Il semble que beaucoup de fracturés du col du fémur  viennent sur cette page. Certains ont laissés leurs témoignages. Cette grave fracture marque le début d'une période bien difficile à vivre Mais je voudrais leur dire, vous dire, ne ne pas perdre courage. Trente et un mois après cette fracture, 15 mois après l'ablation du matériel, j'ai pu réaliser, à 66 ans, ce qui était le titre de ce blog : "Mon premier 7000 en vélo". Ce n'est pas un exploit, simplement une expérience que j'ai décrite sur ce blog.

Courage à tous ! Et prudence pendant la rééducation...


Enlever le matériel d'ostéosynthèse après fracture du col du fémur n'est pas une petite intervention nécessitant une simple anesthésie locale comme pour l'enlèvement d'une broche dans un bras. C'est une opération chirurgicale relativement conséquente. Voici mon expérience.

 

C'était donc le jour de Noël 2007 [1] que j'avais été opéré en urgence d'une fracture per-trochantérienne sans déplacement du col du fémur. Le matériel était une vis-plaque THS (voir diapo 16), c'est à dire une grosse vis traversant le col jusqu'à mi-tête de fémur et même au delà, soutenue par une plaque épaisse d'au moins 12mm posée le long du fémur, vissée sur lui par trois vis traversant tout le fémur et engagée au sommet dans la grosse vis qui traverse le col. Cet engagement permet aussi de régler la longueur.

 

[1] Voir le récapitulatif des articles de ce blog sur cette aventure :

http://velotourmalet.canalblog.com/archives/2008/04/27/8973444.html

 

Si l'avantage de ce matériel est qu'il permet de marcher au bout de 2 jours, il a aussi, entre autres inconvénients, d'être très dangereux en cas de chute sur la plaque qui pourrait alors briser l'os. La présence de ce métal entretient aussi un œdème sur la jambe :  depuis la mise en place du métal j'ai effectivement le long du tibia, côté interne, une douleur sensible à la pression et qui s'étend sur au moins 15 cm; en me rasant la jambe la veille de l'opération j'y constaterai de petites rougeurs dispersées qui disparaitront ainsi que la douleur peu de temps après l'ablation du matériel.

 

Sauf chez les sujets âgés, ce matériel est destiné à la poubelle mais après un délai normal de 18 mois pour assurer une consolidation suffisante pour un os en porte à faux. Pour moi, la date de l'ablation a été fixée au 27 mai 2009, 17 mois après le temps zéro, avec une préparation médicale qui commence 2 semaines auparavant par la consultation d'un anesthésiste et un électrocardiogramme puis, une semaine avant, par une analyse sanguine relativement poussée.

 

Ces événements, mineurs pour le patient, constituent néanmoins une préparation psychologique faisant réaliser qu'une opération chirurgicale n'est jamais une plaisanterie. Aussi, avant de partir à l'hôpital je mets mes papiers en règle, c'est à dire... ma déclaration d'impôts dont la date limite de dépôt a été fixé au 29 mai. Je ne veux pas laisser une majoration à payer à mes héritiers !!!

                             Sommaire

Visite chez l'anesthésiste

L'hôpital a changé

Quand l'angoisse monte, la tension monte aussi...

Malade pendant la nuit avant l'opération !

Pas d'horaire pour l'opération !

En salle d'anesthésie

En salle d'opération

En salle de réveil

Maison, maison...

A la maison

Le prix de la métallisation

Pour s'en remettre au mieux

Médecine quantique et mil-thérapie

Visite chez l'anesthésiste

 

L'anesthésiste que je rencontre, à l'hôpital, est plutôt âgé. Ce ne sera pas lui qui me prendra en charge le jour de l'opération. A la lecture de mon dossier il  manifeste vivement au fait que j'ai reçu du catapressan au cours de la première anesthésie. Visiblement il n'en aurait pas mis. Je flaire qu'il s'agit d'un produit plutôt toxique aussi je l'interroge. Il me répond que le catapressan "c'est bien car ça permet de retarder le moment du réveil et donc du retour de la douleur mais qu'on s'inquiète car le réveil tarde", c'est à dire le retour de la sensibilité dans les jambes. Il confirme exactement ce que j'avais constaté en salle de réveil après la première opération. L'infirmière qui surveillait mon réveil était même allé chercher l'anesthésiste car elle s'inquiétait de  l'absence du retour de la sensibilité.

Il s'agissait non pas d'une anesthésie générale mais d'une rachi-anesthésie qui vous transforme en centaure et se réalise en apparence comme une péridurale. En apparence seulement car dans la rachi-anesthésie l'aiguille doit franchir la dure-mère qui protège le liquide céphalo-rachidien.

 

Le catapressan c'est peut-être bien pour le confort mais c'est sans doute toxique comme tout produit efficace dans ce genre d'action. Mais de cela l'anesthésiste ne me parlera point. Sur ce site médical  il est indiqué que le catapressan et la morphine ne sont pas toxiques pour les nerfs, mais il n'y a pas que les nerfs. Voici un autre site qui donne des contre indications au catapressan :

 

Contre-indications :

 

Les étLe prix de la métallisationats dépressifs (CATAPRESSAN, ALDOMET).

Les hépatites médicamenteuses (surtout le CATAPRESSAN)

 

Effets secondaires.

Hypotension orthostatique.

Sécheresse buccale (CATAPRESSAN).

Somnolence (CATAPRESSAN).

 

Et pour se rassurer  complètement sur la rachi-anesthésie, il y a Wikipedia :

 

« Souvent effrayante pour qui peut en bénéficier (la principale crainte exprimée étant la paraplégie), la rachianesthésie est une technique sûre, qui expose à peu de complications. Le rapport bénéfice-risque de cette technique par rapport à une autre (notamment l'anesthésie générale) doit être pesé pour chaque indication, et le refus de la rachianesthésie par un patient correctement informé doit être considéré comme une contre-indication à sa réalisation.

L'effet secondaire le plus fréquent de la rachianesthésie est une hypotension artérielle transitoire, sans conséquence chez le sujet en bonne santé mais qui contre-indique son emploi chez les patients présentant une défaillance cardio-circulatoire et de façon générale chez les personnes très âgées.

Les complications graves de cette technique existent (arrêt cardiaque, hématome périmédullaire, lésion d'une racine nerveuse, méningite) mais restent rares, et sont limitées par le respect des contre-indications  et l'observation d'une technique et d'une surveillance rigoureuses. La paraplégie n'est plus considérée comme une complication potentielle de la rachianesthésie sous réserve que le bilan d'hémostase soit normal. »

 

Quant à ce site médical il écrit ceci à propos de la rachi-anesthésie : 

 

« La rachi anesthésie expose à un certain nombre de complications potentiellement graves bien qu’exceptionnelles. Une sélection des patients et une technique rigoureuse doivent permettre d’en diminuer énormément l’incidence. Une surveillance post opératoire attentive en permet la détection précoce et le traitement  rapide garant d’une meilleure récupération. »

 

 

L'hôpital a changé

 

Le service d'orthopédie a été transféré à l'étage au dessus, condition nécessaire pour une rénovation qui était devenue indispensable. Au cours de ma première visite d'inspection, au Noël 2007, j'avais constaté que les sanitaires étaient dans un inquiétant état de délabrement. Trois jours après l'opération j'avais dû faire ma toilette debout, appuyé à un lavabo qui s'agitait d'avant en arrière et de gauche à droite quand on s'appuyait dessus. Quand on sait qu'avec ce type de fracture le moindre mouvement un tant soit peu soudain déclenche une vive douleur, on peut apprécier.

 

Si le cabinet de toilette est tout aussi exigu, il a été fraichement repeint et dispose d'appareils neufs. Le lavabo branlant est devenu une solide tablette-lavabo intégrée et il y a maintenant une douche. Dans la chambre on trouve un dispositif distribuant une solution hydroalcoolique pour le lavage des mains du personnel qui l'utilisera effectivement. C'est nouveau. Il faut dire qu'en janvier 2009 cet hôpital faisait partie de la douzaine d'hôpitaux qui avaient été publiquement épinglés pour ne pas avoir remis de rapport sur leur dispositif de lutte contre les maladies nosocomiales. Sur France 2 c'était justement le directeur de cet hôpital qui répondait aux questions des journalistes. Selon le directeur, c'était seulement le fait de ne pas avoir remis le rapport qui était sanctionné et non un défaut de mesures de lutte contre les maladies nosocomiales. Un simple oubli...

 

Mais la leçon a été salutaire car suivie d'une saine réaction : pour ma première opération ma cuisse n'avait pas été rasée, pas même au niveau de la future incision. Le pansement adhésif avait été fixé directement sur les poils ! Je ne suis pas très poilu mais quand même ! Il n'est pas envisageable de raser sur la table d'opération, cela devait être fait avant. J'étais opérable en urgence et il n'était pas possible de retourner ma jambe en tout sens, mais j'ai passé toute la nuit dans le service, il ne fallait pas plus d'une minute pour raser largement la partie externe de la cuisse sans la bouger et ça ne coûte rien.

 

17 mois plus tard, dans le même service du même hôpital, la veille de l'opération, aussitôt après mon entrée, on me demande de me raser toute la jambe et l'infirmière vérifiera en enlevant quelques poils plus inaccessibles pour moi. Ensuite elle me demandera de prendre une douche à la bétadine, y compris les cheveux, puis une autre le lendemain matin. De plus, je constate aussi que le personnel est devenu beaucoup plus accueillant, c'est vraiment le jour et la nuit de ce point de vue aussi. Je ne suis pas inspecteur des hôpitaux et ne souhaite pas le devenir compte tenu du coût que ces inspections ont pour moi mais il faut savoir reconnaître les efforts et les encourager, je l'ai d'ailleurs dit à des membres du personnel qui y ont été très sensibles et je le dirai au chef de service qui est aussi mon chirurgien quand je le reverrai le 29 juillet pour le contrôle.

 

 

Quand l'angoisse monte, la tension monte aussi...

 

A l'hôpital, une partie des activités consiste à surveiller les constantes comme ils disent, des constantes qui varient : il s'agit de la fréquence cardiaque (FC), de la tension et du taux de saturation en oxygène (SpO2). La saturation en Oxygène, dite SpO2, est la saturation pulsée qui se mesure au moyen d'un saturomètre et d'un capteur : une pince sur un doigt. La mesure exploite les variations de la couleur du sang en fonction de sa teneur en oxygène. Le résultat est un taux pouvant varier entre 70 et 100%. Plus de détail sur ce document de 24 pages qui se terminent ainsi :

 

« Les éléments cliniques seront toujours prépondérants face à un valeur affichée. C'est le patient qu'il faut prendre en charge, pas le saturomètre. Quand le Sage montre la Lune, l'imbécile regarde le doigt »

Je ne commets pas cette erreur de regarder le doigt car cette lumière rouge à son extrémité me fait irrésistiblement penser à HiTi. Aussi, je n'ai pas raté de distraire les soignantes le jour de mon départ avec le fameux "maison, maison.... "

 

Le matin de l'opération, la tension est à 16/8, ce qui est élevé mais avec un différentiel important favorable. C'est considéré comme très normal  dans ces conditions. Ma FC est élevée aussi, du moins pour moi* : plus de 60 alors que je suis allongé. Pendant toute la phase pré-opératoire elle va osciller entre 58 et 68 ainsi que pendant la première partie de l'opération. Quand j'apprendrais, au cours de celle-ci, que le métal a été enlevé, elle descendra à 48 voire 46, la tension descendra à 13/7 et la saturation en oxygène montera à 100%, preuves qu'un poids m'avait quitté !

* Elle est plus élevée que pour la première opération, le 25 décembre 2007, où mon entrainement cycliste était important. Les comparaisons que je peux maintenant effectuer (printemps 2010) avec le même vélo de route me permettent d'affirmer que l'entrainement cycliste que j'avais pratiqué tout au long des années 2006-2007 (en moyenne 1500m de dénivelé par jour sur les 365 jours de 2007) avait très significativement abaissé la FC,  tout particulièrement pendant l'effort. Voir à ce sujet mes dernières expériences mesurées au cardiofréquencemètre.

 

Malade pendant la nuit avant l'opération !

Quand j'arrive à l'hôpital, vers 17h, j'ai un léger picotement au niveau de la cage thoracique. Je n'en parle pas au médecin anesthésiste qui me demande si je suis enrhumé ou si j'ai quelque chose à signaler. Mais pendant la nuit, ce picotement va s'étendre et s'amplifier. Si j'ai de la fièvre demain matin on ne m'opérera pas. Alors j'utilise l'huile essentielle de saro sur le thorax à plusieurs reprises. Cela finira par disparaître mais le problème s'est déplacé sur les sinus frontaux. Preuve qu'il s'agit bien d'une infection. Je traite de même avec du saro à plusieurs reprises. Je suis évidemment inquiet mais le matin tout aura disparu.

Avec l'opération j'ai interrompu le traitement mais quelques jours plus tard, à la maison, cette infection me reprend. Je suis fiévreux, nauséeux et j'aurais même de la fièvre jusqu'à 38,7  ce qui est ennuyeux après une opération et un os percé au cas où le microbe aurait la mauvaise idée d'aller s'y installer. Je vais donc reprendre le traitement en utilisant aussi raventsare (ou ravintsara) et de la vitamine C en poudre, ce qui permet d'en utiliser des quantités importantes car on évite l'excipient. 16 heures après, la température sera redevenue normale mais je vais poursuivre le traitement plusieurs jours.

 

Pas d'horaire pour l'opération !

 

Mon opération était prévue à 9h : par là il faut simplement entendre qu'à cette heure on me donnera un calmant pour être zen pendant l'opération et qu'on m'appliquera une pommade anesthésiante locale sur la colonne, là où sera pratiquée la rachi-anesthésie. Le chirurgien passe à 8h30 : il y a énormément de travail dit-il, ce sera dans la journée mais il n'y a pas d'horaire!

 

Pourtant, à 9h tapante, une soignante passera pour préparer le calmant dans un verre et m'appliquer la pommade avec un adhésif. Je lui demande si elle a entendu ce qu'a dit le chirurgien. Oui, mais ça n'a pas d'importance me répond-elle. Le verre avec sa potion magique est sur la tablette mais la soignante a tourné les talons. Je n'aime pas trop tous ces produits forcément toxiques et pas absolument indispensables. Comme je me sens assez tendu j'en prends malgré tout une petite gorgée et jette le reste dans le lavabo. Je revois le dessin humoristique du malade qui arrose une plante avec ses médicaments et où l'on voit la plante dépérir...

A 11h tapante, la même soignante, très scrupuleuse mais peu portée à prendre des initiatives et à s'adapter aux situations mouvantes de la chirurgie orthopédique extrêmement tributaire des accidents, s'occupera de la même façon de mon voisin de chambre. C'était l'horaire prévu...du temps où il y avait un horaire … Je ne sais pas à quelle heure il aura été opéré mais il est remonté à 21h !

 

En salle d'anesthésie

 

Il est 11h40, je quitte ma chambre en direction de la salle d'anesthésie où je vais passer encore un long moment en attente avec les constantes vérifiés en permanence : 16/8 pour la tension; 98 pour la SpO2; 58-68 pour la FC. La tension est palpable, c'est le cas de le dire avec cet appareil qui se gonfle automatiquement toute les 5 minutes. 

Vers 13 h, c'est le moment de faire l'anesthésie : on me fait asseoir en travers d'un lit sur lequel je n'ai aucun point d'appui et sur lequel je me sens très instable, pouvant osciller facilement de gauche à droite. Je sais que pour une telle piqûre à très haut risque il ne faut pas bouger et je ne me sens pas rassuré mais ils ont l'habitude et je fais confiance. L'anesthésiste enlève la plaque avec la pommade et commence à piquer. Je sens l'aiguille qui pique les nerfs et je vibre un peu. Je n'y pouvais rien sous la douleur soudaine et le support oscillant. L'anesthésiste crie : Non! Il a sans doute retiré précipitamment l'aiguille. Son assistante me fait asseoir autrement, c'est l'improvisation totale alors qu'ils font ça 10 fois par jour.

La seconde fois, je ne sentirai rien. Je ne sais pas ce qui s'est passé à la première tentative mais il y a eu un problème, c'est sûr. L'anesthésie locale commencée à 9h était-elle encore active 4 heures plus tard ? L'anesthésiste a-t-il mal piqué ? C'est une pratique à haut risque qui exige une pratique rigoureuse. Visiblement il y a encore des progrès à faire dans cet hôpital et je le signalerai au chirurgien à la visite de contrôle.

 

Très vite, je sens que le pied droit est pris par l'anesthésie puis progressivement toute la moitié inférieure du corps. Bientôt je ne pourrai plus me déplacer.

 

En salle d'opération

 

Ce n'est pas la salle que j'avais vu la première fois qui était sans doute la salle principale mais une autre plus annexe pour les petites opérations. Le chirurgien n'est pas là, il opère dans une autre salle. Toute une équipe me prend en charge pour me transférer sur la table, badigeonner longuement toute la jambe avec de la bétadine : "c'est le grand nettoyage" me dit l'infirmier, qui met beaucoup d'énergie dans la lutte contre les maladies nosocomiales; m'installer sur le côté, le flanc de la cuisse gauche à l'horizontale : ce n'est pas si facile quand on est paraplégique; créer le champ opératoire en prenant assise sur mon corps avec des adhésifs pour tendre les tissus qui partagent l'espace en 2 et vont me priver du spectacle -c'est préférable- mais aussi couper l'équipe en 2, côté opération, coté médical.

 

Je peux à la fois voir la pendule et l'écran de contrôle des constantes. Un moment d'attente puis je reconnais la voix du chirurgien et j'entends le bruit métallique du matériel que l'on prépare. Ça va commencer !

 

Le cochon qui grille

Soudain, je sens une odeur de cochon grillé, c'est bien mon odeur, celle de ma chair qui grille sous le bistouri électrique, ce que me confirme la jeune assistante qui se tient près de moi. L'incision est faite, au même endroit que la première me dit-elle. Il est 13h30. Il arrive parfois que le bistouri électrique provoque de graves brulures.

J'entends et devine le mouvement de dévissage des 3 petites vis qui tiennent la plaque. Simplement posée sur le fémur, elle s'enlève sans problème. J'entendrais parler du patient précédent qui avait la même chose mais avait cassé une vis. Impossible de  retirer la vis cassée. L'équipe en discute tout en poursuivant mon opération.

 

Les effets d'un ouf !!!

Reste la grosse vis, la tension est toujours haute, 16/8 et le pouls à plus de 65. Je sens les efforts du chirurgien pour dévisser, mais rien d'excessif, puis j'entends, peut-être par la transmission du son à travers les os, que cela se dévisse bien. Je m'attendais à des efforts plus grands car je me souviens très bien de la pression que le chirurgien avait exercé sur ma hanche pour  visser dans la tête de fémur, le cotyle qui est la partie la plus dure. L'assistante m'annonce que c'est fait, tout est enlevé. Rapidement, le cœur descend à 48, la SpO2 monte à 100 et la tension descend à 13/7...Ouf !!! Mon corps a dit ouf !!!

Depuis quelques temps j'entretenais la crainte que le chirurgien ne puisse enlever cette grosse vis.  Pourtant, elle se termine par une véritable vrille qui doit pouvoir permettre de l'enlever. Je me suis raconté tout cela pendant des jours en regardant les radios pour me rassurer mais l'anxiété était là quand même et les chiffres ont parlé.

 

Je demande si je peux voir le matériel. On me l'apportera. Je suis impressionné par l'épaisseur de la plaque. Je demande ce qu'ils font du matériel. On jette, me  dit-on. Pouvez-vous me le donner ? "On le faisait mais on n'en a plus le droit."

 

La métallisation des tissus

J'entends que le chirurgien gratte les chairs, je me demande ce qu'il fait. Il m'expliquera en sortant qu'il y avait une métallisation des chairs et qu'il fallait soigneusement enlever tout le métal. Effectivement j'avais constaté que par plaques le revêtement du métal avait disparu. Il est en inox et il s'était donc installé sur les chairs.

Deux jours après, je constaterai que l'œdème a disparu au niveau du tibia alors qu'il persistait depuis 17 mois jusqu'à la veille de l'opération. Il est directement lié à cette métallisation des tissus très certainement. Cela me fait penser à une autre métallisation, celle provoquée par l'hydroxyde d'aluminium présent dans de nombreux vaccin et utilisé comme adjuvant d'immunité. Il permet de réduire considérablement la quantité d'antigène nécessaire par dose de vaccin d'où une réduction des coûts et une production plus massive. L'industrie du vaccin est actuellement dans l'incapacité de le remplacer. Or chacun sait la polémique crée autour de ce produit sur la nocivité de cet adjuvant avec la MFM, la myofasciite à macro-phages. Je ne sais pas ce que l'accumulation d'hydroxyde d'aluminium peut provoquer à la longue chez un vacciné mais j'ai une expérience  qui démontre que du métal au niveau de la hanche est capable d'engendrer un œdème persistant au niveau inférieur du tibia.

 

Un peu de couture 

Puis, je devine le travail de couturière du chirurgien auquel succède le bruit de l'agrafeuse. Les agrafes se succèdent à cadence rapide. Ça me rappelle quand j'agrafais de la toile de jute sur les murs !

Il vient me dire quelques mots :  me parle de la métallisation. Le matin du départ je lui demanderai si cela est normal. Il me répondra que oui. Puis, au moment de quitter la salle, se retourne pour me dire qu'il faudra marcher avec 2 béquilles pendant 1 mois et demi !

Pendant toute l'opération ce sera un va et vient continuel car les médecins anesthésistes viennent aux nouvelles pour savoir quand préparer les prochains opérés. On parle beaucoup dans une salle d'opération et pas uniquement de ce qui concerne l'opération en cours. Il faut une grande maîtrise de soi pour faire un travail aussi méticuleux et à risque dans de telles conditions. Je comprends que les chirurgiens prennent leurs vacances dans des palaces dans des îles lointaines. S'ils ont l'argent pour cela, ils ne le volent pas, sauf quelques chirurgiens de l'esthétique qui défraient la chronique et sont la honte de la profession.

Je comprends mieux aussi qu'il puisse parfois y avoir des erreurs : une jambe coupée pour une appendicectomie par exemple...ou...les choses...pour une hernie...

 

En salle de réveil

 

Après démolition du champ opératoire reste une opération que je juge délicate : me faire passer de la table d'opération très étroite où je suis sur le côté à la position allongée sur mon lit. Je coopère comme je peux avec mes bras. Puis, en route vers la salle de réveil où je rejoins 4 autres opérés. Comme chaque changement de valeur d'une constante est ponctué par une sonnerie avec un timbre différent pour chaque constante, c'est un véritable orchestre !

La tension est remontée à 16/8 avec toutes ces émotions et celle de retrouver la mobilité de mes jambes. Je vais profiter de ces longues heures pour expérimenter et tenter de provoquer moi-même la variation des constantes. Pour la SpO2, le plus souvent à 98, je constate qu'il faut respirer largement mais de façon relâchée pour la faire monter à 100. Si je fais des respirations forcées le résultat n'est pas forcément meilleur. Si je relève le buste, elle a aussitôt tendance à diminuer. Autrement dit, il semblerait que tout effort contractant réduit cette saturation en oxygène. Il en va de même pour la tension que je verrai progressivement descendre jusqu'à 13/7 par palier et avec des oscillations. La FC va au bout d'un moment se maintenir à 48 voire 46 pour ne remonter que si je fais des efforts

 

Je vais aussi assister au retour progressif de la sensibilité, plier la jambe droite, bouger un peu la gauche. Tout cela participe sans doute à la réduction de la tension psychologique et donc de la tension artérielle. Je réalise aussi qu'à 16/8 je ressens une certaine tension dans les bras alors qu'à 13/7 c'est plus détendu. Autrement dit, je pourrais presque, avec un peu d'attention, deviner en gros ma tension artérielle.

J'aurais confirmation de ces observations la nuit suivante : réveillé à 4 heures du matin par les soignantes venant vérifier les constantes alors que j'étais détendu, la SpO2 était à 100% et la tension à 11/7. Je n'ai pas noté la FC.

 

Ma conclusion de cet intéressant stage expérimental est que pour avoir les constantes les plus favorables il faut être zen !

Être zen, justement : j'avais appris quelques jours auparavant que le safran avait cette vertu et qu'il serait même plus efficace que le prozac (et moins dangereux) contre la dépression. Une idée : avant une opération, plutôt que de prendre je ne sais quelle potion médicamenteuse pour être calme, pourquoi-pas du safran ? De toute façon, il y a aussi gelsemium 30CH que j'avais pris la veille.

 

Maison, maison...

 

Deux jours après l'opération je vais pouvoir rentrer à la maison. Ce matin là je n'ai plus de perf mais j'ai encore 2 fils à la patte sous la forme de 2 drains (des redons). Mon voisin de chambre a encore une perf et un drain. C'est un ancien du service, aussi, fort de son expérience il a la lumineuse idée d'aller se promener... Il tente de fixer le bocal relié au  redon à un porte-perf mais le matériel lui échappe, le bocal se fend et une petite partie du sang se répand au sol. L'hémorragie paraît stabilisée. Néanmoins, il me paraissait judicieux de placer d'urgence le bocal dans un autre récipient.

 

La soignante arrivée sur les lieux du drame appelle aussitôt l'infirmière qui s'empresse de changer le bocal. En retirant le tuyau elle crée un appel d'air qui étale la totalité du sang sur le sol en quelques secondes ! Un drap sera sacrifié pour éponger tout ça et jeté dans la poubelle des déchets sanguins. Une soignante me raconte que ça lui était arrivé : le bocal plein et réputé incassable avait explosé au sol en l'aspergeant de sang jusqu'aux bras. Elle avait dû faire une déclaration d'accident du travail en raison d'un risque possible de contamination. La commission ne comprenait pas comment le bocal avait pu se briser en arrivant au sol. C'est clair, c'est possible, surtout quand ils sont alourdis par le sang.

 

La veille, le chirurgien avait demandé de me faire marcher, c'était inscrit au tableau de ma chambre. On me fera asseoir dans le fauteuil à côté du lit. Je le ferai très facilement et suis même surpris par rapport à ce que j'avais vécu avec la fracture pour faire ce simple geste. Mais il demande une logistique car avec 2 drains et une perf il faut du personnel ! C'est sans doute pourquoi on ne me fera pas marcher : il faudrait une personne tenant les 2 drains et la perf et au moins une autre pour me surveiller si je venais à défaillir. Le personnel n'a pas trouvé le temps pour cela.

 

Le lendemain matin on me demande comment je veux rentrer : VSL ou voiture particulière. Après coup je réalise que j'aurais pu rentrer en voiture particulière (sans conduire !) mais quand j'ai pris ma décision j'étais encore avec 2 drains et je ne savais pas comment se déroulerait les premiers pas ni combien de temps je pourrai marcher. Alors j'ai opté sans hésiter pour la sécurité : être transporté par un professionnel. Si j'avais pu marcher plus tôt j'aurais pu faire faire des économies à la sécu...

A la maison

Je suis donc de retour 48 heures après l'opération. Il faut reprendre possession des lieux en fonction des possibilités du moment. Je constate que tout est plus facile que la première fois avec la fracture. Même la flexion pour s'asseoir, qui me semblait pourtant liée uniquement à l'incision dans le muscle, se fait beaucoup plus aisément et je n'aurai pas de véritable problème pour utiliser les WC, ce qui n'est pas qu'un petit détail pour la vie de chaque jour...

 

Il y a le problème de l'escalier avec l'ordinateur à l'étage, c'est précieux l'ordinateur, surtout quand on a une mobilité limitée. J'avais étudié la question auparavant : la méthode la plus simple, sûre et efficace est...de monter à 4 pattes ! Il suffit d'éviter de placer la jambe défaillante plus haut que l'autre.  C'est même plus facile que de marcher avec 2 béquilles : dans les 2 cas il faut s'appuyer sur la jambe blessée pour avancer la jambe valide et dans les 2 cas on a le double appuis sur les bras ou les béquilles pour soulager la jambe blessée, mais, à 4 pattes dans un escalier le transfert de poids sur les bras est beaucoup plus important, aussi la jambe blessée porte moins.

 

Comme j'avais étudié le gestuel avant de partir à l'hôpital,  je n'hésite pas à me lancer dans l'escalier moins d'une heure après mon arrivée. Ma femme veut m'en empêcher mais allez arrêter un gamin ! Je monte sans problème mais en haut il faut 2 béquilles et ce ne serait pas facile de monter avec. La solution : 2 autres béquilles qui m'attendent en haut de l'escalier ! Idem pour la descente à faire en arrière bien sûr ! Je n'avais pas pensé à tout cela la première fois, aussi j'avais attendu longtemps avant de m'aventurer debout dans l'escalier, appuyé à la rampe d'un côté et sur une béquille de l'autre. Aussi, j'ai déposé un brevet mondial pour l'ensemble de la méthode !

Ainsi j'accède à l'ordinateur pour lire les derniers messages, prendre connaissance de la progression du virus H1N1 vers la pandémie tant désirée qui semble prendre consistance. Avec mon autre blog sur les vaccins, je vais avoir de quoi m'occuper pendant ces longues journées !

 

Le prix de la métallisation

Pendant 10 jours je vais avoir chaque jour une piqûre d'héparine pour éviter l'éventuelle formation d'un caillot. C'était 30 jours la première fois mais là il n'y a plus de métal. Or, la présence de métal peut favoriser la formation d'un caillot pendant plusieurs mois. Ce traitement s'accompagne d'un contrôle bihebdomadaire des plaquettes que l'héparine pourrait faire chuter.

Il y a bien sûr aussi la surveillance de la cicatrice. Quinze jours après l'opération l'infirmière enlève les 21 agrafes qui ferment la plaie. C'est elle qui les avait comptées, s'écriant "vingt et une ! Je vais m'amuser à enlever tout ça ! " Et moi, donc ! Car il y a de l'inflammation qui rend l'affaire un peu douloureuse. Ce que je n'avais pas prévu c'était cette métallisation des tissus et le grattage du chirurgien qui me laisse avec des chairs sans doute meurtries. La cicatrice serpente sur ma cuisse, contrairement à la première qui était rectiligne. Pourtant, le chirurgien a coupé sur la cicatrice précédente pour ne pas en créer une seconde. Mais le grattage a distendu les tissus de façon irrégulière et ceci explique sans doute cela. D'ailleurs il y a une douleur au moins au toucher de part et d'autre de la cicatrice sur 2 centimètres. C'est vraiment la désagréable surprise de l'affaire. Impossible par exemple de me coucher sur le côté.

L'infirmière pense qu'il faut laisser la cicatrice à l'air, sans pansement protecteur. Sur la cicatrice je vais utiliser l'huile essentielle d'hélicryse.

 

Pour s'en remettre au mieux

Pendant une semaine encore je vais me sentir nauséeux, les anesthésiants sans doute. Je prends  du desmodium pour soutenir le foie dans cette tâche importante. L'expérience précédente m'a montré qu'il n'était pas simple de se libérer complètement de l'impact des anesthésiants. Puis, je vais utiliser les dilutions homéopathiques de ces anesthésiants afin d'aider l'organisme à s'en débarrasser. Mon médecin m'avait demandé d'attendre 10 jours pour commencer. C'est la procédure de l'homéopathie séquentielle du médecin suisse Elmiger et dont j'avais pu à plusieurs reprises apprécier l'efficacité quand elle est judicieusement utilisée.

Pour la reconstitution osseuse, la vis laisse un gros trou dans un endroit stratégique, c'est à dire porteur et à faux, l'homéopathie propose symphitum 5CH, 3 granules 2 ou 3 fois par jour. Il y a aussi la gamme des calcarea (carbonica, phosphoricum, fluoricum). Au téléphone, mon médecin me propose calcarea carb en 4 CH. Un thérapeute non médecin teste le type et trouve phosphoricum pour moi. Ensuite il teste la dilution parmi 4, 5, 7, 9 et 15 CH. Il trouve 7CH. Ce serait donc, selon ce test, calcarea phos. 7CH qui me conviendrait le mieux. J'ai confiance dans le test même si ce n'est pas à première vue très scientifique. C'est là où des non-médecins qui ont développé ce potentiel peuvent parfois faire mieux qu'un médecin qui se réfère à des protocoles généraux mais ne peut cerner toute la subtilité individuelle.  En fait, d'une façon ou d'une autre, le principe de ce genre de test consiste à amplifier pour la rendre perceptible, la très légère réaction de l'organisme quand il est mis en présence, même externe, du produit.

Cette possibilité à laquelle je crois pourrait donner lieu à des recherches intéressantes et fructueuses. Malheureusement, notre science dogmatique refuserait certainement d'investiguer ce potentiel humain. Il est très malheureux et navrant de constater que la démarche soi-disant scientifique consiste à nier les phénomènes dérangeants pour les idées préconçues plutôt que de les étudier.

Pour l'apport en calcium assimilable il y a le lithotame (j'ai eu beaucoup de difficulté pour trouver un site non commercial commentant le produit). Mon médecin me l'avait conseillé pour rééquilibrer le ph et son intérêt pour moi fut confirmé par le test du thérapeute. Il teste aussi le silicium et la vitamine D qui ne sortent pas mais je prends du silicium organique tous les jours et je me suis bien rechargé en vitamine D après qu'une analyse médicale ait montré à l'automne que j'étais en léger déficit. Il faut donc poursuivre le silicium et profiter du soleil pour la vitamine D.

 

Médecine quantique et mil-thérapie

Aussitôt les agrafes enlevées je vais pouvoir avoir une séance de mil-thérapie dont j'ai parlé dans d'autres articles sur ce blog ainsi que la médecine quantique. Il s'agit en priorité d'aider à la reconstitution osseuse du trou laissé par le matériel et qui fragilise dangereusement le col. Je rappelle que cette technique de pointe a été initialement élaborée par les Russes dans le cadre de la recherche astronautique : on sait qu'en raison de l'apesanteur les cosmonaute de retour sur terre avaient les os fragiles comme du verre. Cette technique utilisée en France grâce aux appareils Milta est donc tout particulièrement efficace pour la reconstruction osseuse mais aussi sur les muscles, la peau et la cicatrisation. Il s'agit d'une technique qui s'appuie sur des connaissances de haut niveau dans le domaine de la Physique. Malheureusement, la recherche française voire occidentale a la très fâcheuse tendance à considérer l'être humain comme étant exclusivement biochimique alors qu'il est beaucoup plus fondamentalement un être énergétique bourré d'informatique. La vie c'est d'abord de la transmission d'informations.

 

Devant le spectacle pas très joli de la cicatrice fraîchement dégrafée, le thérapeute va d'abord insister longuement sur elle. C'est bien cette cicatrice qui me gêne le plus, du moins en apparence. Après 2 séances et une semaine écoulée elle sera beaucoup plus sympathique. Il insiste aussi longuement sur ce qui reste malgré tout la raison principale de ma visite : soutenir la consolidation du col afin d'éviter toute surprise désagréable.

 

Dès la seconde séance je ressens aussitôt après nettement plus de forces dans l'appui et je vais abandonner la seconde béquille pour mes déplacements à l'intérieur de la maison, ce qui est appréciable pour transporter un objet.  Sinon, il faut prendre un sac à dos ! 21 jours après l'opération, je découvre même que je peux faire facilement des déplacements latéraux sans béquille, mais attention, uniquement à droite pour moi, c'est à dire côté valide. C'est très utile pour les petits déplacements utilitaires dans la salle de bain ou la chambre. La jambe gauche appuie alors très peu, beaucoup moins que si on s'appuie sur elle sans aucun autre soutien pour avancer la jambe droite valide. Je tente aussi parfois de faire un petit pas en avant, un seul, sans appuyer la béquille qui reste cependant tout près du sol au cas où...PAS DE FAUTE dirait Bernard Laporte, pas de faute !!! Mais j'ai quand même l'impression que le col est solide. Cependant, si on se laisse aller on peut très facilement placer le col en position plus difficile, par exemple en se prenant les pieds dans un tapis ou en glissant dans la baignoire, c'est pourquoi il faut rester assez strict.

 

Le 29 juillet j'aurai une visite de contrôle avec le chirurgien. Il sera intéressant d'apprécier la vitesse et la qualité de la reconstitution osseuse à ce moment là. Cela motive le thérapeute même si je n'envisage pas d'expliquer au chirurgien que j'ai soigné mon os comme un cosmonaute dans son vaisseau spatial ! Pourtant, le fabricant de l'appareil affirme avoir équipé non seulement des équipes sportives mais aussi des établissements hospitaliers publics et privés.

 

Je vais aussi reprendre le vélo sur cylindre dès que les agrafes auront été enlevées.

La visite de contrôle avec le chirurgien se fera 2 mois après, le 29 juillet. La radio montre que le trou d'au moins 12mm est presque bouché, juste un cheveu. Le chirurgien me déclare guéri, ce qui veut dire qu'il n'y aura pas un nouveau contrôle et non pas que ce serait comme si rien ne s'était produit. Il ajoute d'ailleurs qu'il faut être prudent pendant encore un an et qu'un os cassé ne se reconstitue jamais exactement de la même façon.

 

Je sais bien qu'il y a encore beaucoup à faire !

 

Qu'en est-il ce premier mai 2010, quand j'écris ces dernières lignes ? Je ne ressens plus de gêne et marche facilement et même je peux courir un peu. Rien à voir avec ce que c'était avec le métal. Il ne fallait pas garder ça, c'est sûr ! Il reste encore une petite faiblesse au niveau de la hanche, comme un vide. Pour tenter d'y remédier j'ai commencé depuis peu à mobiliser à fond tous les muscles au niveau des hanches en les gardant en tension pendant 10 secondes par exemple. Il s'agit de créer une mobilisation comme dans un mouvement d'haltérophilie pour soulever la barre du sol en étant jambes pliées. 

 

Le pédalage   cycliste, même en forte côte, n'a pas été suffisant pour mobiliser cette zone. J'observe qu'en fait j'avais tendance à pédaler avec les cuisses et jambes mais pas en faisant partir le mouvement de la hanche. J'essaie aussi d'y parvenir et constate qu'il faut pousser la cuisse vers l'avant plutôt que vers le bas. Ces exercices  semblent efficaces car j'ai l'impression d'avoir plus de forces et de ressentir ce vide comme plus estompé.

 

Je prépare les Pyrénées pour juillet 2010 après une longue frustration...La dernière fois c'était juillet2007 ! J'ai déjà fait à plusieurs reprises 4000 m de dénivelé dans la journée. J'en parle sur ce blog en comparant les fréquences cardiaques de 2007 avec celles de 2010. Des observations intéressantes.

J'espère que la météo et la disponiblité seront au rendez-vous pour peut-être réaliser, après quelques péripéties, les 7000m dans la journée qui sont à l'origine du nom de ce blog...