sentirai rien. Je ne sais pas ce qui s'est passé à la première tentative mais il y a eu un problème, c'est sûr. L'anesthésie locale commencée à 9h était-elle encore active 4 heures plus tard ? L'anesthésiste a-t-il mal piqué ? C'est une pratique à haut risque qui exige une pratique rigoureuse. Visiblement il y a encore des progrès à faire dans cet hôpital et je le signalerai au chirurgien à la visite de contrôle.


Très vite, je sens que le pied droit est pris par l'anesthésie puis progressivement toute la moitié inférieure du corps. Bientôt je ne pourrai plus me déplacer.

 

En salle d'opération

 

Ce n'est pas la salle que j'avais vu la première fois qui était sans doute la salle principale mais une autre plus annexe pour les petites opérations. Le chirurgien n'est pas là, il opère dans une autre salle. Toute une équipe me prend en charge pour me transférer sur la table, badigeonner longuement toute la jambe avec de la bétadine : "c'est le grand nettoyage" me dit l'infirmier, qui met beaucoup d'énergie dans la lutte contre les maladies nosocomiales; m'installer sur le côté, le flanc de la cuisse gauche à l'horizontale : ce n'est pas si facile quand on est paraplégique; créer le champ opératoire en prenant assise sur mon corps avec des adhésifs pour tendre les tissus qui partagent l'espace en 2 et vont me priver du spectacle -c'est préférable- mais aussi couper l'équipe en 2, côté opération, coté médical.


Je peux à la fois voir la pendule et l'écran de contrôle des constantes. Un moment d'attente puis je reconnais la voix du chirurgien et j'entends le bruit métallique du matériel que l'on prépare. Ça va commencer !

 

Le cochon qui grille

Soudain, je sens une odeur de cochon grillé, c'est bien mon odeur, celle de ma chair qui grille sous le bistouri électrique, ce que me confirme la jeune assistante qui se tient près de moi. L'incision est faite, au même endroit que la première me dit-elle. Il est 13h30. Il arrive parfois que le bistouri électrique provoque de graves brulures.

J'entends et devine le mouvement de dévissage des 3 petites vis qui tiennent la plaque. Simplement posée sur le fémur, elle s'enlève sans problème. J'entendrais parler du patient précédent qui avait la même chose mais avait cassé une vis. Impossible de  retirer la vis cassée. L'équipe en discute tout en poursuivant mon opération.


Les effets d'un ouf !!!

Reste la grosse vis, la tension est toujours haute, 16/8 et le pouls à plus de 65. Je sens les efforts du chirurgien pour dévisser, mais rien d'excessif, puis j'entends, peut-être par la transmission du son à travers les os, que cela se dévisse bien. Je m'attendais à des efforts plus grands car je me souviens très bien de la pression que le chirurgien avait exercé sur ma hanche pour  visser dans la tête de fémur, le cotyle qui est la partie la plus dure. L'assistante m'annonce que c'est fait, tout est enlevé. Rapidement, le cœur descend à 48, la SpO2 monte à 100 et la tension descend à 13/7...Ouf !!! Mon corps a dit ouf !!!

Depuis quelques temps j'entretenais la crainte que le chirurgien ne puisse enlever cette grosse vis.  Pourtant, elle se termine par une véritable vrille qui doit pouvoir permettre de l'enlever. Je me suis raconté tout cela pendant des jours en regardant les radios pour me rassurer mais l'anxiété était là quand même et les chiffres ont parlé.

 

Je demande si je peux voir le matériel. On me l'apportera. Je suis impressionné par l'épaisseur de la plaque. Je demande ce qu'ils font du matériel. On jette, me  dit-on. Pouvez-vous me le donner ? "On le faisait mais on n'en a plus le droit."


La métallisation des tissus

J'entends que le chirurgien gratte les chairs, je me demande ce qu'il fait. Il m'expliquera en sortant qu'il y avait une métallisation des chairs et qu'il fallait soigneusement enlever tout le métal. Effectivement j'avais constaté que par plaques le revêtement du métal avait disparu. Il est en inox et il s'était donc installé sur les chairs.

Deux jours après, je constaterai que l'œdème a disparu au niveau du tibia alors qu'il persistait depuis 17 mois jusqu'à la veille de l'opération. Il est directement lié à cette métallisation des tissus très certainement. Cela me fait penser à une autre métallisation, celle provoquée par l'hydroxyde d'aluminium présent dans de nombreux vaccin et utilisé comme adjuvant d'immunité. Il permet de réduire considérablement la quantité d'antigène nécessaire par dose de vaccin d'où une réduction des coûts et une production plus massive. L'industrie du vaccin est actuellement dans l'incapacité de le remplacer. Or chacun sait la polémique crée autour de ce produit sur la nocivité de cet adjuvant avec la MFM, la myofasciite à macro-phages. Je ne sais pas ce que l'accumulation d'hydroxyde d'aluminium peut provoquer à la longue chez un vacciné mais j'ai une expérience  qui démontre que du métal au niveau de la hanche est capable d'engendrer un œdème persistant au niveau inférieur du tibia.


Un peu de couture 

Puis, je devine le travail de couturière du chirurgien auquel succède le bruit de l'agrafeuse. Les agrafes se succèdent à cadence rapide. Ça me rappelle quand j'agrafais de la toile de jute sur les murs !

Il vient me dire quelques mots :  me parle de la métallisation. Le matin du départ je lui demanderai si cela est normal. Il me répondra que oui. Puis, au moment de quitter la salle, se retourne pour me dire qu'il faudra marcher avec 2 béquilles pendant 1 mois et demi !

Pendant toute l'opération ce sera un va et vient continuel car les médecins anesthésistes viennent aux nouvelles pour savoir quand préparer les prochains opérés. On parle beaucoup dans une salle d'opération et pas uniquement de ce qui concerne l'opération en cours. Il faut une grande maîtrise de soi pour faire un travail aussi méticuleux et à risque dans de telles conditions. Je comprends que les chirurgiens prennent leurs vacances dans des palaces dans des îles lointaines. S'ils ont l'argent pour cela, ils ne le volent pas, sauf quelques chirurgiens de l'esthétique qui défraient la chronique et sont la honte de la profession.

Je comprends mieux aussi qu'il puisse parfois y avoir des erreurs : une jambe coupée pour une appendicectomie par exemple...ou...les choses...pour une hernie...


En salle de réveil

 

Après démolition du champ opératoire reste une opération que je juge délicate : me faire passer de la table d'opération très étroite où je suis sur le côté à la position allongée sur mon lit. Je coopère comme je peux avec mes bras. Puis, en route vers la salle de réveil où je rejoins 4 autres opérés. Comme chaque changement de valeur d'une constante est ponctué par une sonnerie avec un timbre différent pour chaque constante, c'est un véritable orchestre !

La tension est remontée à 16/8 avec toutes ces émotions et celle de retrouver la mobilité de mes jambes. Je vais profiter de ces longues heures pour expérimenter et tenter de provoquer moi-même la variation des constantes. Pour la SpO2, le plus souvent à 98, je constate qu'il faut respirer largement mais de façon relâchée pour la faire monter à 100. Si je fais des respirations forcées le résultat n'est pas forcément meilleur. Si je relève le buste, elle a aussitôt tendance à diminuer. Autrement dit, il semblerait que tout effort contractant réduit cette saturation en oxygène. Il en va de même pour la tension que je verrai progressivement descendre jusqu'à 13/7 par palier et avec des oscillations. La FC va au bout d'un moment se maintenir à 48 voire 46 pour ne remonter que si je fais des efforts

 

Je vais aussi assister au retour progressif de la sensibilité, plier la jambe droite, bouger un peu la gauche. Tout cela participe sans doute à la réduction de la tension psychologique et donc de la tension artérielle. Je réalise aussi qu'à 16/8 je ressens une certaine tension dans les bras alors qu'à 13/7 c'est plus détendu. Autrement dit, je pourrais presque, avec un peu d'attention, deviner en gros ma tension artérielle.

J'aurais confirmation de ces observations la nuit suivante : réveillé à 4 heures du matin par les soignantes venant vérifier les constantes alors que j'étais détendu, la SpO2 était à 100% et la tension à 11/7. Je n'ai pas noté la FC.


Ma conclusion de cet intéressant stage expérimental est que pour avoir les constantes les plus favorables il faut être zen !

Être zen, justement : j'avais appris quelques jours auparavant que le safran avait cette vertu et qu'il serait même plus efficace que le prozac (et moins dangereux) contre la dépression. Une idée : avant une opération, plutôt que de prendre je ne sais quelle potion médicamenteuse pour être calme, pourquoi-pas du safran ? De toute façon, il y a aussi gelsemium 30CH que j'avais pris la veille.


Maison, maison...

 

Deux jours après l'opération je vais pouvoir rentrer à la maison. Ce matin là je n'ai plus de perf mais j'ai encore 2 fils à la patte sous la forme de 2 drains (des redons). Mon voisin de chambre a encore une perf et un drain. C'est un ancien du service, aussi, fort de son expérience il a la lumineuse idée d'aller se promener... Il tente de fixer le bocal relié au  redon à un porte-perf mais le matériel lui échappe, le bocal se fend et une petite partie du sang se répand au sol. L'hémorragie paraît stabilisée. Néanmoins, il me paraissait judicieux de placer d'urgence le bocal dans un autre récipient.


La soignante arrivée sur les lieux du drame appelle aussitôt l'infirmière qui s'empresse de changer le bocal. En retirant le tuyau elle crée un appel d'air qui étale la totalité du sang sur le sol en quelques secondes ! Un drap sera sacrifié pour éponger tout ça et jeté dans la poubelle des déchets sanguins. Une soignante me raconte que ça lui était arrivé : le bocal plein et réputé incassable avait explosé au sol en l'aspergeant de sang jusqu'aux bras. Elle avait dû faire une déclaration d'accident du travail en raison d'un risque possible de contamination. La commission ne comprenait pas comment le bocal avait pu se briser en arrivant au sol. C'est clair, c'est possible, surtout quand ils sont alourdis par le sang.


La veille, le chirurgien avait demandé de me faire marcher, c'était inscrit au tableau de ma chambre. On me fera asseoir dans le fauteuil à côté du lit. Je le ferai très facilement et suis même surpris par rapport à ce que j'avais vécu avec la fracture pour faire ce simple geste. Mais il demande une logistique car avec 2 drains et une perf il faut du personnel ! C'est sans doute pourquoi on ne me fera pas marcher : il faudrait une personne tenant les 2 drains et la perf et au moins une autre pour me surveiller si je venais à défaillir. Le personnel n'a pas trouvé le temps pour cela.


Le lendemain matin on me demande comment je veux rentrer : VSL ou voiture particulière. Après coup je réalise que j'aurais pu rentrer en voiture particulière (sans conduire !) mais quand j'ai pris ma décision j'étais encore avec 2 drains et je ne savais pas comment se déroulerait les premiers pas ni combien de temps je pourrai marcher. Alors j'ai opté sans hésiter pour la sécurité : être transporté par un professionnel. Si j'avais pu marcher plus tôt j'aurais pu faire faire des économies à la sécu...

A la maison

Je suis donc de retour 48 heures après l'opération. Il faut reprendre possession des lieux en fonction des possibilités du moment. Je constate que tout est plus facile que la première fois avec la fracture. Même la flexion pour s'asseoir, qui me semblait pourtant liée uniquement à l'incision dans le muscle, se fait beaucoup plus aisément et je n'aurai pas de véritable problème pour utiliser les WC, ce qui n'est pas qu'un petit détail pour la vie de chaque jour...

 

Il y a le problème de l'escalier avec l'ordinateur à l'étage, c'est précieux l'ordinateur, surtout quand on a une mobilité limitée. J'avais étudié la question auparavant : la méthode la plus simple, sûre et efficace est...de monter à 4 pattes ! Il suffit d'éviter de placer la jambe défaillante plus haut que l'autre.  C'est même plus facile que de marcher avec 2 béquilles : dans les 2 cas il faut s'appuyer sur la jambe blessée pour avancer la jambe valide et dans les 2 cas on a le double appuis sur les bras ou les béquilles pour soulager la jambe blessée, mais, à 4 pattes dans un escalier le transfert de poids sur les bras est beaucoup plus important, aussi la jambe blessée porte moins.

 

Comme j'avais étudié le gestuel avant de partir à l'hôpital,  je n'hésite pas à me lancer dans l'escalier moins d'une heure après mon arrivée. Ma femme veut m'en empêcher mais allez arrêter un gamin ! Je monte sans problème mais en haut il faut 2 béquilles et ce ne serait pas facile de monter avec. La solution : 2 autres béquilles qui m'attendent en haut de l'escalier ! Idem pour la descente à faire en arrière bien sûr ! Je n'avais pas pensé à tout cela la première fois, aussi j'avais attendu longtemps avant de m'aventurer debout dans l'escalier, appuyé à la rampe d'un côté et sur une béquille de l'autre. Aussi, j'ai déposé un brevet mondial pour l'ensemble de la méthode !

Ainsi j'accède à l'ordinateur pour lire les derniers messages, prendre connaissance de la progression du virus H1N1 vers la pandémie tant désirée qui semble prendre consistance. Avec mon autre blog sur les vaccins, je vais avoir de quoi m'occuper pendant ces longues journées !

 

Le prix de la métallisation

Pendant 10 jours je vais avoir chaque jour une piqûre d'héparine pour éviter l'éventuelle formation d'un caillot. C'était 30 jours la première fois mais là il n'y a plus de métal. Or, la présence de métal peut favoriser la formation d'un caillot pendant plusieurs mois. Ce traitement s'accompagne d'un contrôle bihebdomadaire des plaquettes que l'héparine pourrait faire chuter.

Il y a bien sûr aussi la surveillance de la cicatrice. Quinze jours après l'opération l'infirmière enlève les 21 agrafes qui ferment la plaie. C'est elle qui les avait comptées, s'écriant "vingt et une ! Je vais m'amuser à enlever tout ça ! " Et moi, donc ! Car il y a de l'inflammation qui rend l'affaire un peu douloureuse. Ce que je n'avais pas prévu c'était cette métallisation des tissus et le grattage du chirurgien qui me laisse avec des chairs sans doute meurtries. La cicatrice serpente sur ma cuisse, contrairement à la première qui était rectiligne. Pourtant, le chirurgien a coupé sur la cicatrice précédente pour ne pas en créer une seconde. Mais le grattage a distendu les tissus de façon irrégulière et ceci explique sans doute cela. D'ailleurs il y a une douleur au moins au toucher de part et d'autre de la cicatrice sur 2 centimètres. C'est vraiment la désagréable surprise de l'affaire. Impossible par exemple de me coucher sur le côté.

L'infirmière pense qu'il faut laisser la cicatrice à l'air, sans pansement protecteur. Sur la cicatrice je vais utiliser l'huile essentielle d'hélicryse.


Pour s'en remettre au mieux

Pendant une semaine encore je vais me sentir nauséeux, les anesthésiants sans doute. Je prends  du desmodium pour soutenir le foie dans cette tâche importante. L'expérience précédente m'a montré qu'il n'était pas simple de se libérer complètement de l'impact des anesthésiants. Puis, je vais utiliser les dilutions homéopathiques de ces anesthésiants afin d'aider l'organisme à s'en débarrasser. Mon médecin m'avait demandé d'attendre 10 jours pour commencer. C'est la procédure de l'homéopathie séquentielle du médecin suisse Elmiger et dont j'avais pu à plusieurs reprises apprécier l'efficacité quand elle est judicieusement utilisée.

Pour la reconstitution osseuse, la vis laisse un gros trou dans un endroit stratégique, c'est à dire porteur et à faux, l'homéopathie propose symphitum 5CH, 3 granules 2 ou 3 fois par jour. Il y a aussi la gamme des calcarea (carbonica, phosphoricum, fluoricum). Au téléphone, mon médecin me propose calcarea carb en 4 CH. Un thérapeute non médecin teste le type et trouve phosphoricum pour moi. Ensuite il teste la dilution parmi 4, 5, 7, 9 et 15 CH. Il trouve 7CH. Ce serait donc, selon ce test, calcarea phos. 7CH qui me conviendrait le mieux. J'ai confiance dans le test même si ce n'est pas à première vue très scientifique. C'est là où des non-médecins qui ont développé ce potentiel peuvent parfois faire mieux qu'un médecin qui se réfère à des protocoles généraux mais ne peut cerner toute la subtilité individuelle.  En fait, d'une façon ou d'une autre, le principe de ce genre de test consiste à amplifier pour la rendre perceptible, la très légère réaction de l'organisme quand il est mis en présence, même externe, du produit.

Cette possibilité à laquelle je crois pourrait donner lieu à des recherches intéressantes et fructueuses. Malheureusement, notre science dogmatique refuserait certainement d'investiguer ce potentiel humain. Il est très malheureux et navrant de constater que la démarche soi-disant scientifique consiste à nier les phénomènes dérangeants pour les idées préconçues plutôt que de les étudier.

Pour l'apport en calcium assimilable il y a le lithotame (j'ai eu beaucoup de difficulté pour trouver un site non commercial commentant le produit). Mon médecin me l'avait conseillé pour rééquilibrer le ph et son intérêt pour moi fut confirmé par le test du thérapeute. Il teste aussi le silicium et la vitamine D qui ne sortent pas mais je prends du silicium organique tous les jours et je me suis bien rechargé en vitamine D après qu'une analyse médicale ait montré à l'automne que j'étais en léger déficit. Il faut donc poursuivre le silicium et profiter du soleil pour la vitamine D.


Médecine quantique et mil-thérapie

Aussitôt les agrafes enlevées je vais pouvoir avoir une séance de mil-thérapie dont j'ai parlé dans d'autres articles sur ce blog ainsi que la médecine quantique. Il s'agit en priorité d'aider à la reconstitution osseuse du trou laissé par le matériel et qui fragilise dangereusement le col. Je rappelle que cette technique de pointe a été initialement élaborée par les Russes dans le cadre de la recherche astronautique : on sait qu'en raison de l'apesanteur les cosmonaute de retour sur terre avaient les os fragiles comme du verre. Cette technique utilisée en France grâce aux appareils Milta est donc tout particulièrement efficace pour la reconstruction osseuse mais aussi sur les muscles, la peau et la cicatrisation. Il s'agit d'une technique qui s'appuie sur des connaissances de haut niveau dans le domaine de la Physique. Malheureusement, la recherche française voire occidentale a la très fâcheuse tendance à considérer l'être humain comme étant exclusivement biochimique alors qu'il est beaucoup plus fondamentalement un être énergétique bourré d'informatique. La vie c'est d'abord de la transmission d'informations.


Devant le spectacle pas très joli de la cicatrice fraîchement dégrafée, le thérapeute va d'abord insister longuement sur elle. C'est bien cette cicatrice qui me gêne le plus, du moins en apparence. Après 2 séances et une semaine écoulée elle sera beaucoup plus sympathique. Il insiste aussi longuement sur ce qui reste malgré tout la raison principale de ma visite : soutenir la consolidation du col afin d'éviter toute surprise désagréable.


Dès la seconde séance je ressens aussitôt après nettement plus de forces dans l'appui et je vais abandonner la seconde béquille pour mes déplacements à l'intérieur de la maison, ce qui est appréciable pour transporter un objet.  Sinon, il faut prendre un sac à dos ! 21 jours après l'opération, je découvre même que je peux faire facilement des déplacements latéraux sans béquille, mais attention, uniquement à droite pour moi, c'est à dire côté valide. C'est très utile pour les petits déplacements utilitaires dans la salle de bain ou la chambre. La jambe gauche appuie alors très peu, beaucoup moins que si on s'appuie sur elle sans aucun autre soutien pour avancer la jambe droite valide. Je tente aussi parfois de faire un petit pas en avant, un seul, sans appuyer la béquille qui reste cependant tout près du sol au cas où...PAS DE FAUTE dirait Bernard Laporte, pas de faute !!! Mais j'ai quand même l'impression que le col est solide. Cependant, si on se laisse aller on peut très facilement placer le col en position plus difficile, par exemple en se prenant les pieds dans un tapis ou en glissant dans la baignoire, c'est pourquoi il faut rester assez strict.


Le 29 juillet j'aurai une visite de contrôle avec le chirurgien. Il sera intéressant d'apprécier la vitesse et la qualité de la reconstitution osseuse à ce moment là. Cela motive le thérapeute même si je n'envisage pas d'expliquer au chirurgien que j'ai soigné mon os comme un cosmonaute dans son vaisseau spatial ! Pourtant, le fabricant de l'appareil affirme avoir équipé non seulement des équipes sportives mais aussi des établissements hospitaliers publics et privés.


Je vais aussi reprendre le vélo sur cylindre dès que les agrafes auront été enlevées.

A suivre...

 

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11 janvier 2009

Fracture du col du fémur : un an après...


 

Voilà une fracture pour laquelle la récupération totale est longue, très longue. Aussi je vais essayer d'en faire un bilan un an après. Si des progrès très importants ont été accomplis il reste encore des étapes à franchir, en particulier l'enlèvement du matériel qui m'avait permis de marcher 3 jours après l'opération. Mais ce n'est pas le seul problème.

 

D'abord un petit rappel...

 

car il y a fracture et fracture pour le col du fémur et toutes les expériences ne sont pas comparables, loin s'en faut !

 

Ce fut donc une chute violente sur la hanche gauche en dérapant en vélo sur du verglas dans une descente. Puis 50m de glissade sur la hanche avant de s'arrêter en bas de la descente, la veille de Noël. Fracture per-trochanterienne  pratiquement sans déplacement, une chance avec cette glissade ! Opéré le lendemain matin par le Père Noël bien sûr qui installe une vis-plaque dite THS : une grosse vis qui traverse tout le col jusqu'à mi tête de fémur où elle vient buter sur le cotyle, la  partie la plus résistante de la tête. Puis une plaque qui verrouille la vis le long du fémur et qui est tenue par 3 vis étroites mais longues, traversant tout le fémur.

 

Tout cela est destiné à être enlevé mais avant il a fallu l'installer ! Et pour cela ouvrir sur 14 cm, donc couper muscles, vaisseaux, petits nerfs...Les conséquences de l'opération sont plus graves que la fracture elle-même. Pendant plusieurs mois on risque un caillot et donc une phlébite et ses conséquences, le cas échéant mortelles si le caillot passe...Il y a les anesthésiants qui sont autant de polluants qui persistent dans le corps même si on n'en perçoit pas les effets de façon visible. Il y a les antidouleurs, indispensables pendant les premiers jours si on n'est pas un fakir. Il y a le contact de l'os avec le métal, juste au niveau de l'appui. Le contact de la plaque avec la chair blessée, sur 14 cm le long du fémur. Les muscles qui ne réagissent plus et qui fondent. La circulation veineuse qui se fait moins bien avec l'inévitable oedème. Le risque de tomber sur le métal qui pourrait casser l'os...La peur au ventre en vélo...La crainte de ne pas tout récupérer, même simplement pour monter sur un escabeau.


Et puis, il faudra y retourner sur la table d'opération : nouvelle anesthésie, ouvrir, couper...et se retrouver quelques temps avec un col du fémur fragilisé par le trou béant laissé par la grosse vis. Le chirurgien m'a prévenu : pendant un mois il faudra marcher avec 2 béquilles ! Donc ne prendre aucun risque et vivre comme un handicapé.


Comment vivre tout cela ? Je vais essayer de faire mon bilan, qui n'est valable que pour moi mais peut aider quelques autres blessés du col. Ce blog vélo est devenu 6 mois après son ouverture, un blog sur la fracture du col du fémur ! Vous êtes nombreux à venir le visiter, alors, si mon expérience peut servir à quelques uns tant mieux !


Mais ATTENTION, c'est une expérience, un témoignage avec ses ratés et ses mauvais choix, en aucun cas pour dire ce qu'il faut faire ou ne pas faire.

 

Marcher, monter les escaliers, porter...

 

Un an après, le problème posé par l'appui sur la hanche gauche n'est pas totalement éliminé. Il ne le sera sans doute pas tant que le métal sera en place car il est en contact avec l'os au niveau de l'appui. La sensation est variable et paraît très sensible aux positions statiques adoptées dans le lit ou en étant assis. Par exemple, je constate qu'il vaut mieux éviter de croiser les jambes car cela doit exercer une traction sur le métal qui génère ensuite une gêne sensible. De même, il vaudrait mieux éviter de dormir sur le côté, les 2 sont nocifs, et garder la jambe bien dans son axe. Pourtant, l'os est bien consolidé mais le métal est là et ce type de matériel n'est pas destiné à être gardé.

 

Je ne pourrais pas faire beaucoup de kilomètres à pied sans utiliser une béquille pour soulager l'appui. Monter les escaliers sans se soutenir un peu à la rampe, c'est possible et il faut sans doute le faire mais je n'irai pas en haut d'un phare comme ça !

Il est plus facile de porter les objets un peu lourds côté gauche ( côté blessé) que côté droit, aussi paradoxal que ça puisse paraître. Cela s'explique ainsi : porté à gauche et le plus possible le long du corps, le poids s'exerce à l'aplomb de la jambe alors qu'à droite il va créer une traction latérale quand l'appui sera uniquement sur la jambe gauche.


Tenir l'équilibre sur une jambe comme un flamand rose est une posture classique et très connue du yoga (posture de l'arbre). Elle reste encore difficile pour moi. Six mois après l'opération je ne pouvais pas. Je m'y exerce mais pas question de le faire sans disposer d'un appui à proximité pour se lancer et se retenir en cas de déséquilibre. Ce n'est pas qu'une question de force, il est certain que les muscles répondent moins rapidement, or tenir un équilibre consiste à compenser constamment et instantanément les déséquilibres qui se produisent. Tout retard dans la réponse aggrave le déséquilibre et peut rendre impossible la compensation. Je n'ai pas encore totalement récupéré la rapidité de la réponse et il y a des tremblements oscillants encore trop prononcés pour donner toute sécurité dans une telle position.

 

Exactement 1 an jour pour jour après la fracture, le 24 décembre, je tente de monter les marches 2 par 2. C'est difficile quand c'est la jambe blessée qui est en haut et qu'il faut s'appuyer totalement sur elle mais je constate que la douleur provoquée ne persiste pas et que des progrès se manifestent les jours suivants. Je dispose de 2 escaliers : l'un avec des marches de 15cm et l'autre de 17,5, soit 5cm de plus pour 2 marches. La différence est énorme. Aussi je m'entraîne d'abord sur le plus facile. Je constate aussi que si je monte rapidement en enchainant c'est plus facile qu'en montant lentement. Ces exercices comparés me montrent la différence énorme entre les possibilités des 2 jambes.


Après avoir mis en ligne ce texte, j'ai poursuivi mes expériences sur 2 marches de 17,5cm. Je compare ce qui se produit quand j'attaque jambe droite (sur la marche la plus haute) ou jambe gauche. Sur la gauche je suis en déséquilibre quand je dois me rétablir. Puis, j'ai l'idée de tendre les muscles de la cuisse et du fessier gauches avant de faire l'effort et là ça va beaucoup mieux. Je confirme par plusieurs essais. Je pense avoir ainsi une démonstration  de mon hypothèse que c'est bien le temps de réaction des muscles qui est en cause : quand ils sont tendus avant de faire l'effort ils contrôlent beaucoup mieux le mouvement que quand ils doivent le faire pendant l'effort. J'ai là une très bonne piste de travail, du moins je pense, et désormais le travail sur 2 marches va faire partie de mes exercices quotidien et j'en espère vraiment des progrès rapides.

Je repense aussi aux appareils qui sollicitent électriquement des tensions musculaires rythmées, ils pourraient peut-être m'être utiles.

 

 

Circulation veineuse, œdème...

 

En octobre, près de 10 mois après l'opération, mon médecin percevait encore un peu d'oedème au bas du mollet. A la palpation je ne parvenais pas à le sentir mais j'avais effectivement une légère douleur dans cette zone. Il m'a proposé du ginko biloba. La douleur a disparu maintenant mais revient épisodiquement.  Il y a aussi la technique de la jambe en l'air ! Cela peut aider au retour veineux. On peut faire plus que simplement de garder la jambe en l'air : allongé sur le dos, soulevé tout le corps pour se maintenir en appui sur les épaules et le cou avec un soutien par les bras. C'est la posture de la chandelle (ou demi-chandelle) du yoga. Le retour veineux est alors plus important. On peut la garder plusieurs minutes avec un peu d'entrainement.

L'opération à venir, dans quelques mois mais je ne sais pas quand, relancera sans doute le problème.

 

Souplesse et étirements

 

Après l'opération les muscles ne s'étiraient plus, en particulier pour la flexion. Un exercice difficile fut de s'asseoir sur les talons sans que la cuisse souffre au niveau de la cicatrice. Ce fut douloureux longtemps et j'avais même renoncé à essayer. Aujourd'hui je peux rester au moins une minute dans cette position (posture du diamant en yoga qui demande de garder le buste bien droit au dessus des talons). Je ressens cependant encore une tension, un tiraillement au niveau de la cicatrice.   Tout n'est donc pas encore totalement réparé et il faudra de nouveau tailler dans le vif au même endroit !


Le 5 mai, 4 mois et demi après l'opération, le chirurgien me disait que j'avais tout récupéré...Il avait seulement fait 3 tests : me regarder marcher sur 3 mètres, puis, en position allongée, ramener le genou vers le thorax, puis, jambe tendue, la déplacer latéralement d'à peine 45°. Il n'était pas trop exigeant ! On peut faire beaucoup d'autres tests qui révèlent quelques limites...

D'une manière générale, c'est le problème de ce qu'on nomme " la santé publique" qui a tendance à niveler à un niveau très moyen d'exigence et à considérer que tout va bien si des critères très modestes sont seulement satisfaits. C'est en particulier ce qu'on observe avec les vaccins qui sont considérés comme étant "bons pour le service" avec des critères très insuffisants : ainsi le Gardasil a obtenu son AMM avec des études qui ne permettent pas de mettre en évidence des risques inférieurs à 1 pour 4000 vaccinés.  Autrement dit, si le vaccin provoquait 1 décès pour 5000 vaccinations cela aurait pu passer inaperçu. On s'étonne après qu'il y ait des problèmes de santé publique qui apparaissent à l'usage !


La peur au ventre ...

 

J'avais repris le vélo sur la route le 11 avril, 3 mois et demi après la chute. Avec un VTT aux pneus plus larges pour la sécurité et aux développements plus petits pour pouvoir monter les fortes pentes. Pendant plusieurs mois j'ai pédalé la peur au ventre et voyais du verglas partout ! Mon médecin m'a prescrit des doses de gelsemium en 9, 15 et 30CH qui ont été efficaces. Aujourd'hui je reste très prudent dans les descentes mais je n'ai plus cette peur  qui me tenait et avec laquelle je m'étais réveillé en pleine nuit.

Il y aurait  aussi la technique EMDR   qui pourrait être utilisée en pareil cas :

La technique paraît ultra simple puisqu'elle consiste en un mouvement alterné des yeux, de gauche à droite. Elle a été popularisée en France par le psychiatre David Servan Schreiber. Après un événement douloureux et violent, les sensations qui lui sont liées peuvent se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Selon les  fervents de cette technique des mouvements oculaires rythmés permettraient de se libérer de ce rappel automatique. Les résultats seraient remarquables pour les stress post-traumatiques subis au cours de conflits, d'attentats, de catastrophes naturelles. A essayer ?


EMDR : Eye Movement Desensitization and Reprocessing, retraitement et désensibilisation par des mouvements oculaires.   

Qu'est-ce que l'EMDR ?

 


 

 

L'art d'enfourcher un vélo...

 

J'ai toujours une petite douleur au moment d'enfourcher le vélo ou d'en descendre, quand la jambe droite passe par dessus la selle et que le buste s'avance. Je suis alors en appui sur la jambe gauche blessée mais avec un soutien par le vélo et les bras, ce qui allège la pression. Ce problème me préoccupe car après la contre-opération j'aimerai faire rapidement du home-trainer avec mon vélo de route posé sur un cylindre. Il est alors plus haut et il n'est pas possible de l'incliner, aussi  j'ai essayé 2 solutions en prévision :


1- Habituellement le pied gauche est pratiquement dans l'axe du vélo au moment de l'enjamber avec la droite. Je l'ai positionné perpendiculaire au vélo, ce qui réduit de près de 90° l'angle formé par les 2 jambes au moment d'enfourcher, ce qui réduit la traction et supprime la douleur. Il faut ensuite déplacer le bassin une fois sur la selle pour se repositionner dans l'axe. De même pour descendre du vélo. Le soulagement est réel. Tous les détails comptent !


2- Puis j'en arrive à penser qu'on pourrait aussi enjamber par l'avant ! Pas très "grand cycliste" mais effectivement, cela réduit aussi la traction sur la région du col qui s'exerce dans le mouvement habituel dans 2 directions : le buste qui plonge en avant et la jambe lancée en arrière. Tout cela ne sont que petits détails futiles quand tout marche bien, mais quand il y a un grain de sable il faut rechercher autre chose. Cependant, je préfère l'autre solution qui me paraît plus sûre car le passage du pied au dessus du guidon n'est pas évident. 


Les anesthésiants

 

Six mois après l'opération j'ai fait une expérience intéressante avec la technique futuriste développée par le laboratoire Immergence (laboratoireimmergence.fr) qui pratique des tests par résonance cellulaire : on tient le fil de masse dans une main, une électrode est positionnée dans le creux de l'autre main pendant qu'une autre électrode teste des produits placés dans des ampoules conductrices. Plusieurs centaines de produits peuvent être ainsi très rapidement testés. Quand le produit testé correspond à un problème chez le patient ou quand il lui est adapté si c'est un  traitement qu'on recherche, un signal retentit.

On peut évidemment s'interroger sur la validité d'un tel test et se demander si c'est une arnaque ou pas. Mais j'ai fait une expérience que je suis obligé de reconnaître plutôt probante :


Deux produits sont ainsi sortis pour moi : morphinum 200K et valium 200K. De la morphine, j'en avais eu pour mon anesthésie et j'avais déjà pris des doses de morphinum en 200K mais aussi en 1000K et 10000K mais cela n'aurait pas suffi, l'appareil ayant détecté que c'était encore nécessaire. Après l'opération j'avais demandé à l'anesthésiste la liste des produits qui m'avaient été injectés (c'est important  de les connaître). Le terme valium n'était pas mentionné mais certains produits pouvaient en contenir ou en être très proches. Tous les produits utilisables en anesthésie n'ont évidemment pas été testés et l'appareil a sorti ce qu'il y avait de plus proche.


L'anesthésiste n'avait pas lésiné sur les quantités d'anesthésiants car le réveil de la partie inférieure du corps, la seule anesthésiée, avait été long. En fait, par manque de coordination avec le chirurgien qui m'avait dit que ce ne serait pas long, l'anesthésiste m'avait mis beaucoup trop de produits pour une opération plus courte qu'elle n'imaginait. Mais après il faut éliminer les produits et c'est beaucoup plus long qu'on ne l'imagine. De plus, cela augmente sans doute le risque d'y devenir allergique. C'est vraiment dommage ce manque de concertation et de coordination qui ne demande pourtant que quelques secondes.


L'appareil du laboratoire Immergence réagit de façon "objective", c'est à dire qu'il n'est  influencé ni par le testeur ni par le testé, c'est indéniable. De plus, le testeur ne savait pas que j'avais eu une opération récente et n'avait donc aucune raison de sortir ces produits plutôt que d'autres plus courants au cas où il aurait disposé d'une pédale sous la table pour faire sonner l'appareil au moment de son choix !


L'appareil permet aussi de tester les organes : 2 sont sortis, la hanche et le plexus solaire ! Or le plexus solaire est un nœud émotionnel qui donne justement cette peur au ventre qui me tenaillait fortement à l'époque. Je dois reconnaître que j'ai été impressionné. Un bémol cependant, les produits proposés par le laboratoire Immergence et qui sont également testés pour traiter les problèmes ainsi soulevés, sont très chers, trop chers...Mais la méthode paraît très intéressante, il faut aussi le reconnaître.


En vélo

 

Par sécurité je roule sur la route uniquement avec un VTT aux pneus larges. Dans les côtes à très forts pourcentages (plus de 15%) j'ai pu passer du 24x26 (24 à l'avant) au 24x23. Cela paraîtra être de très petits développements mais ils me sont indispensables car pendant plusieurs mois je ne pouvais pas monter régulièrement avec 24x23 qui provoquait une douleur persistante.  Malgré un engin beaucoup plus lourd et moins performant que mon vélo de route je parviens parfois à enchainer la même côte dans des temps moyens proches de ceux que je faisais avec mon vélo de route. Avoir noté des temps permet et permettra des comparaisons intéressantes quand je reprendrai le vélo de route.

 

Le coureur cycliste professionnel David Moncoutié (Cofidis), qui s'était cassé de la même façon le 5 mai 2007 dans le Tour de Romandie, reconnaît un déficit musculaire côté gauche. Il dispose de tout un encadrement et d'un kiné avec lequel il a spécifiquement travaillé pour cela. En juillet 2008 il a fait le Tour de France et a très bien figuré ensuite dans le Tour d'Espagne puisqu'il a remporté le classement du meilleur grimpeur dans ce Tour particulièrement montagneux. Tout cela est encourageant.

Dans le Tour de France, Laurent Jalabert,  qui suivait en moto en commentant pour France 2, disait qu'il était tétanisé dans les descentes des cols. Certes, il était obligé de descendre à une autre allure que la mienne ! C'est d'ailleurs ce qui m'inquiète quand je retournerai en montagne : les descentes, beaucoup plus que les montées ! Je rêve d'une route qui monterait jusqu'à la Lune...


Préparer la contre-opération

Le 28 janvier j'ai rendez-vous avec un chirurgien pour faire le bilan de la consolidation et décider de la suite des événements. J'attends donc ce jour avec grand intérêt, naturellement !

En attendant, il s'agit de continuer à travailler en particulier les étirements car un muscle souple récupère toujours mieux et il faut aussi que le côté droit soit au mieux pour porter l'ensemble au début. La suite pour de nouvelles aventures....


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14 mai 2008

Vélo et VTT : des tests comparatifs avec un cardio-fréquencemètre


Gravir la même côte un grand nombre de fois avec un vélo de route puis un VTT beaucoup plus lourd et moins performant tout en faisant des mesures avec un cardio-fréquencemètre, voilà l’expérience que j’ai eu l’occasion de faire. Je la propose ici pour essayer de définir un moyen de suivre au cours du temps un état de forme avec un moyen simple et accessible à tous les cyclistes.

En 2007 j’utilisais un vélo de route de très bonne qualité avec lequel j’avais réalisé des mesures avec un cardio. Cet appareil relativement modeste donne la fréquence cardiaque instantanée (FC), le temps passé avec la FC dans une zone cible (j’avais choisi 120-130), ainsi qu’au dessus et au dessous de cette zone cible. Il donne aussi la FC moyenne ainsi que le nombre de kcalories qui est calculé par l’appareil à partir de la FC maximale choisie (ou calculée à partir de l’âge) et des FC instantanées.

44 fois la même côte dans la journée !

Je fais mes expériences dans une côte de 90m de dénivelé à 11% de moyenne avec 2 virages à plus de 15%. J’y fais souvent des va et vient en grand nombre. En 2007 je l’avais montée 3265 fois. Le 9 septembre 2007 je vais la gravir 22 fois le matin et autant en fin d’après-midi, après 16 heures, ce qui fera 3960m de dénivelé. Avec une autre côte pour le retour j’ai dépassé 4000m. le matin j’ai enregistré avec le cardio les résultats pour 2 séries enchaînées de 11 côtes et de même le soir. Les données sont reproduites dans le tableau ci-dessous avec les séries 1, 2, 3 et 4.

                                                                                                                             
 

Série

 
 

Nombre   côtes

 
 

Temps   moyen par côte

 
 

Kcal   total

 
 

FC   moy

 
 

Zone   cible

 

[120 130]

 
 

FC   > 130

 
 

Kcal   par côte

 
 

Kcal   pour 1000 m

 
 

  Vélo

 

 9/09/07 matin

 
 

 

 

11

 
 

5’35’’

 

 
 

561

 
 

102

 
 

7’51’’

 
 

0

 
 

51

 
 

567

 
 

 Vélo

 

9/09/07 matin

 
 

11   à suivre 

 
 

5’28’’

 

 
 

652

 
 

109

 
 

 26’30’’

 
 

4’02  

 
 

59,3

 
 

659

 
 

Vélo  

 

9/09/07   soir

 
 

11

 
 

5’36’’

 
 

585

 
 

104

 
 

4’18’’

 
 

0

 
 

53,2

 
 

591

 
 

Vélo  

 

9/09/07 soir

 
 

11   à suivre

 
 

5’25’’

 
 

659

 
 

107

 
 

20’18’’

 
 

1’28

 
 

59,9

 
 

666

 
 

VTT

 

11/05/08 matin

 
 

16

 
 

6’16’’

 
 

1164

 
 

109

 
 

1h00’18

 
 

15’34-

 

 

 
 

72,75

 
 

808

 
 

VTT

 

11/05/08 soir

 
 

16

 
 

6’44’’

 
 

1325

 
 

109

 
 

54’31

 
 

1’13

 
 

82,80

 
 

920

 

Les 2 premières séries ont donc été réalisées à suivre ainsi que les 2 suivantes. Le vent était négligeable et la température extérieure a progressivement monté pendant la matinée alors que ce fut l’inverse après 16 heures. Cela a son importance car la FC est sensible à la chaleur extérieure. Malgré cela les 2 séries du matin sont très comparables aux 2 séries du soir : les temps de montée des séries 1 et 3 sont très proches avec cependant une dépense calorique et une fréquence moyenne plus élevées l’après-midi bien que le temps passé au dessus de 120 pour la FC ait été seulement de 4’18 pour la série 3 contre 7’51 pour la série 1. J’ai donc du passer plus de temps autour de 100-115 dans la série 3 que dans la série 1. Explications possibles : une température extérieure plus élevée et une fréquence cardiaque qui redescend moins vite au cours de la descente en raison des efforts cumulés depuis le matin et de la chaleur.

Les séries 2 et 4, qui suivaient sans interruption les séries 1 et 3, paraissent à première vue très comparables pour les temps de montée, la dépense calorique et la fréquence moyenne. Cependant, le temps passé au dessus de 120 est de 30’32 dans la série 2 contre 21’46 pour la série 4, ce qui est une différence importante qui ferait attendre une dépense calorique supérieure pour la série 2. Pourtant c’est l’inverse. Mais la température extérieure était certainement plus fraîche en fin de journée de ce 9 septembre qu’elle ne l’était entre 11h et 12 h.. C’est sans doute ce qui peut expliquer une performance meilleure de 3 secondes au prix d’une dépense calorique supplémentaire très minime et tout en restant à des FC plus basses que le matin dans la série 2. J’ai donc pu monter un peu plus vite que le matin tout en restant à des fréquences inférieures à 120, mais en restant plus longtemps au dessus de 115 par exemple, ce qui explique les calories supplémentaires.

La comparaison entre les 2 séries du matin d’une part et de l’après midi d’autre part montre à chaque fois que la seconde série est nettement plus rapide que la première. Le fait d’avoir pu réitérer cela l’après midi devrait montrer une bonne récupération. C’est un critère qui paraît intéressant.

Il faut aussi bien noter que la dépense moyenne par côte n’est pas constante. D’une façon générale et sauf accélération inopinée, la dépense calorique augmente avec le cumul des côtes. La capacité de récupération peut se définir et se mesurer par l’arrêt de ce phénomène apès un temps de repos plus ou moins long.

Avec un VTT après la fracture du col du fémur

Après ma fracture du col du fémur (Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires ) en dérapant en vélo sur le verglas la veille de Noël, j’ai provisoirement opté pour un VTT beaucoup plus lourd et moins performant mais plus stable avec ses pneus plus larges. Toute chute m’est rigoureusement interdite. Il me permet aussi de monter cette côte grâce à ses développements plus petits. Quatre mois après cette fracture je parviens à la monter sur le 24x26 (24 à l’avant), parfois 24x23 mais c’est encore difficile.

Le 11 mai 2008 j’ai pu réaliser de nouvelles mesures sur cette même côte en y faisant 2 séries de 16, une le matin et l’autre après 16h30. La comparaison pourrait être très intéressante. J’ai consigné les données dans les séries 5 et 6 du tableau.

Je monte évidemment nettement moins vite en VTT qu’en vélo : d’abord parce que le VTT est plus lourd, que les pneus crantés rendent mal sur la route, que les roulements ne sont pas de la même qualité que sur mon vélo de route, que les chaussures à semelles souples transmettent moins bien l’impulsion et que la selle est moins haute pour plus de sécurité (ce qui réduit l’efficacité dans les forts pourcentages) ; mais aussi sans doute parce que je ne peux donner toute l’impulsion nécessaire avec la jambe gauche et qu’après une telle aventure la forme cycliste ne peut pas être aussi bonne. L’intérêt de l’expérience est justement d’essayer d’apprécier tout cela et de prendre date pour enregistrer de futurs progrès.

C’est l’avantage des accidents : ils offrent soudain une nouvelle marge de progression !!! Faut positiver !

Premier constat :

Les temps de montée sont beaucoup plus longs et la dépense calorique est considérablement plus importante avec le VTT. Alors que la dépense moyenne par côte avait oscillé entre 51 et 60 kcal avec mon vélo, elle a varié entre 73 et 83 avec le VTT ! Alors que j’avais mobilisé 567 kcal pour monter 1000m en vélo le matin du 9 septembre et 666 le soir, j’ai du en dépenser 808 le matin avec le VTT et 920 l’après-midi.

Comment peut-on analyser de telles différences ?

Supposons que les FC aient été identiques en vélo et en VTT mais à une allure moindre avec cet engin. Le temps de montée étant plus long, la dépense calorique sera d’autant plus grande et c’est la première explication. On peut chiffrer cela en prenant l’expérience du 9 septembre comme base de calculs. Comme je ne me suis pas ménagé le matin dans les premières côtes (plusieurs montées en nettement moins de 6’), je prends la série 2 de septembre plutôt que la 1. Le rapport entre les temps moyens de montée, 6’16 et 5’28, est de 1,146, ce qui donnerait 652x1,146=747 kcal, la dépense que j’aurais faite le matin du 9/09/2007 si j’avais disposé d’une côte plus longue gravie à la même fréquence cardiaque.

Mais j’ai dépensé 1164 kcal et non 747. L’écart reste très important. Il doit correspondre à l’addition d’au moins 2 facteurs : un engin moins performant et un cycliste également moins performant ! On peut cependant noter que les FC moyennes sont identiques : 109 ! Mais j’ai passé 1h16’ au dessus de 120 en VTT contre 30’ avec le vélo, ce qui s’explique ainsi : pendant la montée le cœur doit monter plus haut pour tirer le VTT plus lourd malgré la vitesse moindre et pendant la descente, pourtant effectuée beaucoup plus lentement pour raison de sécurité, ce qui allonge le temps de récupération, le cœur ne redescend pas aussi rapidement ni aussi bas qu’auparavant. Et ça chiffre !

En forme grâce à la mil-thérapie ?

D’ailleurs dans la seconde série faite le soir je ne peux pas rouler aussi rapidement que le matin (6’44 contre 6’16 pour les temps moyens de montée), ce qui est contraire à l’expérience de septembre et met sans doute en évidence une moins bonne capacité de récupération. Je vais quand même passer 56’ au dessus de 120 pour la même FC moyenne de 109 et une dépense beaucoup plus élevée de 1325 kcal, soit 920 kcal pour 1000m contre 666 dans la seconde série du soir avec le vélo.

Le matin du 9 septembre 2007 j’avais fait 1980m de dénivelé pour 652+561=1213 kcal, ce qui correspond à 1900m de dénivelé pour 1164 kcal alors que je n’en ai fait que 1440 avec le VTT pour cette dépense. Le soir du 9 septembre j’avais fait le même dénivelé pour 1244 kcal, ce qui correspondrait à 2109 m pour 1325 kcal alors qu’en VTT je n’en ai fait que 1440. Autrement dit, la dépense physiologique que j’ai mobilisé ce 11 mai 2008 pour monter 2880m en VTT correspondrait à 4000 m avec mon vélo de route dans les conditions du 9/09/07.

Malgré tout, il a quand même fallu les sortir ces calories et ce n’est pas si mal dans ces conditions. C’est le côté positif de l’affaire car ces comparaisons en apparence défavorables sont aussi très encourageantes : je peux fournir des efforts importants.

D’ailleurs je me sens plutôt bien. Je pense que les séances de mil-thérapie (voir les § mil-thérapie et médecine quantique) que je me suis accordées pour raison de fracture grave ont eu une action très bénéfique sur l’état général : le protocole prévoit non seulement de traiter la zone de fracture mais aussi de faire 5 minutes sur le cœur et autant sur les surrénales. Cela m’a fait beaucoup de bien et je me suis senti rajeuni par ces séances. Une explication possible étant une amélioration significative de la production de la fameuse DHEA, l’hormone de jeunesse, par les surrénales.

L’effort a quand même été important car une fois rentré je constate que le cœur reste au dessus de 80 alors que debout et reposé il dépasse rarement 60. Il faudra que je m’allonge pour qu’il redescende. Je constate aussi que même après la douche j’ai froid et je mets plusieurs pulls alors qu’il fait plutôt chaud. Cela durera moins de 2 heures et le lendemain j’ai l’impression d’avoir complètement récupéré. Prêt à recommencer !

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08 mai 2008

Une épée de Damoclès dans le col du fémur !

Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires 

Il y a 130 jours je me fracturais le col du fémur en dérapant en vélo sur du verglas et j’étais opéré le jour de Noël. C’est le second contrôle effectué par le chirurgien et ma grande interrogation est de savoir quand il me proposera d’enlever le métal placé en location dans mon fémur. Ce matériel n’est pas prévu pour rester à demeure car il est très dangereux en cas de chute. Comme je fais du vélo je n’ai pas intérêt à garder cette véritable épée de Damoclès trop longtemps. Pourquoi ?

Une épée de Damoclés dans le col du fémur !

J’ai ce qu’on appelle une vis-plaque THS dont on peut voir des photos (diapo 44 et aussi 29, 30C et 31. Sur ce diaporama de 71 diapos vous pourrez vous initier en images aux secrets des fractures du col du fémur et des nombreux traitements chirurgicaux). J’ai donc une grosse vis qui traverse le col du fémur jusqu’à la moitié de la tête du fémur. Cette vis sort de la hanche pour se prolonger en formant un angle d’environ 130° par une plaque tenue par 3 vis le long du fémur proprement dit.

Pendant tout le temps où je vais gardé ce dispositif il ne faut surtout pas que je tombe sur cette hanche car la vis pourrait alors s’enfoncer et se comporter comme une lance ou un bélier et aller pulvériser la tête du fémur et même traverser le cartilage et se ficher dans l’os iliaque.…Et là, bonjour les dégâts ! C’est la prothèse assurée avec toutes ses conséquences alors que j’ai de bons interlignes comme disent les médecins, c’est à dire de bons cartilages entre la tête de fémur et l’os iliaque. Même sans choc particulier cet incident très grave arrive à certaines personnes âgées en raison de la faiblesse de leurs os. Le cycliste a lui à le risque de chute violente et sincèrement je tremble pour David Moncoutié, le sympathique coureur de la Cofidis, qui s’est cassé le col du fémur en course le 5 mai 2007 dans le Tour de Romandie et a repris la compétition depuis janvier pour disputer à nouveau ce Tour de Romandie. Il a sans doute un dispositif analogue qui ne lui a pas encore été enlevé. J’avais revu sa chute à faible vitesse et on nous a même montré une partie de sa cicatrice alors qu’il s’allongeait pour passer une radio. Elle paraît très semblable à la mienne en longueur et position.

Le chirurgien m’avait dit, quand j’étais encore à l’hôpital, que ce matériel s’enlèverait dans 1 ou 2 ans. Alors j’espère bien sûr qu’il va me proposer un rendez-vous pour décembre afin de faire un nouveau contrôle permettant de décider si la contre-opération est envisageable pour janvier ou février 2009. Je pourrais ainsi avoir reboucher le trou pour pédaler serein en juillet. Mais ce n’est pas le seul ni le principal problème : me libérer au plus tôt, en respectant les contraintes médicales, de cette épée de Damoclès n’est pas qu’une question de commodité cycliste. En cas de mauvaise chute je serais infirmé à vie pour la marche et le pédalage.

Le contrôle par le chirurgien

C’est donc dans cet état d’esprit confiant que je vais à l’hôpital ce 5 mai 2008 pour le second contrôle. D’abord une radio qui est maintenant sur ordinateur, ce qui fera sans doute à terme des économies à l’hôpital, mais je ne pourrais donc plus les étudier moi-même ou les montrer à mon médecin et aux amis qui découvrent ce qui pourrait leur arriver un jour… La salle d’attente est bondée et il y a beaucoup de retard mais le chirurgien opère le matin et les durées des opérations sont très aléatoires. C’est ainsi et il faut prendre son mal en patience. J’ai beaucoup de questions à lui poser mais je ne le pourrais pas car le retard accumulé est tel qu’il profitera de mon cas facile pour gagner un peu de temps. Il n’est pas resté plus de 3 minutes avec moi !

Il me paraît fatigué mais j’ai une sincère admiration pour les chirurgiens. C’est un dur et difficile métier qu’ils font et il faut une bonne santé et les nerfs solides, dans mon intérêt et celui de tous les opérés. Il me demande de marcher puis, une fois allongé il teste la jambe en pliant le genou vers le thorax puis en l’écartant latéralement à 45° alors qu’elle est allongée. « Vous avez tout récupéré me dit-il. » La cicatrice est OK, plus aucune douleur à la palpation. C’est très satisfait qu’il se dirige vers l’écran de l’ordinateur pour regarder les radios. Bien qu’il en ait prescrit 2 avec des angles différents il n’en regardera qu’une seule pendant quelques secondes en disant, : « ça s’enlève en principe » en parlant du métal.

 Tout est OK et la consolidation très bonne, alors on se revoit dans un an pour opérer en juin, 18 mois après la fracture, me dit-il. J’ai vraiment ressenti une grande déception. Je lui demande si on ne peut pas le faire plus tôt mais il répondra que tout le monde lui demande ça… Il me dit aussi qu’il faudra alors marcher 1 mois avec des cannes à cause du trou qui rend l’os fragile. Le vélo en montagne pour 2009 c’est fini …Ce fut une déception certaine, d’autant plus qu’il a pris cette décision de façon très administrative sans vraiment se donner les moyens de le faire plus tôt si les conditions étaient satisfaites car alors il m’aurait proposé un rendez-vous pour décembre ou janvier ou même février, comme je le pensais, afin de prendre une décision à ce moment-là : faire ou repousser.

Une clinique privée ?

Je ne reproche cependant rien à mon chirurgien. Il doit aussi gérer des flux de patients et l’hiver apporte son lot de fractures liées en particulier au verglas. Je pense qu’il a bien fait son boulot pour moi le matin de Noël, en particulier en me prenant en premier puis en me remontant le moral après une opération bien conduite. Je suis ainsi placé devant un problème important pour moi : imaginez qu’en mai 2009 je fasse une mauvaise chute et que je casse la tête du fémur alors que si le matériel avait été enlevé en février j’évitais cet accident très grave. C’est cela l’enjeu de mon problème et pas uniquement d’aller pédaler en montagne en juillet 2009.

Alors je m’interroge : après tout, le secteur privé est aussi là pour régler des problèmes de façon plus personnalisée. Je peux chercher un chirurgien opérant en clinique et qui pourrait prendre une décision motivée en fonction de mon état réel dans 7 ou 8 mois. Je suis prêt à m’incliner devant un avis médical pour attendre juin 2009 s’il le faut, mais j’accepte mal d’accroître, pour des raisons plus administratives que médicales, un risque aussi important sans rien faire ni tenter.

D’autant plus que j’ai déjà fait beaucoup pour accélérer la consolidation, en particulier par la mil-thérapie (voir le § mil-thérapie), et que je suis décidé à prendre une bonne série de séances pour boucher ce trou au mieux et au plus vite après l’enlèvement des vis. Mais je ne pouvais pas en parler au chirurgien.

Sur certaines limites de la médecine

Après des tests rapides le chirurgien m’a dit que j’avais tout récupéré. C’est loin d’être vrai mais les tests auxquels il se livre sont très limités. Par exemple la jambe tendue déplacée latéralement à 45° alors que sur une barre de danseur on la met au moins à 90° sinon plus et que j’y parviens de nouveau depuis plus d’un mois. Ce n’est pas une critique mais je pense qu’il faut le savoir : j’ai depuis longtemps observé que le degré d’exigence de la médecine et des médecins en matière de santé, c’est à dire pour nous déclarer en bonne santé, est très moyen. Je ne milite pas pour que cela change, les conditions de notre système de santé sont telles que le changement à toute chance de se faire vers une réduction de ce niveau d’exigence plutôt qu’une élévation. Les médecins et le personnel de santé ne sont pas individuellement responsables, pas plus que les enseignants, et j’en fus un, ne sont responsables du système dans lequel ils doivent travailler.

L’enseignant comme le médecin doivent faire tourner un système qui ignore l’essentiel de ce qu’est réellement un être humain. J’en souffrais en tant qu’enseignant et les médecins ne sont pas mieux lotis. Mais nous le public, candidat à devenir un jour un patient obligé de cette médecine, il vaut mieux le savoir et compléter les manques par nos propres moyens plutôt que de râler et d’exiger l’impossible. L’impossible c’est à nous de le créer et de le faire vivre. Une administration ne peut pas créer. L’Education nationale en est incapable par nature tout comme la médecine hospitalière. Ce n’est pas une critique, c’est ainsi par la nature des choses. Une vraie création ne peut se faire qu’en dehors des systèmes.

Un exemple : comment Dick Fosbury a-t-il découvert son extraordinaire méthode de saut en hauteur, aujourd’hui universellement adoptée, sur le dos la tête la première ? En sautant seul, abandonné par les entraîneurs qui ne parvenaient pas à le faire sauter correctement. C’est alors qu’il a eu ce coup de génie qu’aucune commission de spécialistes n’aurait pu inventer. Dans les années 50 la technique de saut la plus performante était le rouleau californien, c’est à dire en franchissant la barre sur le côté. Le record du monde était détenu par un noir américain avec 2,145 mètres. Les soviétiques ont alors décidé d’étudier le problème et ont réunis de multiples spécialistes : mécaniciens, physiologistes, biologistes, médecins, sportifs… Ils ont mis au point le rouleau ventral ainsi que des méthodes d’entraînement pour porter le record du monde à 2,28 m avec Valéry Brumel.

Le progrès était extraordinaire mais toute cette assemblée de spécialiste aurait été incapable d’imaginer qu’il fallait passer sur le dos et la tête la première ! Il faut l’admettre, c’est assez renversant ! Imaginons un instant la première réunion de cette assemblée : le président déclare que tout est ouvert et que toutes les solutions doivent pouvoir être essayées, c’est la position de principe. Un petit plaisantin avance alors qu’on pourrait essayer de sauter sur le dos la tête la première…Grand éclat de rire dans l’assemblée. Notre ami plaisante, je présume, ponctue le président. Et l’affaire est close. C’est ainsi dans tous les colloques,  réunions et commissions quand vous proposez des solutions trop originales et dans toutes les disciplines, y compris en mathématiques. Il n’y  a pas à s’en scandaliser, c’est ainsi, on n’y pourra rien, les créations doivent chercher à passer par d’autres voies, en médecine comme ailleurs.

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27 avril 2008

Fracture du col du fémur : récapitulatif

Voici un récapitulatif des longs articles que j’ai publié sur mon aventure depuis ma fracture du col du fémur la veille de Noël en dérapant en vélo sur le verglas. Pour chacun de ces articles j’indique ici le sommaire. Une fois sur l’article, il est possible d’accéder directement par un lien au paragraphe indiqué dans le sommaire

La redoutable descente du col du Fémur… 

24 décembre 2007

 

Après les cols pyrénéens comme celui du Tourmalet, un nouveau col à gravir vient de se présenter à moi, celui du Fémur ! A l’inverse des autres cols il commence par une terrible descente, brève et ultra rapide, qui s’achève au lieu dit La Fracture. C’est un lieu très bien équipé, doté en particulier d’un hôtel avec service permanent, l’hôtel de La Fracture. On y est nourri, logé, avec service de nuit assuré par de charmantes hôtesses s’occupant de vous nuit et jour. Après un séjour plus ou moins long dans ce lieu paradisiaque, il deviendra alors possible de s’engager dans la très longue et très dure remontée vers le sommet. Voici le premier épisode de cette nouvelle aventure.

Sommaire :

La descente infernale

Au lieu dit "La Fracture"

La cabriole du pompier

Les Urgences…

Noël à l’hôtel de La Fracture Noël 2007

C’est la suite de « La redoutable descente du col du Fémur ! »

Sommaire :

L’arrivée à l’hôtel

L’opération

En salle de réveil

Les effets pervers de l’anesthésie

Intégration psychologique

Assis, debout, couché : rééducation à l’hôtel de La Fracture !

C’est la suite de « Noël à l’hôtel de La Fracture »

Sommaire :

Debout ! Dans les pommes…

Assis ! Dans les pommes…

Lève-toi et marche !

Jambe tendue ou pliée ?

Maison…Maison…

Tous les espoirs sont permis !

Annexe : Réflexions sur la violence

Pourquoi une telle agressivité ,

Violence et amygdale lymbique

Le rôle capital des futures mères

Le coup de poing : méchanceté, vengeance, souffrance… ?

Et si les extrêmes révélaient l’ordinaire ?

L’affaire d’Outreau, une affaire de trop ?

Dissoudre les programmes ancestraux

Les violences dans le divorce

À la maison avec une fracture du col du fémur  

30 décembre 2007

Comment vivre chez soi quand on vient d’être opéré d’une fracture du col du fémur 4 jours auparavant ? Voici mon expérience qui rendra peut-être service à quelques internautes. Ce samedi 29 décembre 2007 il est 14h30 quand l’ambulance qui me ramène de l’hôtel de La Fracture s’arrête devant mon domicile, 5 jours après la chute de vélo qui m’avait immobilisé sur la route, 4 jours après l’opération et alors que j’ai seulement fait mes premiers pas hier matin et que je suis parti avec beaucoup d’inconnues qui pourraient m’inquiéter. Cependant, la satisfaction de quitter cet hôtel l’emporte largement sur le moment. Bien entendu il ne faut pas être seul ! En plus de cette condition incontournable et des soins infirmiers quotidiens il faut s’assurer de 3 dispositifs essentiels pour vivre ainsi dans les premiers jours :

Sommaire :

L’indispensable

Les accessoires utiles

Les compléments de soins

La mil-thérapie

La médecine quantique

En voiture avec une fracture du col du fémur Début janvier 2008

Une semaine après l’opération je dois aller chez un kiné comme prescrit par le chirurgien qui m’a donc aussi prescrit, chemin faisant, de monter et descendre d’une voiture, ce qui ne me paraît pas évident du tout a priori. Mais je vais découvrir d’autres problèmes et tout particulièrement l’action fort désagréable de la force centrifuge dans les virages, surtout les ronds-points. Voici le fruit de mon expérience et mes tentatives pour y remédier avec les moyens du bord.

Sommaire :

En voiture avec la force centrifuge

Assis trop bas et trop en arrière

Compenser les carences de la médecine

Amis cyclistes attention, je ne suis pas le dernier !

Fracture du col du fémur : premier mois de rééducation 

Janvier 2008

 

Ayant quitté l’hôpital 4 jours après une opération pour fracture du col du fémur, il reste encore beaucoup à faire pour retrouver une utilisation normal de mon corps. La jambe meurtrie par l’opération pose bien des problèmes pour lesquels il m’a été chichement prescrit 12 séances de rééducation chez un kiné. Qu’y fait-on ? La marche est très importante mais laquelle, avec quelle durée et sur quels profils ? Uniquement à l’intérieur ? Les montées et les descentes sont-elles possibles ? Et les escaliers ? Peut-on pédaler ? Monter sur un vrai vélo fixé sur un support est un réel problème. Pédaler, mais combien de temps, avec quelle intensité ? L’intégration psychologique de l’événement est importante, mais comment faire ? Toutes ces questions n’ont pas de réponses uniques. Voici cependant mes premières expériences à leur sujet.

 

Sommaire :

Chez le Kiné

15 jours après l’opération : premiers pédalages !

3 semaines après l’opération : à l’assaut de l’escalier !

Je pédale sur mon vélo !

La cohérence cardiaque

J’abandonne l’héparine

30 jours après l’opération : premières escalades !

Retour sur les lieux de l’accident



Fracture du col du fémur : mon second mois de rééducation


 Février 2008

Sommaire :

Apparition de douleurs annexes

Parmi les étirements possibles

Au sol pour des prosternations !

Diamant en feuille pliée

De la chandelle à la charrue

Quand la jambe valide se dérobe !

Réveiller le quadriceps

45 jours : visite de contrôle

Gérer les excès

Une semaine de tests « utilitaires »

Programme du prochain mois

Annexe : Sur l’importance cachée de la souplesse du rachis

On pédale avec son cœur

Pégase, le cheval ailé

Fracture du col du fémur : le troisième mois   

Mars 2008

 

Sommaire :

Fracture du col du fémur ou de la hanche ?

Force ou Tonicité ?

Dynamiser plutôt que forcer

Relaxation chauffante !

Contrer les effets délétères des anesthésiants

Ce que je dois au vélo

Angines à streptocoques

Une vaccination en 1948

Première expérience homéopathique à l’âge de 5 ans

L’homéopathie séquentielle

Huiles essentielles

Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale


En vélo sur la route après une fracture du col du fémur 

Avril 2008

Sommaire :

Un étirement difficile mais efficace

Mes premières côtes en VTT

Les Pyrénées en août ?


Fracture du col du fémur : un an après 


11 janvier 2009

Fracture du col du fémur : l'ablation du matériel

27 mai 2009


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24 avril 2008

Entorse de la cheville : les conséquences à long terme



Qui s’est pas fait une ou plusieurs entorses quand il était jeune ? Je pense que ma dernière entorse remonte à plus de 50 ans, sur la cheville gauche. Ses conséquences ont-elles été totalement résorbées ? Pas sûr et je ne suis sans doute pas le seul. Voici mon expérience à ce sujet.

Je ne ressens aucune douleur ni même la moindre gêne dans cette cheville mais elle manifeste une certaine faiblesse quand je la compare à la droite. Même en pédalant en souplesse elle se dérobe un peu en pliant sous la pression. Elle plie vers l’extérieur, or justement, une entorse apparaît quand le pied plie complètement vers l’extérieur. Il y a donc bien là la manifestation d’une certaine laxité dans la cheville. Cette laxité réduit évidemment sensiblement l’efficacité de la poussée sur la jambe gauche, que ce soit en marchant ou en pédalant.

Plus encore, sur mon VTT où les chaussures ne sont pas fixés par des cales-pédales, le talon gauche vient parfois toucher la patte du cadre qui fixe la roue arrière. Cela fait au moins 10 ans que j’avais fait cette observation pour la première fois et c’était toujours d’actualité quand j’ai repris mon VTT en avril 2008 après ma fracture du col du fémur. J’avais pu observer, tout en pédalant, que le pied gauche avait tendance à s’appuyer uniquement sur le bord externe et que la poussée sur la pédale entraînait une rotation du talon vers l’intérieur.

Ce problème n’était pas nouveau car même sur mon vélo de route où les pieds paraissent fixés, j’avais des problèmes. Il faut avoir conscience que si une chaussure cycliste à semelle rigide fixée sur un cale-pédale peut pivoter de gauche à droite (pour au moins déchausser), aucun mouvement qui décollerait seulement un côté de la semelle n’est possible. Mais cela n’empêchait pas mon pied de tourner à l’intérieur de la chaussure pour s’appuyer sur son bord externe. Il arrivait même aussi que la chaussure vienne frotter contre le cadre.


Ce ne sont pas ces frottements qui m’avaient alerté en premier mais des douleurs dans le genou. Dès 1974, en raison d’un entraînement intensif en prévision de la traversée des Pyrénées (Hendaye-Cerbère en 54 heures tout compris), j’avais ressenti des douleurs qui m’avait conduit à découper des bouts de semelle pour les placer sous le bord interne du pied afin de le relever. Je pensais ainsi, à l’époque, que cela allait permettre de rééquilibrer en replaçant le bord interne du pied au contact de la semelle. L’effet n’était peut-être pas nul mais ne résolvait pas le problème : la cheville continuait de plier sous l’effort et le pied de s’appuyer sur son bord externe même posé sur un bout de semelle. J’ai même parfois eu l’impression que ça aggravait le problème que je n’analysais pas comme aujourd’hui à l’époque.

Une grosse tendinite au genou

Aussi, pendant des années, j’ai promené des bouts de semelle dans tous les coins de ma chaussure pour essayer de résoudre le problème. Kinés et ostéopathes n’ont pas fait mieux car ils soignaient le genou qui au départ n’avait probablement rien. En intensifiant ma pratique cycliste j’en suis arrivé à provoquer une très grosse tendinite sur la face interne du genou gauche. Quand la crise a éclaté en juin 1999 j’ai fait 30 km pour trouver un kiné immédiatement disponible. Après avoir examiné rapidement le genou il me dit qu’il ne peut rien faire ! Un autre me fera des massages qui n’auront aucun effet. Il me dit que l’inflammation est si importante qu’elle s’auto-entretient …C’est à un point tel que je devais descendre les escaliers en arrière et que l’inflammation s’aggravait quelle que soit la position de repos adoptée, couché ou assis. J’utilise de la glace et de la gaulthérie, l’huile des massages sportifs, mais sans résultat. Je me demandais comment j’allais m’en sortir.

Je consulte un médecin-acupuncteur qui vérifie qu’il n’y a pas d’arthrose, puis me fait plusieurs séances d’acupuncture sur lesquelles je compte beaucoup mais qui seront sans effet ici. Un ostéopathe me dit que tout est bien en ligne mais ne verra pas le problème de la cheville. Je vais aussi voir un podologue qui lui, contrairement aux autres, ne s’occupera pas du genou. Il voit bien la manifestation du problème au niveau de la plante du pied qui ne s’appuie pas correctement au sol mais ne verra pas non plus le problème de la cheville, ce n’est pas son truc. Encore que ? Il était avec son successeur qui allait prendre son affaire et lui a dit à voix basse « il a… » mais il a chuchoté et je n’ai pas eu le droit de savoir ce que j’avais ! Une faiblesse dans la cheville, oui, c’est bien possible qu’il l’ai vu mais ça ne se corrige pas avec une semelle plantaire qu’il m’a évidemment proposé et que j’ai acheté…J’en espérai beaucoup mais en fait le pied tournait par dessus la semelle qui ne servait à rien dans ce cas.

Un peu désespéré, je vais voir un autre médecin qui me fera par multipuncture des injections d’un anti-inflammatoire modéré (pas de cortisone) sur la face interne du genou. Il ne verra pas davantage le problème de la cheville. Pendant ce temps, le vélo reste évidemment au garage. En plus c’est mon vélo tout neuf que j’avais commandé sur mesure en mai et que je ne peux même pas essayer ! Mais la tentation sera trop forte, alors je vais pédaler avec une seule jambe, l’autre restant pendante. Pas question de la poser sur la pédale. Et je vais faire ainsi 15 à 20 km par jour, même dans de petites montées ! Tout le monde me dit que c’est le meilleur moyen d’attraper une tendinite de l’autre côté, mais non, tout ira bien. Avec ce régime, la cuisse droite augmente de volume pendant que la gauche fond comme neige au soleil ! Curieusement, le Tour de France 1999 sera celui des tendinites : beaucoup de coureurs abandonneront pour cette raison malgré la cortisone. Il y a eu l’année des méduses, mais 1999 aura été celle des tendinites au genou chez les cyclistes !

Je tente alors ma chance chez un autre kiné qui me fera un traitement électrique. Amélioration très nette dès la première séance. En 5 séances je peux reprendre des activités à peu près normales mais le problème n’est pas résolu pour autant. Je cherche la cause et retourne le problème dans tous les sens. Je vais trouver une réponse partielle en agissant latéralement au niveau du genou à chaque coup de pédale : je n’ai pas encore conscience du problème à la cheville mais j’ai observé que le genou gauche se déplaçait latéralement vers l’extérieur quand j’appuyais sur la pédale ou en marchant. Aussi, je m’efforce de le ramener vers l’intérieur et de l’y maintenir. Quand une douleur revenait au cours d’une sortie cycliste j’appliquais aussitôt ce mouvement et je pouvais, tout en continuant à pédaler, la résorber. Cela ne résout pas le problème de fond mais permet au moins de vivre. Je comprends bien aujourd’hui pourquoi une action sur la plante du pied n’avait guère d’effets : il n’y avait pas de transmission au genou en raison de la laxité de la cheville. Il fallait donc agir directement au niveau du genou. C’est efficace, du moins en vélo car en marchant la correction est beaucoup plus difficile à réaliser. Je vais donc limiter les promenades à pied pour soigner mon genou sur le vélo !

Un bon coup de pouce !

 En avril 2008 je vais voir une personne qui sait remettre en place les muscles, les tendons et les nerfs quand ceux-ci ont été déplacés. Elle m’avait déjà remis en place le nerf sciatique dans le mollet gauche. C’est une manœuvre vraiment très douloureuse sur le moment. Je lui parle de ma cheville : une observation faite au toucher lui montre que 2 fibres se chevauchent et qu’il s’agit très certainement des séquelles d’une vieille entorse. En poussant avec les pouces cette personne va faire rouler les fibres pour les remettre en ligne en faisant passer l’un par dessus l’autre ceux qui se chevauchent. Il suffira de quelques minutes et d’un bon doigté. Cela fait 2 semaines quand j’écris ces lignes et je constate déjà que mon talon ne touche plus la patte du cadre de mon VTT : le dimanche 20 avril j’ai fait 2000 mètres de dénivelé en fortes montées avec cet engin et cela ne s’est jamais produit. Je constate que le pied reste mieux en ligne sur la pédale. Il est encore trop tôt pour considérer le problème comme résolu mais j’ai espoir…

Il faut savoir que tout déséquilibre musculo-squelettique en un point du corps va se répercuter en chaîne comme avec des dominos. D’ailleurs mon thérapeute trouve aussi des déplacements de fibres sur la face interne du genou, là où j’avais ma tendinite. Cette personne me raconte qu’elle a eu récemment le cas d’un homme condamné au fauteuil roulant par son médecin : il souffrait d’une sciatique inflammatoire extrêmement douloureuse qui lui interdisait pratiquement de poser le pied par terre. Son nerf sciatique est déplacé le long de son passage dans la cuisse. Une fois remis en place (ce qui a dû être très douloureux sur le moment) et l’inflammation apaisée, il était sur pied et c’est ainsi qu’il est allé rendre visite à son médecin qui n’a rien trouvé d’autre à dire que de parler d’effet placebo !!!  Ce qui serait encore plus extraordinaire si c’était vrai !

Les troubles musculo-squelettiques, un grave problème de santé publique

D’une manière générale, les troubles musculo-squelettiques coûtent très cher à tous –état, entreprises, individus, familles- et peuvent entraîner une limitation considérable de la qualité de vie. Le ministère le sait et envisage des actions préventives :

« Avec une progression d’environ 20% par an ces dix dernières années, les Troubles Musculo- Squelettiques (TMS) constituent la première cause de maladie professionnelle reconnue en France. De l’industrie aux services tous les secteurs sont touchés. En France, les ¾ des Maladies Professionnelles sont des TMS (Affections péri articulaires (68%) / Affections dues aux vibrations / Lésions chroniques du ménisque / Lombalgies).

Ce problème est donc un problème majeur tant au point de vue humain qu’au point de vue économique : en 2005, les 31000 TMS indemnisés ont engendré la perte de 6.5 millions de journées de travail et 650 millions d’€ de frais, couverts par les cotisations des entreprises. A ces coûts directs, il faut ajouter tous les coûts indirects : perte de temps, de production, d’image…

Les Troubles Musculo- Squelettiques (TMS) couvrent toutes sortes d’affections (douleurs des membres supérieurs ou inférieurs, douleurs dorsales ou du cou) dont les causes d’origine professionnelle sont extrêmement diverses. Ils peuvent, à titre d’exemple, être provoqués par des vibrations d’outils ou équipements de travail, par l’exercice de travaux répétitifs ou monotones (travail à la chaîne), par des positions pénibles au travail, par des ports de charge, etc…. mais aussi par des problèmes psychosociaux tel que le stress. Ces maux sont générateurs d’une usure professionnelle prématurée.

La lutte contre les TMS : une priorité

La prévention des TMS est une des priorités de la politique de prévention des risques professionnels développée par le ministère chargé du travail. Le plan santé travail 2005-2009 conduit à une forte mobilisation des pouvoirs publics. Cet engagement a été confirmé récemment par la conférence du 4 octobre 2007 sur les conditions de travail, conférence organisée par le ministre du travail Xavier Bertrand et rassemblant tous les partenaires (sociaux, institutionnels…) de la prévention. L’ensemble des ces acteurs est donc mobilisé, et de nombreuses actions sont programmées. Par exemple, une campagne de contrôle sur les manutentions manuelles menées par les inspecteurs du travail est actuellement en cours (oct. - nov. 2007), une campagne de communication, grand public, pluriannuelle qui démarrera en 2008, de nombreuses manifestations régionales sur le thème des TMS etc. »

Le drame c’est que nos thérapeutes qui ont pignon sur rue n’ont pas appris à remettre en place, ni même à dépister des chevauchements de muscles ou autres. Savent-ils remettre en place un nerf sciatique déplacé ? Deux muscles ou ligaments qui se chevauchent à la suite de mouvements ? Les médecins prescriront des antiinflammatoires et des massages (de moins en moins) mais le problème persistera.

Un ami souffre d’une colonne très fragile qui l’oblige à avoir des coussins spéciaux dans sa voiture. Les vertèbres ne tiennent pas. Alors, une fois pas an il fait 150km pour aller voir une femme de plus de 80 ans qui replace tout cela en douceur, ce qui lui permet de tenir malgré tout quelques temps. Il n’y a pas de rendez-vous, alors il faut arriver très tôt, à 7 heures du matin pour ne pas être trop loin dans la file, puis attendre. Attendre que la vieille dame ouvre ses volets, parfois à 11 heures du matin, pour passer à 15 heures ou à 19 heures…C’est ainsi plusieurs jours par semaine et les gens sont là qui attendent des heures. Ils souffrent alors ils acceptent. Scandaleux ? Oui, car ils sont les témoins de l’incapacité de notre médecine à résoudre leurs problèmes. Serait-il vraiment impossible que nos thérapeutes manuels patentés apprennent ces gestes qui soulagent ? Beaucoup ne demanderaient que cela et ils auraient des clients. Faudra-t-il que cette vieille dame, avant de mourir,  vienne expliquer à nos grands professeurs de rhumatologie comment elle fait ?

Toutes ces souffrances coûtent très cher à notre société, aux entreprises, aux individus et aux familles. Pourrons-nous encore longtemps nous payer le luxe d’entretenir une médecine qui ne guérit pas alors que ce serait possible ?

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18 avril 2008

En vélo sur la route après une fracture du col du fémur

Fracture du Col du fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires


Si je n’ai pas de problème pour pédaler en fixe, j’avais commencé 15 jours après la fracture, la difficulté sur la route sera d’enfourcher le vélo, d’en redescendre et de se sentir suffisamment sûr et réactif pour parer aux problèmes posés par les aléas de la route et de la circulation même très réduite. C’est ce qui me faisait hésiter car la jambe encore faible et la claudication à la marche me donnent une sensation de vulnérabilité. Mais un exercice très simple va rapidement améliorer grandement cela.

Un étirement difficile mais efficace

Assis au sol, jambes allongées, je replie la jambe gauche blessée puis tente de la faire basculer vers la gauche comme dans l’assis en tailleur. Depuis ma fracture je ne faisais plus ce mouvement qui était quotidien et je l’appréhende à juste titre. En effet il y a beaucoup de résistance et les premières fois l’amplitude reste limitée, le genou restant encore bien loin du sol. En 2 ou 3 jours cependant, l’amélioration va être importante et parallèlement la marche va s’améliorer car les muscles répondent mieux au déplacement latéral inhérent à la marche. Cela confirme l’interprétation que je formulais dans un précédent article : c’est moins la fonte musculaire et la perte de force qu’elle entraîne qu’un temps de réponse trop long pour compenser instantanément les déséquilibres de la marche qui me donnait cette sensation d’instabilité. Je l’explique mieux maintenant que j’ai réalisé la résistance à l’étirement dans des zones qui n’ont pourtant pas été charcutées par l’opération.

Avec cet exercice je vais rapidement me sentir plus en sécurité, la stabilité devenant bien meilleure.

Il faut sans doute ajouter 2 autres causes : une gêne qui m’empêche d’appuyer franchement et qu’une action réflexe de protection tente de me faire éviter en rentrant la hanche. C’est d’ailleurs un mauvais réflexe car ça va plutôt mieux si au contraire je ressors cette hanche quand j’avance la jambe. Mais cette tendance préexistait à la fracture et peut se relier au fait que le côté droit était déjà fortement dominant chez moi, ce que la situation actuelle ne peut que renforcer. Le côté gauche a toujours eu tendance à s’effacer devant la poussée plus puissante du droit et c’est sans doute pourquoi je suis tombé à gauche et non à droite. Quand je veux regarder derrière moi je me retourne toujours du côté gauche. C’est pourquoi je vais aussi m’imposer de me retourner à droite, ce qui fait ressortir la hanche gauche. Je suggère à chacun de s’observer pour voir s’il est vraiment symétrique ou s’il existe une orientation. D’ailleurs est-il possible d’être symétrique ?

Il y a bien sûr une quatrième cause, la fonte musculaire de la cuisse et surtout du moyen fessier comme me l’a dit un ami kiné auquel j’avais demandé de me tester. S’il avait aussi vu le réflexe de protection qui me conduit à rentrer la hanche au lieu de la sortir, il n’avait pas vu les 2 autres causes qui pour moi restent les plus importantes. En particulier, il est un peu vain d’accroître la force de la poussée musculaire tant qu’elle s’exercera sur des zones sensibles.

J’ai l’occasion de parler de ces questions avec un ancien patineur de haut niveau qui s’était fracturé très gravement la jambe et le pied en chutant en torsion sur la glace. Il n’a jamais pu rechausser les patins ensuite. Il a fait lui-même sa rééducation et partage le point de vue que souplesse et étirement doivent être privilégiés sur la force. Il n’est pas très bon de travailler en force sur un muscle bloqué qui s’étire lentement ou qui revient difficilement à sa position de repos. Mais les kinés ont été formés pour pratiquer une rééducation en force dont les conséquences ne sont pas toujours heureuses sur les blessés. C’est sans doute la raison pour laquelle le chirurgien ne m’avait octroyé que 12 séances de kiné et n’avait pas voulu m’en donner davantage à la visite de contrôle car il craignait qu’ils m’en fassent trop faire. Le chirurgien est certainement le mieux placé pour savoir comment sont les tissus après une telle opération.

 

Je vais ajouter un autre exercice : c’est le même mais en inversant le rôle des jambes, la jambe côté fracture étant allongée (la gauche pour moi) ; incliner alors le buste à droite, vers le genou droit, le plus loin possible, la tête venant toucher le genou et les bras le sol ; puis « respirer » avec la hanche gauche, ce qui accentue l’étirement de celle-ci.

 

Bien entendu ces exercices peuvent se faire assis en tailleur et je les pratiquais presque tous les jours auparavant. En gardant une jambe allongée ils sont plus faciles à réaliser.

Mes premières côtes en VTT

Ayant ainsi gagné en confiance je commence à penser à enfourcher mon VTT pour aller pédaler à l’extérieur. Le VTT plutôt que le vélo de route, non pas pour aller sur des pistes forestières bien sûr mais parce qu’avec ses roues plus larges et son cadre moins haut il offre une plus grande sécurité par rapport au risque de chute. Il dispose aussi de très petits développements avec un plateau de 24 à l’avant et une couronne de 32 à l’arrière, soit environ 1,50 mètres. De plus, je me suis procuré des protecteurs de hanches, des coques que l’on place dans les poches d’un caleçon spécial pour qu’elles restent en position et qui me font ressembler à bibendum. S’il y avait des stabilisateurs comme pour les vélos des enfants, j’en mettrais !!!

Je vais faire les premiers tours de roues dans l’herbe avant de m’enhardir sur la route. J’ai besoin de reprendre progressivement confiance. Je sais que je n’ai pas le droit de tomber. Comme ça va bien je vais m’enhardir progressivement dans des petites côtes. Au pied de mon domicile il y a une côte de 70m de dénivelé avec des passages à 17%. Je n’imagine pas que ça puisse être pour bientôt. Je tente un essai dans le final à 10%. Avec le 24x32 et en pédalant pratiquement sur une jambe ça passe sans problème, alors je vais tenter l’ascension qui se fera sans difficulté puis je recommence. C’est un début bien au dessus de ce que j’espérais même si je sais que je ne dois pas m’illusionner car c’est la jambe droite qui fait tout le travail.

Quelques jours plus tard, quand les pluies de ce mois d’avril voudront bien faire une pause, je la monterai 8 fois à suivre dans la matinée en abandonnant déjà le 24x32 pour le 24x30 dans les passages les plus difficiles. Puis l’après-midi j’irai monter 6 fois ma côte favorite, 90 m de dénivelé à 11% dont 2 virages à 15%. C’est pour elle que j’avais dérapé sur le verglas la veille de Noël. Je dis cela comme un amoureux qui allait voir sa fiancée, mais c’est un peu ça…J’aurais ainsi fait 1250m de dénivelé à forts pourcentages dans la journée, qui plus est avec un vélo lourd et des pneus à très faible rendement sur la route. Je ne vais pas vite bien sûr mais qu’importe. La pratique du vélo en fixe m’a permis de conserver une certaine condition physique, le maillon faible restant la poussée sur la hanche gauche. Cela va s’améliorer, mais pas plus vite que la réduction de la gêne avec le temps.

J’essaie aussi de pédaler en me soulevant légèrement de la selle mais je dois aussitôt me rasseoir car la jambe ne tient pas. Je fais de brefs essais ainsi en soulevant le bassin un bref instant et progressivement, en 2 ou 3 jours, je vais parvenir à faire plusieurs tours de pédales en danseuse comme on dit. Avec mes hanches de bibendum c’est plutôt la danse du quatrième âge que celle de l’Opéra !!! Je reste cependant très prudent dans cet exercice car il ne faudrait pas qu’une soudaine douleur me fasse perdre l’équilibre quand je suis en appui sur la pédale gauche.

Les Pyrénées en août ?

Devant ces premiers succès encourageants je me prends à rêver. Pourquoi-pas aller dans les Pyrénées en août ? En août plutôt qu’en juillet pour laisser du temps au temps, trois semaines de plus ça compte dans mon état. Je n’y pensais vraiment plus pour cette année quand cela me paraît soudain envisageable. Pas de risque cependant, une chute sur le métal qui borde le fémur pourrait être très grave. Alors si j’y vais ce sera en VTT et sur la route de Luz-Ardiden car elle est en bon état, bien entretenue et très peu fréquentée en été. C’est 1000 m de dénivelé sans pourcentages trop importants même s’il y a 4 km consécutifs à 9% de moyenne mais sans les raidillons et les pierres du Tourmalet. Je peux commencer à envisager de pouvoir faire à ce moment là deux montées par jour en installant les coques de protection uniquement pour la descente en raison de la sudation.

 J’ai conscience que faire 2000 m de dénivelé par jour sur la route avec un VTT ne sera pas une sinécure mais tant pis, même à 6 ou 7 à l’heure le jeu peut en valoir la chandelle. Pourquoi pas, ce serait une bonne remise en forme avant d’aborder la contre-opération en janvier (au plus tôt) pour enlever le métal !

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09 avril 2008

Jeux Olympiques : un non événement !

En usant de la violence pour promouvoir la Paix on exacerbe la violence.

Si on boxe un boxeur, on ira au tapis. Il faut le chatouiller sous les bras !

Si les jeux avaient été attribués à la Chine c’était dans l’espoir de la voir évoluer vers les valeurs occidentales. Et si c’était l’inverse qui se produisait ? Comme on peut le lire dans la presse :

« Le risque, aujourd’hui, est que le gouvernement chinois soit contraint d’interrompre son processus de réformes car la situation du moment a déjà permis aux éléments les plus durs de relever la tête. Il n’est donc pas certain que la tournure prise par les manifestations en Europe aboutisse exactement au but recherché. » 

La Chine est aujourd’hui une formidable puissance économique qui pourrait acheter les grandes sociétés américaines et française et peut faire monter les prix des matières premières sur les marchés mondiaux. Aussi les dirigeants occidentaux sont dans leurs petits souliers et les dirigeants des entreprises françaises craignent des représailles économiques sévères et durables qui auraient pour première conséquence l’affaiblissement de notre économie et donc de notre pouvoir d’achat auquel nous tenons tant.

Alors que faire ? RIEN !!!

RIEN, c’est à dire ne pas aller sur le parcours de la flamme.

RIEN, c’est à dire, pour les riverains du parcours, ne pas ouvrir leurs volets. Imaginez une flamme passant sans problème certes, mais dans des rues vides et désertes…

RIEN, c’est à dire ne pas commenter l’événement.

RIEN, c’est à dire ne pas allumer sa télé pour regarder la cérémonie d’ouverture.

RIEN, c’est à dire ne pas regarder les compétitions et profiter du temps ainsi gagné pour s’adonner à des activités physiques ou culturelles et s’en trouver bien.

Le mardi 8 avril 2008 France 2 diffusait un remarquable documentaire sur l’année 1968 dans le monde. Il n’y a pas eu que notre mai 68 ! Il y eut aussi, entre autres, le printemps de Prague transformé en hiver sibérien par les chars soviétiques…

La vraie culture n’est pas celle qui s’exprime par des bâtiments ou des œuvres exposées mais celle qui habite vraiment les êtres. Quand une puissance menace de tout écraser il faut savoir faire le dos rond pour préserver l’essentiel. Une telle situation peut aussi être l’opportunité d’intérioriser d’avantage la culture si on ne peut plus l’exprimer dans l’espace. Plus facile à dire qu’à faire. Mais ainsi, et peut-être seulement ainsi, les Tibétains pourront préserver l’essentiel, c’est à dire ce qu’ils parviendront à porter en eux même puisqu’ils seront de plus en plus contraints d’en dissimuler l’expression.

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06 avril 2008

Arginine, acides aminés et réparation musculaire après fracture

Le muscle c’est de la protéine et pour aider à la réparation musculaire il y a leurs constituants, les acides aminés. Parmi eux  l’arginine qu’on trouve facilement en pharmacie. Voici ce qu’on peut lire sur l’excellent site Gestion santé de Jacques Valentin à son sujet :

« Il faudrait inclure l’arginine dans un protocole de supplémentation bien conçu. Il faudrait aussi rester dans les doses de 1 à 3 g par jour qui paraissent plus raisonnables que celles bien supérieures que l'on voit parfois évoquer. Les végétariens stricts pourraient en tirer profit car l'arginine provient essentiellement de la viande mais aussi des produits laitiers et des fromages. La L-arginine (L pour levogire, tourne à gauche) est, comme nous venons de le voir, le précurseur unique de l'oxyde nitrique. D'autres applications moins connues peuvent être visées en prenant de la L-arginine comme par exemple promouvoir la mise en circulation d'hormone de croissance par l'hypophyse, favoriser la division cellulaire, la cicatrisation des plaies et la réparation des tissus endommagés par les blessures et les traumatismes, évacuer l'ammoniaque, renforcer le système immunitaire et sécréter d'importantes hormones. Il est probable que ces fonctions physiologiques peuvent être soutenues et optimisées par des doses modestes de L-arginine. A mon avis 1g par jour serait probablement suffisant pour améliorer ces fonctions physiologiques chez la personne en relativement bonne santé. »

J’ai justement une expérience avec l’arginine. Après ma tuberculose en 1960 (voir sur ce blog "fracture du col du fémur : le troisième mois" *) j’avais constaté que les genoux tenaient mal : en plongeant sur un ballon comme le font les gardiens de but les 2 genoux avaient "sauté" et cela m’avait fait très mal pendant plusieurs minutes même si les genoux s’étaient aussitôt remis en place. Pourtant, je faisais cela sans problème auparavant, je n’ose pas dire quand j’étais jeune car je n’avais pas 20 ans au moment de cet incident. Plus de 30 ans après j’avais été obligé de constater que l’un ou l’autre de mes genoux sautait de plus en plus souvent et facilement, même par des mouvements de faible amplitude. C’était peu douloureux et bref mais de plus en plus fréquent. Puis un jour la douleur fut très vive et persistante, ce qui va me contraindre à porter une genouillère.

* Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires

Peu de temps après je fais une grippe (j’ai dû en faire 2 dans ma vie). Le médecin me prescrira de l’arginine pour me remonter. Il y avait à l’époque une très grosse pub à la télé pour un produit dont le slogan était "la fatigue ça se soigne". C’était de l’arginine. Je constate que cela me fait beaucoup de bien et j’en prends une seconde boite à suivre puis fait des cures de temps en temps. Quelques temps après je réalise que mes genoux ne sautent plus. En fait cet incident ne s’est jamais reproduit depuis.

Je m’interroge alors sur cette guérison inexpliquée. Qu’ai-je fait pour cela ? Je repasse dans ma mémoire tout ce que j’ai pu prendre comme produits pendant ces quelques mois et je n’en vois qu’un,  l’arginine. J’en parle à un médecin qui sourit de mon interprétation qu’il juge peu crédible. Peut-être, mais à part de l’homéopathie comme mercurius solubilis pour des angines je n’ai rien pris, pas même des vitamines. Le problème était devenu suffisamment chronique, fréquent et ancien pour ne pas s’évanouir ainsi sans raison. Un miracle ? Je suis peut-être passé à Lourdes en allant dans les Pyrénées, mais c’était sur la rocade de déviation…

Alors il faut bien proposer une explication. L’arginine aurait permis la reconstitution de tissus qui ne parvenaient plus à se régénérer depuis ma grave maladie. De façon directe ou peut-être indirecte en régénérant une fonction d’un organe (le foie), cette fonction assurant ensuite le travail qu’elle n’accomplissait plus. Quoi qu’il en soit, j’ai été libéré d’un problème qui devenait très préoccupant et c’est pour moi l’essentiel et même si cela doit faire sourire certains je pense que je le dois à cette cure d’arginine

Avec mon problème actuel de réparation musculaire après cette opération pour fracture, une supplémentation d’arginine m’a paru indiquée et je m’en suis donc prescrit ! J’ajoute qu’à  doses assez élevées l’arginine permet la production d’hormone de croissance mais je ne vais pas aller jusque là !


Pour tenter d’y voir plus clair dans mon problème de claudication je suis allé voir un ami kiné qui m’a testé pour conclure à une fonte musculaire en particulier au niveau du moyen fessier. Faire de la musculation, d’abord en restant debout sur une jambe et, allongé sur le ventre, soulever la jambe tendue après avoir placé une masse d’un kilo autour de la cheville. Mais il ne faut pas que je reste longtemps sur la jambe blessée pour avoir une légère douleur dans la zone charcutée par l’opération. C’est tout le problème : la remusculation ne peut pas aller plus vite que la cicatrisation.

Bien sûr il existe d’autres acides aminés. Un produit vendu en pharmacie, actibiomax,  contient 18 acides aminés. Il n’est pas classé médicament mais complément alimentaire avec les indications suivantes : chez le sportif (préparation et récupération) ; en cas d’apports nutritionnels déficitaires ; récupération musculaire après une longue période d’inactivité. Cela pourrait donc me convenir. Il et est préparé par Merck, ce grand labo américain bien connu désormais pour le scandale de son anti-inflammatoire vedette le Vioxx  et qui laisse à son partenaire français Sanofi le soin de diffuser le Gardasil en France, ce qui a permis qu’il soit largement remboursé... Quand l’AMM de ce vaccin a été obtenue, les études faites ne permettaient pas de cerner les risques dont la fréquence serait inférieure à 1/4000. C’est très insuffisant pour lancer dans la foulée une campagne aussi généralisée. Si après l’affaire du vaccin hépatite B nous avons celle du Gardasil il ne faudra pas s’étonner...

Mais faut-il faire un amalgame ou au contraire penser qu’il vaudrait mieux que ces labos gagnent leur argent avec par exemple des acides aminés de qualité plutôt qu’avec des molécules et des vaccins aux propriétés mal définies et incertaines ?  J’ai bien dit de qualité car il y a le problème de la préparation de ces acides aminés. Au cours du récent documentaire d’Arte sur Monsanto (Le Monde selon Monsanto du 11/03/08), il avait été question d’une préparation de tryptophane, un autre acide aminé, qui avait provoqué des décès. Alors je me pose la question.

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24 mars 2008

Fracture du col du fémur : le troisième mois


Fracture du Col du Fémur : Voir le récapitulatif des articles et de leurs sommaires

Sommaire

 

Fracture du col du fémur ou de la hanche ?

Force ou Tonicité ?

Dynamiser plutôt que forcer

Relaxation chauffante !

Contrer les effets délétères des anesthésiants

Ce que je dois au vélo

Angines à streptocoques

Une vaccination en 1948

Première expérience homéopathique à l’âge de 5 ans

L’homéopathie séquentielle

Huiles essentielles

Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale


Fracture du col du fémur ou de la hanche ?

Voici enfin une classification claire regroupant à la fois les fractures du col du fémur et celles du massifs des trochanters, le massif osseux situé en haut du fémur, la hanche. En toute rigueur ma fracture n’est pas classée col du fémur mais des trochanters, ce qui est en général moins grave. Pour moi il s’agit donc d’une fracture per-trochanterienne simple, ce qui est bien suffisant ! Sur les radios le traits de fracture ne traverse pas complètement le massif. En cas de fracture du col proprement dit les artères nourricières peuvent être arrachées, ce qui conduit à la nécrose de la tête du fémur. J’ai très certainement échappé à cela. C’est un point très important. Comme me l’a dit le chirurgien je vais récupérer complètement mais je pense que je devrais sans doute attendre que le matériel soit enlevé, que les trous se rebouchent et que je récupère de la nouvelle opération. Une affaire de 18 mois ! 

Voici un autre site médical intéressant sur les fractures des trochanters. On ne tombe jamais sur le col du fémur mais sur les trochanters et c’est alors que le col proprement dit peut casser. Dans mon cas, pourquoi c’est le trochanter qui a cassé plutôt que le col en principe plus fragile ? Peut-être une question d’angle de chute. Il est difficile de casser un morceau de bois en le frappant contre un mur, l’axe du bâton étant perpendiculaire à ce mur, tel un bélier pour enfoncer une porte. Par contre, si on exerce une pression perpendiculaire à l’axe du bâton, alors il pourra casser. Qui a pensé que ce n’était pas mon jour de chance ? Pas si sûr !

Force ou tonicité ?

Sur un site vélo plusieurs cyclistes échangent leurs problèmes de fracture du col. C’est une fracture assez fréquente chez les cyclistes. Un ancien blessé en réconforte un autre qui se plaint de douleurs et de gênes qui durent un peu trop longtemps à son goût :

« tous ces symptômes et douleurs sont normaux car comme toute chose il faut du temps au temps (atrophie des tendons et des muscles, cicatrisation de tous les muscles internes et externes qui ont été recousus et attendre 'l'élasticité' de ceux-ci, perte de la masse musculaire et notamment de la puissance au niveau des fessiers et moyens fessiers, d'où le boitillement constant qui est relativement long à éliminer (soit un ensemble de douleurs résultantes, inhérentes à cette opération, sans parler d'autres facteurs de rétablissement liés à la physiologie de chacun et notamment de l'âge où il est impossible de vouloir comparer les problématiques de rapidité de rétablissement notamment.) »

Très bonne description. Pendant ce troisième mois je vais être dans l’expectative : je cherche une bonne formule pour les exercices. J’ai sans doute fait trop d’efforts en force à la fin du second mois et je ressens une gêne qui me contraint à reprendre une béquille pour soulager. Après une semaine cela disparaît mais je vais essayer de limiter ce type d’effort. C’est l’oscillation de la marche qui crée une gêne et il suffit d’un très léger soutien pour qu’elle ne se manifeste pas. Le chirurgien ne m’avait d’ailleurs pas dit d’abandonner la béquille. Quand j’avais demandé s’il me donnait d’autres séances de kiné il avait répondu non car il craignait que le kiné m’en fasse trop faire. La douleur est ma limite m’avait-il dit mais le problème est qu’on ne le sait pas à l’avance. Un exercice peut faire évoluer une gène vers la douleur ou sa disparition. J’avais par exemple une gêne à l’aine qui semble avoir disparu. Par contre je ne force plus dans la posture assis sur les talons, buste vertical (posture du diamant en yoga) car le poids du corps tire beaucoup sur la blessure recousue. J’intercale un coussin ou je penche le buste en avant.

Je fais le test de la marche d’escalier : monter d’abord la jambe blessée pour s’appuyer uniquement sur elle pour monter. C’est encore un peu difficile et je pense devoir considérer cela comme un test et non comme un exercice, c’est à dire à ne pas faire trop souvent. La hauteur de la marche a beaucoup d’ importance ( ici 17 cm). Ce test va me servir pour mesurer ma progression.

A la fin de ce troisième mois j’analyse mieux les problèmes de la marche : avec seulement les os on ne pourrait tenir debout, surtout en mouvement ; pour garder l’équilibre il faut constamment que muscles et tendons corrigent la position. Ce sont eux et non les os (utiles quand même !) qui nous maintiennent. Chaque déséquilibre doit être instantanément corrigé. Si le temps de réponse est trop long, le déséquilibre s’amplifie. Face à un vent fort je me sens assez instable et je dois faire attention. Les personnes âgées ont ce problème d’allongement de la durée de réponse de la correction, ce qui les rend plus vulnérables à la chute quand elles sont confrontées à un déséquilibre inopiné (les pieds dans le tapis) ou quand les muscles ne sont pas prêts à répondre (au lever par exemple). De ce point de vue, je suis encore un peu comme une personne âgée, ou comme un enfant quand il commence à marcher. Il est connu que les personnes âgées se cassent assez souvent le col du fémur le matin en se levant, ce qui réduit l’utilité des protecteurs de hanche car elles ne les portent pas pendant la nuit. Une bonne habitude à prendre est donc de mobiliser les muscles des jambes alors qu’on est encore allongé ou en quittant une position assise. C’est ce que les soignantes à l’hôpital ne comprenaient pas quand elles voulaient me lever rapidement du fauteuil dans lequel j’étais resté 8 heures, 3 jours après l’opération.

Dynamiser plutôt que forcer

L’idée est donc de chercher à accélérer, si possible, la récupération d’un meilleur temps de réponse. Les traditions japonaises ou chinoises d’arts martiaux ont des réponses à ce problème, du moins pour les personnes en bon état (on ne prête qu’aux riches ) : les adeptes qui s’entraînent ainsi conservent une grande tonicité musculaire dans la vieillesse et peuvent résister aux assauts violents des jeunes. Les attitudes simulant une attaque ou une défense sont connues de tous mais je suis obligé d’adapter car je me vois mal prendre avec une grande intensité ces postures dynamisantes et tonifiantes. Le Kung Fu c’est pas encore pour tout de suite !

Bien qu’il existe beaucoup de point communs entre le yoga de l’Inde et ses correspondances chinoises, il y a aussi de grandes différences. Je ne suis spécialiste ni de l’un ni de l’autre mais je constate qu’il y a absence totale et volontaire de tonification en yoga contrairement à la tradition chinoise ou japonaise. Le yoga cultive la posture immobile avec absence d’enchaînement et une phase de repos entre chacune. En août dernier j’ai fait un stage de 5 jours avec un grand maître indien du yoga. Il était suivi dans son périple en France par une jeune chinoise professeur de yoga à Pékin. Il y a 14 professeurs de yoga à Pékin. Elle était donc là pour parfaire sa connaissance du yoga indien. Pendant les pauses elle faisait d’impressionnantes démonstrations posturales et parfois avec enchaînement dynamique et martèlement du sol avec les pieds, ce qui n’est pas dans la tradition indienne mais bien dans la tradition chinoise.

Chez le kiné je ne travaillais qu’en force. Je vais donc maintenant essayer de mobiliser rapidement et brièvement les muscles, en limitant l’intensité. Je relâche aussitôt puis je recommence. J’essaie avec toute la jambe, y compris les fessiers voire au dessus. J’ai commencé ainsi un matin avant de me lever. J’ai constaté que la marche dès le lever était plus facile. Après ces premiers essais qui me paraissent positifs, je vais essayer debout, jambes fléchies et en accompagnant la dynamisation avec les bras et les poings et même en martelant (très doucement) le sol avec les talons. Au début je ne suis pas très martial mais je progresse assez vite et suis plutôt satisfait de l’effet produit mais il faut encore attendre car j’ai juste commencé.

Sur le Home trainer

Avec mon vélo sur cylindre je passe de 45 minutes à 1h et parfois 1h30 de pédalage par jour mais en limitant l’intensité de la poussée. Avec des pointes à 290 watts à la mi février c’était trop. Je suis confronté au choix entre pédaler rapidement, ce qui est assez facile sur ce dispositif, ou plus en force. J’irai jusqu’à une séance de 740 kcal mécaniques en une heure pour une moyenne de 205 watts et une cadence de 92. Puis je vais réduire l’intensité moyenne pour allonger les séances. Ce troisième mois aura donc été marqué par un repli de la force au profit du rythme et de la tonicité. Le pédalage ne tonifie pas mais il peut être très prolongé, en exerçant une force limitée et à une cadence rapide de plus de 90 tours minutes. Il a aussi l’avantage de permettre des suées importantes, d’entretenir la capacité cardio-pulmonaire mais il ne fait pas tout.

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Relaxation chauffante !

Il existe une technique de concentration sur une zone du corps, en premier les membres, qui permet de modifier de façon très sensible son ressenti. On peut en effet y ressentir chaleur et pesanteur, ce qui laisse supposer une intensification de la circulation :

« Le but de cette technique, lit-on sur un site, est d'obtenir une relaxation qui est induite par une sensation de pesanteur et de chaleur parcourant les membres supérieurs et inférieurs. Cette pesanteur est source de décontraction des muscles, ce qui aboutit à l'apparition d'une sensation de chaleur qui augmente l'irrigation sanguine de la peau. »

J’avais 15 ans quand j’ai découvert cette technique dans le magazine Elle. Il était demandé de s’allonger confortablement puis de se concentrer sur une main en cherchant à la ressentir comme lourde, pesante, détachée du poignet. Après un moment, qui peut être long la première fois, on ressent alors de la chaleur dans la main. On peut poursuivre vers l’avant bras etc. A l’époque j’avais assez rapidement réussi. J’avais testé le procédé avec le lancer du javelot : après m’être concentré sur le bras et avoir attendu la sensation de chaleur ou de fourmillements (j’y parvenais debout) je constatais que je lançais très significativement plus loin. Le Qi Gong chinois dit « où va le mental, va le Qi », le Qi (Tchi) c’est à dire l’énergie. Cette technique existe aussi en yoga avec la posture dite du cadavre qui ne consiste pas uniquement à s’allonger au sol. Pour le Dr Jacquemart*, c’est la posture la plus difficile du yoga :

 « La relaxation désigne une détente spéciale où tout tonus musculaire disparaît. Poussée à l’extrême elle peut avoir un retentissement bénéfique extraordinaire sur le système nerveux. » Il compare au training autogène de Schultz (site de l’hôpital de la Pitié Salpétrière) et à la méthode originale de Jacobson. Il insiste sur l’importance de la prise de conscience des moindres éléments du corps. Il propose de commencer par se concentrer sur le pouce droit avec une autosuggestion : il est lourd, engourdi et détendu, une sensation de chaleur qui s’y développe. Puis de poursuivre par l’index etc. Mon objectif ici n’est pas de décrire toute la méthode mais de rappeler son existence et d’essayer de voir si on peut en tirer profit dans un cas comme le mien. 

En effet, pourquoi ne pas essayer, tout particulièrement sur la zone blessée. Cette méthode est utilisée en médecine pour agir sur le système nerveux mais dans mon cas, muscles charcutés et circulation locale perturbée pourraient profiter de cet afflux supplémentaire. Mon expérience avec le javelot, même très ancienne, peut m’en convaincre. Aussi je vais m’efforcer de m’y exercer désormais. Je vais constater que la zone de la hanche est plus difficile à travailler que les membres. Pour le débutant il semble que le plus facile soit la main ou le pied, voire les doigts ou le visage. Certains conseillent de commencer par la tête, d’autres par les pieds, d’autres par les mains…Le visage oui, mais la tête … pour ceux qui ont un cerveau dedans, prudence ! Quand j’avais 15 ans, sur les seules indications lues dans le magazine Elle, j’avais essayé un soir dans mon lit. Je me suis concentré sur le front, j’ai senti que je partais et j’ai soudain craint de ne pouvoir revenir ; je me suis raccroché en arrêtant le processus enclenché quand il était encore temps (du moins c’est ainsi que je l’ai vécu) et je n’ai jamais osé recommencer ainsi sur cette zone.

Effectivement, le Dr Jacquemart insiste sur le front qui doit rester frais, à l’inverse du reste du corps, confirmé par l’article de la Pitié Salpétrière  :

« Fraîcheur du front : 
Le patient doit se concentrer sur une fraîcheur légère et passagère. Comme si un souffle frais caressait légèrement le front. Il cherche une réaction vaso-constrictive (ou peut-être simplement à refroidir l'activité fantasmatique). »

Parmi les contre-indications à la pratique de cette technique à l’hôpital il y a, selon le site de la Pitié, « l’érotisation »  par les patients qui se complaisent dans le plaisir procuré ainsi et qui ne veulent pas arrêter les séances. Le ressenti est effectivement agréable et si des malades psychiatriques veulent prolonger cet état au delà de la patience du thérapeute, c’est sans doute aussi parce qu’ils traînent une longue frustration affective qui peut être à l’origine de leurs tourments. Mais nul besoin d’un guide pour pratiquer. Pouvoir ce faire du bien par la seule action de la pensée et pouvoir le reproduire assez facilement peut apaiser les besoins affectifs et rendre moins dépendant de la présence d’une autre personne pour les satisfaire. On devient ainsi plus libre. Et on libère aussi les autres…

A un niveau plus avancé on peut voir l’essentiel non dans l’agrément ainsi procuré mais dans le développement de la capacité de la concentration. Certains conseillent, comme le psychiatre Jacques Vigne qui fait de très longs séjours en Inde, d’apprendre à fragmenter, à travailler morceau par morceau si on peut dire, afin de préparer notre corps pour que les émotions ne s’y propagent plus mais restent localisées et donc moins perturbatrices.

* Le yoga thérapeutique du Dr Jacquemart (ancien vice président de la société de médecine de Paris), ouvrage de 260 pages chez Vigot.

 

Contrer les effets délétères des anesthésiants

J’avais demandé à l’anesthésiste de me donner la liste de tous les produits qui m’avaient été injectés. Même si on ne sait pas si cela peut être utile un jour je pense pouvoir donner ce conseil à chacun : noter scrupuleusement tous les médicaments et vaccins reçus ainsi que leur date d’utilisation. Le sufantanyl que j’ai reçu au moment de l’anesthésie a des effets secondaires immédiats comme la constipation et la rétention urinaire dont j’avais fait la pénible expérience pendant la nuit qui a suivi l’opération. D’autant plus que l’anesthésiste avait mis une forte dose, inutile d’ailleurs, l’opération ayant été courte. En anesthésie générale il peut aussi déclencher de la confusion mentale…mais j’étais en rachi-anesthésie…On peut sans doute aussi devenir allergique, ce qui indique la possibilité d’effets imprévisibles sur le long terme, sans parler d’effets inconnus qui, même non visibles peuvent être très réels. Pour palier à ce risque il y a l’homéopathie séquentielle fondée par le médecin suisse Elmiger. Son principe de base consiste à traiter les agressions subies en utilisant le médicament correspondant aux dilutions korsacoviennes successives de 30, 200, 1000 et 10000. Ainsi, cette médecine me prescrira sufantanyl en 30K, puis 200K, puis 1000K, puis 10 000K. De même pour les 3 autres produits utilisés au cours de cette anesthésie, dont de la morphine. Aussitôt après l’opération Nux Vomica en 15 Ch paraît indiqué (2 doses à 12 h d’intervalle par exemple).

J’avais découvert l’homéopathie séquentielle en 1997. A cette époque je n’étais pas au mieux car je n’étais toujours pas remis des conséquences de 2 agressions biologiques majeures qui ont considérablement perturbé ma santé et ma vie. L’une m’avait frappé début octobre 1959 où, à la suite d’une plaisanterie avec l’infirmière, j’avais été gratifié, avec 3 de mes camarades de classe, d’une énorme goutte de tuberculine dans le cadre d’un dépistage de la tuberculose par une cuti-réaction annuelle. Le BCG bien qu’obligatoire n’était pas encore appliqué de façon généralisée à cette époque. Nous étions tous négatifs en octobre mais 3 mois plus tard nous avons fait tous les 4 une infection tuberculeuse très sérieuse même si nous n’étions pas contagieux. J’ai raconté et analysé cette affaire dans un livre Tuberculine et BCG – Les deux vérités. A l’occasion de la journée mondiale de la tuberculose du 24 mars 2008 l’OMS demandait à ceux qui avaient une expérience de la raconter dans un récit ou un blog. Ce que j’ai aussitôt fait ! J’ai eu un traitement de près d’un an et ne suis retourné au collège que 15 mois plus tard. Le calendrier s’est alors organisé pour moi entre avant et après cette maladie comme il s’organise pour d’autres entre avant et après la guerre. Avant, j’étais un très bon sportif, rapide, souple et endurant, capable de faire du sport toute la journée. Après, j’étais devenu une loque toujours fatiguée qui se traînait lamentablement.

Ce que je dois au vélo

Cet état de fatigue permanente allait durer fort longtemps, pourtant, le vélo allait beaucoup m’aider : fin 1966 je m’essaie à un entraînement régulier de course à pied, 7 km par jour, mais je dois abandonner car mes articulations sont maintenant bourrées de toxines et deviennent douloureuses sous les chocs de la course. J’opte alors pour le vélo qui n’a pas cet inconvénient et je vais pouvoir m’entraîner régulièrement même si les muscles sont eux aussi bourrés de toxines, ce qui provoque de nombreuses douleurs qui disparaîtront à la longue car la sueur d’effort me fait du bien. Après cette maladie et ses médicaments très agressifs le foie fonctionne très mal et les urines sont claires, ce qui signifie que le corps n’élimine pas les toxines que le foie ne parvient plus à gérer. Aussi, des suées d’effort, abondantes et prolongées sont une bénédiction pour moi. En juillet 1967 je vais m’essayer dans les cols alpestres et d’abord l’Izoard et sa magnifique Casse déserte. Le cœur est solide, alors il tient et entraîne tout le reste qui souffre. Je m’arrête plusieurs fois dans la montée pour souffler car les poumons ne sont pas au sommet de leur forme. Il me faudra plusieurs années d’efforts pour retrouver un meilleur rythme respiratoire.

Le vélo que j’utilisais à l’époque était très ordinaire, je l’avais payé 350 F ! Mais il était très insuffisant sur de tels profils, presque dangereux. Aussi je vais casser un axe de pédale dans une montée puis des rayons au début de la descente de l’Iseran. Je devrais alors faire du stop et retourner chercher mon vélo avec ma voiture… Avec ce petit matériel et dans un état de santé encore très moyen je vais pourtant enchaîner le petit et le grand St Bernard puis le col de la Forclaz dans la même journée pour revenir le lendemain à mon point de départ après avoir goûté au confort de l’hôtel suisse du sommet de la Forclaz atteint sous l’orage. En août j’irai explorer de même les cols des Pyrénées. Mon objectif cette année là était de découvrir un maximum de cols, tous ceux dont les champions du Tour de France m’avaient fait rêver quelques années auparavant. Ils furent pour moi une très importante aide psychologique, il faut le reconnaître. Guéri de son cancer, Lance Armstrong a apporté l’espoir à de nombreux cancéreux. On ne devrait pas oublier cet aspect des choses. Si la lutte contre le dopage est nécessaire, je ne suis pas convaincu qu’elle atteindra de bons objectifs en s’exprimant par des chasses à l’homme comme la chasse au Virenque, la chasse au Pantani, puis une chasse à l’Armstrong qui n’était pas exempte d’antiaméricanisme.

En 1969 je vais même disputer quelques compétitions cyclistes locales, histoire de me prouver quelque chose. Si je peux suivre le train, je suis vite en difficulté sur les accélérations et je n’insisterais pas. Quand 8 ans plus tard j’irai consulter un iridologue qui lira, gravés dans mon iris, les dégâts provoqués par cette maladie, il n’en croira pas ses yeux, c’est le cas de le dire, quand je lui dirai ce que j’arrivais à faire sur un vélo. Il est vrai que si assis sur une chaise j’étais toujours vite fatigué, je pouvais rester des heures à pédaler assis sur mon vélo. Il y avait là un paradoxe que je ne m’expliquais pas vraiment mais que j’ai maintes fois constaté. Je comprendrai beaucoup plus tard que j’avais aussi un important épuisement nerveux consécutif aux longues maladies et aux traitements prolongés. Comme en plus je faisais de la recherche en mathématiques, discipline particulièrement éprouvante pour les nerfs, je ne récupérais pas. En homéopathie cela correspond à Kali Phosphoricum dont la matière médicale décrit ainsi les indications :

« Epuisement nerveux après avoir trop travaillé intellectuellement ou après maladie grave. Aggravation par l’air froid, les courants d’air, le repos. Amélioration en mangeant, par la chaleur, par un exercice modéré. »

 Le vélo en solitaire préservait ce capital nerveux. J’insiste sur solitaire car sinon la tension nerveuse dans un groupe en vélo est vite importante. De plus j’ai aussi réalisé, il n’y a pas si longtemps, que l’effort cycliste régulier et prolongé favorise ce qu’on appelle maintenant la cohérence cardiaque. Cette pratique du vélo m’offrait ainsi un précieux havre de paix. 

Angines à streptocoques

Parce que j’allais beaucoup mieux à l’époque, (et que la médecine militaire ignorait l’iridologie !), je n’ai pas été dispensé de service militaire. Cela m’a valu un cocktail vaccinal copieux ! Sur un organisme à la silhouette sportive mais malgré tout biologiquement fragile ce n’était pas l’idéal. Fin 1974 je suis en très bonne forme physique apparente après avoir fait la traversée cycliste des Pyrénées (Hendaye Cerbère) en 3 jours dans le cadre d’un circuit de 2000 km effectués en 10 jours avec un sac de guidon pour bagages. Pourtant, je vais commencé à faire des angines à streptocoques béta-hémolytique du groupe A, les plus redoutables. Elles vont me gâcher la vie jusqu’en 1986 inclus. Chaque hiver, de fin octobre à avril je suis sous la menace de telles angines qui pourraient abîmer les valves cardiaques et ruiner le seul organe solide et qui tient tout le reste, le cœur. Solide il le sera puisque je vais passer à travers, peut-être grâce à des piqûres de venin de serpent (crotale, vipère, naja ) en dilutions homéopathiques… Mais ma santé replonge et je me traîne à nouveau, toujours fatigué.

 

En juin 1986 je vais faire une conférence critique sur les vaccinations (il y a de quoi faire, il en faudrait plusieurs !) Dans la salle il y a 6 médecins dont un homéopathe qui me prendra en consultation le lendemain mercredi alors qu’il ne travaille pas ce jour là pour le consacrer à ses enfants. Il veut m’éviter un long déplacement et me fera payer moitié prix pour me remercier de la conférence de la veille…Une de ses particularités est qu’il teste au pendule et m’annonce ce qui me donne des angines : la toxine diphtérique. Il me prescrit 3 tubes de diphterotoxinum 5 CH. Il a aussi testé au pendule la dilution la plus adaptée. Un mois plus tard je me sens beaucoup mieux et l’hiver suivant je ne ferai pas d’angine comme cela était devenu coutumier depuis plus de 10 ans. Je n’en reviens pas ! D’habitude, au moindre refroidissement et malgré une ou deux écharpes, je débutais une angine "rentrée" qui m’épuisait alors que maintenant j’ai des manifestations extériorisées sous forme de rhumes qui ne me fatiguent pas. Je commence à revivre. Par rapport à la tuberculose ce médecin ne me propose rien car il pense que je ne pourrais pas le supporter.

Une vaccination en 1948

Diphterotoxinum c’est de la toxine diphtérique diluée et dynamisée selon la méthode de Hahnemann. Je repense alors à la grave maladie que j’avais faite fin 1948, juste après mon entrée à l’école primaire, le 1er octobre. Peu de temps auparavant, le médecin faisait la tournée du village pour vacciner les enfants qui allaient être scolarisés. Oui, à cette époque les voitures étant très rares c’était le médecin qui se déplaçait ! Je m’en souviens très bien : il a demandé une casserole d’eau à ma mère pour stériliser la seringue en verre et l’aiguille ; il a attendu que l’eau boue puis le temps nécessaire à la stérilisation, c’est à dire de longues minutes. Le temps n’avait pas la même signification qu’aujourd’hui ! Puis il m’a piqué dans l’épaule et j’ai beaucoup crié. J’ai retrouvé mes documents, c’était le TABDT alors que le redoutable vaccin de l’époque contre la typhoïde A et B n’était pas obligatoire pour les enfants et que seul le DT l’était (ainsi que la variole mais c’était fait depuis plusieurs années). Le vaccin utilisé à l’époque contre la diphtérie était aussi un redoutable vaccin et je vais en faire l’expérience même si à ce moment là personne n’a pensé établir un lien avec lui. Les 29 et 30 novembre 2005 j’ai assisté aux journées de veille sanitaire de l’InVS pour la raison simple que je participais à un exposé sur le dépistage autour d’un cas de tuberculose en milieu scolaire dont le résumé est en ligne. J’ai pu entendre aussi un exposé sur les vaccinations par un expert de haut niveau. Il nous a dit qu’autrefois les vaccins tuaient des centaines et des milliers d’enfants (il n’a pas dit par an) mais qu’aujourd’hui, avec les nouvelles préparations c’est moins d’une dizaine par an. Mais, comme chacun s’en doutera, ce n’est pas mentionné dans son résumé en ligne ! Alors chuut…Ne le répétez pas,  je ne vous ai rien dit…

L’école, je vais très vite la quitter car un soir j’ai très mal à la gorge, je m’en souviens très bien aussi. Je vais faire une adénite au niveau du cou. Le médecin qui m’avait vacciné revient donc pour me soigner. Je vais le revoir souvent. Il prescrit une crème noire à passer très régulièrement sur l’abcès. C’est le bon traitement et en quelques jours ça va passer et je serai sur pied. Sauf que l’abcès va empirer, la fièvre devenir plus que préoccupante, une nuit elle dépasse les 40° et le médecin est appelé en urgence. Je me souviens très bien de la scène. Il persiste dans son traitement et envisage une incision si cela ne s’arrange pas, mais ça devrait, c’est le bon traitement ... Ma mère me prépare à cette éventualité et m’en parle sans dramatiser. Mon état ne s’arrangeant pas le curé est appelé en renfort par ma grand mère qui s’occupe aussi de moi. Plus tard je saurai que si le curé était venu c’est qu’elles craignaient que je sois perdu…

Première expérience homéopathique à l’âge de 5 ans

Fort heureusement, à 30 km de là exerce un médecin homéopathe suisse. Il est possible qu’il exerçait illégalement car un médecin devait avoir fait ses études en France pour pouvoir y exercer. Ma mère l’apprend par des patients enthousiastes. Alors, au seul téléphone du village et un peu désespérée elle lui raconte mon état. Il exerçait peut-être illégalement mais il viendra, quelques heures plus tard, et me tirera d’affaire. Oui, nous avons changé d’époque ! Quand il a vu le traitement avec la crème noire comme du charbon il aurait dit "il va le tuer !" Je ne l’ai pas entendu mais je l’ai su plus tard. Il va parler longuement à voix basse avec ma mère. Il va demander d’interrompre immédiatement la pommade noire et me prescrira 3 remèdes homéopathiques dont le fameux Belladonna. J’ai oublié les noms des autres. Il n’y a aucun autre médicament. A cette époque les granules étaient dans des tubes en verre fermés par un bouchon de liège avec un trou pour recevoir les granules, le tube étant lui-même protégé par un tube métallique. Puis, pour me renforcer après ce dur épisode, de l’huile de foie de morue. Beurk !

Soigné ainsi je vais guérir mais le médecin de famille continuera à venir me voir, parfois spontanément. Il ne saura jamais que je ne fus pas guéri par sa pommade. Impossible de le froisser ainsi. Alors les tubes homéopathiques restent cachés et la pommade bien en vue … L’inconvénient cependant est que s’il avait eu un autre cas à traiter il aurait sans doute été encore plus fondé à persister. Ma convalescence sera longue car j’ai été épuisé par cette grave infection avec ses fièvres élevées et prolongées. Je ne retournerai à l’école qu’en février...Je suis maintenant à peu près convaincu que c’est la vaccination qui m’en a tenu éloigné si longtemps alors qu’elle est indispensable pour la fréquenter. Paradoxe ! Mais les conséquences ne vont pas s’arrêter après cette première guérison et elles me la feront manquer bien d’autres fois, y compris plus tard en tant qu’enseignant.

En effet, je vais devenir très sensible aux refroidissements au niveau du cou. Avec cette adénite un microbe tenace s’est sans doute installé dans les ganglions ou les amygdales et il va empoisonner longtemps mon existence. Je fais alors très facilement des angines évoluant en bronchites et ce à un point tel que ma mère me tricote un passe-montagne englobant cou et tête pour seulement faire les 150m qui me séparent de l’école. Beaucoup plus tard, quand elle aura 90 ans et que je la promènerai dans son fauteuil roulant par un vent d’est fort et froid, elle me dira de faire attention car je suis fragile. Ce qui était vrai et plus qu’elle ! Ces manifestations deviendront par la suite plus rares mais dans les années 60, débilité par les conséquences de la tuberculose et de son traitement, je vais de nouveau avoir fréquemment des angines. Puis, alors que je vais mieux, tout particulièrement grâce au vélo, les vaccinations militaires vont aggraver la situation, du moins c’est ainsi que je pense pouvoir interpréter les événements.

En effet, la continuité et la gravité de ces angines jusqu’en 1986 puis leur arrêt soudain après le traitement par une préparation homéopathique ayant pour souche la toxine diphtérique me conduisent à penser ainsi. Puisque je n’avais pas fait de diphtérie d’où venait l’action très favorable de diphterotoxinum ? La partie active du vaccin antidiphtérique a été appelée anatoxine par son inventeur Gaston Ramon. L’anatoxine est élaborée à partir de la toxine diphtérique, sa préparation ayant pour objectif d’en atténuer la virulence, mais diphterotoxinum reste actif sur l’anatoxine. Le vaccin contient aussi d’autres substances qui ont changé au cours du temps. Si on veut tenter d’agir sur les conséquences de l’ensemble des composés du vaccin on prend alors une dilution faite à partir du vaccin lui-même. On pourrait penser que le vaccin antidiphtérique avait crée sur les amygdales et ganglions un terrain propice à la culture de certains microbes. Il aurait paru logique de prendre une préparation homéopathique réalisée à partir d’une culture de streptocoques, c’est à dire streptococcinum. C’est ce que j’avais essayé sans succès. Un homéopathe m’avait prescrit ailanthus glandulosa qui avait un peu amélioré la situation. C’était historiquement le remède homéo de la scarlatine, maladie provoquée par des streptocoques. Mais aucune comparaison avec la remarquable efficacité de diphterotoxinum dans mon cas. Autrement dit, les actions plus spécifiques sur les streptocoques ont été beaucoup moins efficaces qu’une action sur le terrain. C’est ce qui me conduit à penser que ce terrain aurait été profondément perturbé par l’anatoxine diphtérique du vaccin et que c’était lui et non le microbe qui était le véritable responsable. C’est mon interprétation actuelle mais je suis évolutif. Elle fait évidemment penser à la fameuse formule de Claude Bernard « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Cette interprétation du rôle du vaccin dans cette affaire va être confirmée plus tard car le problème n’est pas terminé pour moi. Bien entendu, pendant toute cette période de 1975 à 1986 je ne faisais jamais de vélo par temps un peu froid, mais comme j’allais mieux je vais m’affranchir de cette restriction pour un jour pédaler face à un vent très fort et très froid. Résultat, malgré une écharpe les ganglions du cou sont rapidement très douloureux, preuve sans doute que le microbe est toujours là et se réveille sous le vent froid. Alors, je vais repiquer aux angines, même si elles sont moins graves. Pendant des années, à partir de 1975, j’ai fait régulièrement chaque hiver des infections à localisation tournante : d’abord les amygdales et ganglions adjacents, puis descente sur les bronches puis une localisation originale au bas du dos, ce qui peut paraître curieux mais c’est l’endroit privilégié et non exclusif où l’organisme a vraisemblablement déposé les toxines dont il était saturé et ne savait que faire pendant mon infection tuberculeuse. Selon les critères de l’iridologie, ce dépôt de toxines dans cette zone est visible à l’œil nu dans mon iris. Le microbe aurait ainsi profité de cette poubelle pour s’y installer. Dans cette zone j’ai des douleurs très vives que je soulage cependant assez efficacement avec des cataplasmes à la moutarde achetés en pharmacie. J’ai fait cela plusieurs fois par an pendant des années, parfois juste avant d’aller dispenser mon enseignement à l’université comme un collègue pourrait en témoigner. Un jour je suis allé voir une magnétiseuse de forte réputation locale. Je ne lui dit rien. Elle passe sa main dans mon dos et je ressens une très forte vibration. Je crois qu’elle tient un appareil mais elle me montre sa main vide. C’est son seul magnétisme qui produit cet effet aussi puissant qu’un vibreur. Je suis époustouflé ! Puis, arrivée en bas du dos elle me dit "là y’a du mal" alors que présentement je ne souffre pas. Elle a facilement localisé un problème chronique et permanent. Elle ne m’en guérira pas et ne sera pas capable d’en définir la nature mais quel est le médecin qui pourrait localiser ainsi en quelques secondes l’existence d’un problème en passant seulement sa main ?

L’homéopathie séquentielle

C’est donc dans un état de santé encore très mitigé qu’en 1997 je découvre l’homéopathie séquentielle ainsi qu’un test très intéressant. Selon l’acupuncture il existe 6 méridiens ayant une de leurs extrémités au bout des doigts de la main droite. Le ohmmètre de Voll  permet de mesurer une résistivité entre la main gauche et l'extrémité de ces méridiens. A part celui du cœur (sur le petit doigt), ce n’est guère brillant et encore, je vais nettement mieux que dans les années 75-86 ! Je m’entends dire qu’on peut faire mieux (je n’espérai que cela !) et que c’est le cœur qui tient tout. Fort heureusement les streptocoques n’ont pas attaqué les valves, sinon…Le traitement consiste à attaquer en premier les agressions les plus récentes puis à remonter l’historique comme quand on nettoie une pile d’assiettes en commençant par celle du haut. Ma première expérience sera forte avec ce traitement qui ne devrait avoir aucune action autre que placebo selon certains : pendant les 5 jours qui suivent la prise du premier médicament j’ai les jambes flageolantes et j’ai envie de dormir toute la journée (indication d’un important travail hépatique). Puis, un matin au lever, je ressens comme une énergie nouvelle coulant dans mes jambes. Je ne savais plus depuis très longtemps ce que c’était ! Je vais faire 30 km de vélo face à un vent d’est très fort et en pédalant avec une énergie que je ne me connaissais plus. Effet placebo sans doute …Mais si cet effet vient de mon cerveau, c’est que j’ai un super cerveau !!! A la visite suivante, les mesures sur les méridiens sont déjà nettement plus favorables, je peux le constater moi-même sur le cadran de l'ohmmètre. Je suis donc encouragé à poursuivre. Quelques années plus tard les méridiens sont devenus beaucoup plus toniques selon ce test et je me sens aussi beaucoup mieux. J’ai pu assez souvent observer un parallélisme entre mon ressenti et les résultats de ce test.

Fin 1997 on aborde le vaccin antidiphtérique. Trois jours après la prise du médicament correspondant (diphterotoxinum en 30, 200, 1000 et 10 000K) et alors que je ne souffre d’aucune angine, je ressens une très vive douleur en bas du dos, celle que je connais fort bien. Je la dissipe une fois de plus avec un cataplasmes à la moutarde. Mais cette manifestation n’a pas suivi le circuit habituel qui voulait qu’elle soit précédée d’une angine suivie d’une bronchite et j’attribue cette anomalie à l’action du médicament. Trois semaines après j’aurais à nouveau la même manifestation spontanée mais nettement moins intense cependant. Ce sera la dernière. Les angines deviendront très épisodiques, brèves et peu graves mais la gorge reste encore sensible aux refroidissements et j’y ressens assez facilement des picotements qui fort heureusement n’évoluent plus comme auparavant. Le microbe est sans doute toujours là même s’il a pris un bon coup sur la tête !

Pour une utilisation avec les vaccins voir cette vidéo de 6 minutes par une homéopathe

http://www.youtube.com/watch?v=AWO1afVCg5k

Huiles essentielles

Je vais en finir (je l’espère…) en utilisant une huile essentielle, le saro, qui nous vient de Madagascar. On attribue au saro des propriétés antibactériennes. Quand la gorge pique j’en dépose une goutte sur l’index et j’en badigeonne les gencives puis, avec ce qui reste, j’applique l’index directement sur l’amygdale. Les picotements cesseront et je peux maintenant faire du vélo en hiver, même quand il fait très froid, sans risquer une angine. Mais ces angines avaient au moins un mérite : je ne sortais pas en vélo les jours de verglas ! C’est donc aussi cette guérison qui m’a permis d’aller déraper sur une zone isolée de verglas pour me fracturer le massif des trochanters…A méditer !

Enfin débarrassé de ce microbe (il m’aura empoisonné pendant 54 ans) ma santé va considérablement s’améliorer en quelques années. Sans cela jamais je n’aurais pu faire 1490 m de dénivelé par jour sur les 365 jours de 2007 malgré la fracture du 24 décembre et le manque à grimper correspondant. Jamais je n’aurais pu effectuer relativement facilement 6500 m de dénivelé dans la journée dans les Pyrénées en 2006. Jamais je n’aurais pu envisager d’en faire 7000, ce qui me paraissait possible et est maintenant à jamais très compromis. Jamais au mois d’août dernier je n’aurais pu faire 5000 m en répétant 56 fois la même côte à 11% de moyenne, vent fort défavorable les trois quart du temps. Au moment du dérapage je me sentais plus fort et endurant que jamais pour ce type d’exercice (pas pour le dérapage !). A 64 ans je ne reviendrai sans doute jamais à un tel niveau mais l’essentiel est désormais ailleurs.

J‘avais déjà expérimenté avec succès une autre huile essentielle pour un herpès labial qui apparaissait 2 à 3 fois par an depuis l’âge de 10 ans environ. Je l’ai eu ainsi pendant 40 ans en ignorant qu’il s’agissait d’un herpès. On appelait cela bouton de fièvre. C’est en allant consulter un médecin pour une autre raison, alors que j’arborais ce bouton, que j’ai pu mettre un nom plus médical dessus. Ce médecin venait justement de recevoir une pub pour un nouveau traitement contre l’herpès : 10 000 F non remboursé avec un résultat non garantie ! Si vous êtes intéressé, me dit-il, on pourra en reparler…Je me suis alors renseigné et j’ai appris qu’une huile essentielle de Madagascar, la Raventsara*, guérissait l’herpès. Mais c’est une huile très chère me dit-on. A cette époque leur commercialisation n’était pas encore aussi courante qu’aujourd’hui, alors je commande et pour moins de 100F, port compris, j’ai un petit flacon. En passant le produit sur le bouton je constate qu’il sèche beaucoup plus rapidement qu’auparavant. Il mettra plus d’un an avant de revenir. Le virus de l’herpès de type 1 se localise sur un ganglion où il reste tapis pour, 2 fois par an par exemple, aller prendre l’air et le soleil en terrasse sur une lèvre. Celui qui m’a vendu ma première huile essentielle m’a dit que c’était souvent le vaccin antivariolique qui en était à l’origine. J’ai eu un rappel variolique à 10 ans mais je ne peux pas dire si c’était avant ou après la première apparition de ce bouton. Le virus de l’herpès de type 2 est plus vicieux puisqu’il préfère les organes génitaux. Les personnes touchées souffrent alors beaucoup. Pourtant, une huile essentielle semble efficace. J’attaque avec le produit dès que je ressens les picotements caractéristiques sur la lèvre, ce qui empêche pratiquement le bouton d’aller plus loin. Les manifestations indésirables vont s’estomper et la dernière remonte à l’an 2000, il y a 8 ans quand j’écris ces lignes. Les grands laboratoires proposent des traitements fort coûteux, pas toujours efficaces et non dépourvus d’effets secondaires…Que comprendre ?

Avec le saro j’ai fait en 2006 une autre expérience car j’ai eu un abcès dentaire. Une dent soignée s’est progressivement dévitalisée seule (ou avec l’aide des produits de la dentisterie ?) D’abord l’eau froide devenait insupportable puis survient une douleur lancinante qui m’empêche de dormir. J’ai un abcès parfaitement visible bouche fermée. Avec un pique en bois pour prendre des olives j’infiltre du saro entre la gencive et la dent et en moins d’une heure la douleur devenue très difficile à supporter se calme complètement. Mon dentiste étant absent une semaine, je tente ma chance chez son collègue dès l’ouverture. Son assistante voit le problème avant même que je parle tant la joue est gonflée. Il ne peut pas me prendre mais me conseille d’aller demander un antibiotique à un médecin pour patienter jusqu’au retour de mon dentiste. Je vais poursuivre avec saro et je ne vais plus souffrir de ce gros abcès qui va même commencer à régresser. 

PS Je précise que les huiles essentielles sont des produits très actifs, très concentrés et qui peuvent être agressifs. Par exemple l’huile essentielle de thym et plus encore de cannelle ne doivent être consommées que dans des conditions très strictes. Certaines sont efficaces par la peau ou en aérosol. Elles doivent être utilisées avec précautions et ne sont pas solubles dans l’eau ( ne pas en mettre dans l’eau du bain de bébé…). Se renseigner avant toute utilisation. La ravensara et le saro marchent très bien par la peau.

* Il existe une polémique à propos de ces 2 huiles essentielles : Ravensara ou ravintsara ? Problème de vocabulaire ou de propriétés ?

Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale

Aujourd’hui, avec cette grave fracture je replonge à nouveau mais j’ai l’habitude ! Tant qu’on n’est pas mort tout est possible disait Salim Sdiri, notre sauteur en longueur transpercé par un javelot. A la naissance je disposais sans doute d’un fort capital santé et de bonnes dispositions sportives. A part quelques maladies infantiles et 2 grippes j’aurais pu ne souffrir d’aucune autre maladie infectieuse. Mais par le zèle et les contraintes d’une médecine dite de prévention il en alla tout autrement. J’ai passé beaucoup plus de temps au cours de cette vie à ramer contre les courants pour tenter de remonter des pentes rapidement descendues qu’à jouir de la vie et du plaisir d’être en bonne santé. Mais ainsi j’ai beaucoup appris, plus sans doute qu’à faire des croisières en Méditerranée.

Après toutes ses expériences brièvement racontées ici, je pense pouvoir dire que si la médecine était plus ouverte, moins jalouse de ses prérogatives et moins imbue de la supériorité de ses techniques et si tous les talents de diverses natures pouvaient coopérer au lieu de se faire la guerre, nous pourrions avancer dans l’intérêt de notre santé et de nos finances individuelles et publiques. Deux exemples :

La tuberculose : à ma connaissance l’homéopathie ne sait pas la soigner alors que si les médicaments antituberculeux sont efficaces ils sont aussi très nocifs, y compris pour la lutte directe contre la maladie car leurs effets dits secondaires conduisent à de nombreux abandons de traitements. Ces abandons sont alors générateurs de bacille résistants très dangereux qui sont en passe de devenir un problème mondial très préoccupant. C’est pourquoi l’OMS demande aux laboratoires de développer des médicaments ayant moins d’effets secondaires et guérissant plus rapidement. Mais avec le développement des tuberculoses résistantes et ultra-résistantes exigeant des médicaments encore plus agressifs on n’en prend pas le chemin. Pourtant, l’homéopathie pourrait aider à mieux supporter ces médicaments et aurait pu ainsi avoir, et depuis longtemps, une très importante action de santé publique mondiale en réduisant les risques d’abandon pour effets nocifs. C’est très dommageable pour tous.

Les vaccins : ils ne sont pas dépourvus d’effets secondaires qui conduisent aussi à des refus et à des problèmes comme celui posé par la vaccination hépatite B. En associant, selon divers protocoles, la préparation homéopathique du vaccin à la vaccination on pourrait réduire les effets nocifs des vaccins. Pour les médicaments comme pour les vaccins les autorités médicales semblent préférer avoir de graves problèmes sur le dos et une opposition aux vaccinations plutôt que de reconnaître la capacité de l’homéopathie à limiter les effets secondaires de ces produits et donc à en faciliter et favoriser l’emploi. C’est d’abord la population qui souffre de tels choix qu’il faut bien qualifier de dangereusement sectaires.


Sur ce thème de la vaccination assistée par homéopathie on peut consulter ce site.

Posté par BernardGue à 15:10 - Col du Fémur : de La Fracture à l'ascension - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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